‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 183 sur 239 · I. ttroma 1 b, coiipe d*! glHndiu dili · texte numérisé non relu

I. ttroma 1 b, coiipe d*! glHndiu dili

cm CI niitMt dv 1i {i-iprl-t do Siinlj),

Les végétations fongueuses de la surface revêtent trois formes pi-in- «.'ipules :

1' Dans certaines d'entre elles, on observe une hypertrophie des

tK. HO — CdHpD loDtlIDdinalo d ano

^.'landes dilatées et devenues flextieuseï^ ; leur épillii^liuin est consenéfli};. ^9).

710 OVIDIICTE ET (ITÉBtIS.

â° D'autres végétatiODS, peu vascularîsées, sont forniéee de ct-lliiles embryonnaires; il ne subsiste que des traces des glandes ui quelques cellules d'épi (hélium dc};ûnéi'é (fig. ^âO).

3*' Certaines Ton^osités sont presque uniquement formées di vaisseaux, dont quelques-uns iilteignent un volume considt'^rabl (voy. fig. 231).

On peut, sur un même utérus, rencontrer ces trois variétés d. vi'^étations qui sont en rapport : la première avec un écouleineiu muqucux, la seconde avec une sécrétion purulente, la troisième ave des tiémorrliai^ies.

Consécutivement à ces divers états pathologiques, la muqueuse dla portion vaginale du col accessible à la vue est toujours plus i>u moins altérée. Ainsi, dans le catarrhe du col ou du corps, lorsque I'' liquide sécrété passe en abondance par l'orifice utérin, il stagne i-l reste en contact avec les lèvres du museau de tanche, surloul lu milieu de la lèvre inférieure, et il en résulte une érosion supcrfiriell-d'abord, puis une véritable ulcération qui détruit tout te revèlemenl épithéliai. Dans les étals chroniques, on observe, à la lèvre post^ rieure, un Jjourgeonnemenl des papilles du chorioo muqueui sonforme de petites granulations composées de tissu conjonctif embnoiinaire parcouru par des vaisseaux. Ces gi'anulations sont rosées ou rouges. Lorsqu'elles guérissent, elles se recouvrent d'épitbéliuin et s'affaissent, leur tissu embryonnaire revient à l'état Gbreui. Il'-<i larili- de s'assurer, dans les ras l'avurablos à l'élude de leui' dw-li'i'' i

MÉTRITK PAHËNCHYMATEUSE GURONIQUE. 711

)e(nent, qu'elles proviennent simplement d'une inflammation proluclive des papilles qui existent normalement sous Tépithélium straifié de cette partie de la muqueuse du col.

Lésions du museau de tanche, — La muqueuse du museau de auche est le siège d'une série d'éruptions : on y a décrit des vési- .'ules d'herpès analogue à celui de la vulve et du prépuce, des bulles le pemphigus, des éruptions en rapport avec les fièvres éruptives, les chancres simples ou indurés, des plaques muqueuses, des végéations qui naissent sur la surface des plaques muqueuses, des érosions qui succèdent à ces diverses éruptions, etc. Dans la syphilis fccondaire, on trouve à peu près constamment une rougeur du col et m catarrhe utérin; celui-ci est surtout développé lorsque la surface lu cul a été le siège de plaques muqueuses suivies d'érosions.

Indépendamment de ces ulcérations du col, il existe des altérations A^M'Z profondes de la muqueuse qui simulent une ulcération, bien quiî Ton constate une couche d'épilhélium à leur surface. A la surface de ces pseudo-ulcérations, on trouve, d'après de Sinéty, h la place de l'épilhélium stratifié presque complètement détruit, une simple couche d'épilhélium cylindrique ou cubique; on constate • n outre, sur les coupes, des enfoncements épilhéliaux ressemblant a des diverticules glandulaires revêtus d'épithélium cylindrique ou caliciforme.

lia présence de ces glandes observées dans la portion vaginale du < ol où elles n'existent pas à l'état normal est due à ce que la muqueuse s'est renversée en dehors comme le fait la conjonctive palpébiale dans l'ectropion. Au-dessous de l'épithélium, on observe, dans les points malades, une épaisse couche d'éléments embryonnaires et ^les liémorrhagies interstitielles. Celte lésion, qui débute au-dessous (les cellules épilhéliales conservées, s'infiltre profondément par places, sous forme d'ilôts de petites cellules, dans le tissu fibromusculaire de l'utérus. Il en résulte un épaissis&ement hypertrophique du col.

Lorsque la muqueuse du col est renversée en dehors, la portion

visible au spéculum présente souvent des œufs de Naboth.

b. Métrile parenchyrnaleuse chronique, — Dans la métrite chronique parcncliymateuse ou intersliliclle, l'utérus est en général auglïienlé de volume. Il peut atteindre la grosseur du poing. Cette augmentation de volume est liabiluellement régulière. Lorsqu'elle est

"lii UVlUUCTt ET UTÉJlUâ.

purLielle, il cd résulte une dérormalion, une hypertrophie du col ou d'une de ses lèvres, et alors le col a la lorme d'une trompa, d'où le nom de tapiioïde qui lui a élé donné. La paroi ulérini.-, au fond de l'organe en parliculier, allcint une épaisseur de 3 à 3 cenlimèlres; la cavité utérine est en général accrue. Comme celte affection n'entraine pas la mort par elle-même, on ne lu renconire qu'accidcnleltement à l'aulopsic. Lorsqu'on a afTaire à une mélHci: parencliymaleuse rapprochée de son début, le tissu utérin est mon, gorgé de sucs, rougeiltre, et il laisse écouler une grande quantité de sang. Il existe en même temps d'habitude une nicirite iolerne ci Hc' ulcérations du col. A une période plus avancée, le parcmliymc '■<l induré, résistant, blanchAlrc, d'une dureté presque carlilagini^nsc. A l'examen hislologique de la métrite parenciiymaleuse au déliiil, on trouve une grande quantilé d'éléments embryonnaires dans touti'

l'épaisseur de la paroi de l'utérus. Ces cellules se renconlront surtout autour des vaisseaux qui sont très dilatés. Plusieurs aule<M>- Viirhow entre autres, considèrent l'hypertrophie de la parei uiirine, dans les stades plus avancés, comme duc à une formation odmvelli! de faisceaux iiuiscuhiires; ils ast-iui tient, en raison de nii'

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