‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 19 sur 239 · CONGESTION ET HÉMORRBAGIB DES BRONCHES · texte numérisé non relu

CONGESTION ET HÉMORRBAGIB DES BRONCHES

cellules, une véritable méduUisation el des travées osseuses. Le cartilage ainsi ossifié, quelquefois calcifié, peut être décollé de son périrhondre et devenir libre dans un clapier. Ces clapiers s'étendent quelquefois dans le tissu conjonctif péritrachéal et communiquent même parfois avec un foyer de suppuration caséeuse occupant le rentre d*un ganglion lymphatique.

Des perforations de la trachée se produisent à la suite d'ulcères de lœsophage, d'abcès développés dans le tissu conjonctif voisin, de tumeurs cancéreuses des ganglions lymphatiques et de l'œsophage, el d'anévrysmes de la crosse aortique.

Le carcinome ne nait jamais primitivement dans la trachée, mais il n est pas très rare de trouver dans le tissu cellulaire de sa muqueuse des nodules carcinomateux secondaires qui sont hémisphériques et plus ou moins volumineux.

On y a noté aussi des tumeurs leucémiques.

Quelquefois, chez les vieillards, les cartilages de la trachée sont «alcifiés ou ossifiés et présentent des exostoses à leur surface ou à leurs bords; il peut même s'établir une union intime de deux ou plusieurs cerceaux par une production osseuse qui unit leurs bords voisins.

§ 4. - BriMAc..

Congestion, hémorrhagie. — La congestion des bronches précède et accompagne l'inflammation de ces conduits et s'observe dans presque toutes les maladies des voies respiratoires et du cœur. Elle existe également dans beaucoup de fièvres, telles que les fièvres éruptives et la fièvre typhoïde. Elle est caractérisée par la réplétion des vaisseaux et le gonflement de la muqueuse ; il est rare que la congestion, même passive, ne s'accompagne pas d'une sécrétion de mucus. La surface interne des bronches congestionnées est rouge, souvent de couleur lie de vin. Pour peu que la congestion ait duré, qu'elle soit active ou passive, le mucus sécrété à la surface des bronches contient des globules rouges et des cellules lymphatiques, et le revêtement épiihélial ne tarde pas à offrir les lésions de l'inflammation catarrhale.

Des ecchymoses de la muqueuse se rencontrent dans les exanthèmes fébriles, dans la fièvre typhoïde, dans le scorbut et dans

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l'asphyxie. Le mucus bronchique coniient aloi*s des globules rouges du sang en quantité plus ou moins considérable. Mais les grandes hémoptysies proviennent toujours soit d^ulcérations bronchiques, soit de la rupture d*un anévrysme d*une branche de Tartère pulmonaire dans une caverne tuberculeuse, ou bien elles sont liées à une apoplexie pulmonaire, à une gangrène ou à la rupture d'un anévrysme de Faorte.

Bronchite. — L'inflammation catarrhale des bronches, aiguë on chronique, reconnaît les mêmes causes que celle du larynx et présente, d'une façon générale, les mêmes modifications histoIogique< (voy. pp. 38 et suiv.). Limitée aux grosses bronches, elle n'offre aucun danger, mais lorsqu'elle envahit les petites bronches, elle est souvent mortelle, surtout chez les enfants et chez les vieillards. Elle se complique habituellement alors de lésions du parenchyme pulmonaire, congestion, pneumonie lobulaire ou catarrhale, atéledasie, emphysème, et quelquefois même de gangrène lobulaire.

La bronchite intense des petites bronches envahit à la fois celle> qui ont plus de 1 millimètre de diamètre et qui sont pourvues dW tunique musculaire complète et de glandes, les bronches intralobu* laires et les bronches acineuses. Les lésions diffèrent dans ces différents canaux.

Dans les bronches moyennes dont le diamèti*e est supérieur à i millimètre, la muqueuse est tuméfiée; sa surface est d'un rouge vif et couverte de muco*pus. Les bronches de i à 3 millimètres de diamètre sont souvent dilatées ; du mucus puriforme s'accumule dans leur intérieur, les plis longitudinaux que la muqueuse présentai» surface sont effacés et le tuyau bronchique semble plus rigide qu'à l'état normal. Le liquide qui baigne la surface des bronches contient une grande quantité de cellules lymphatiques mélangées à des cel- Iules cylindriques desquamées; le revêtement épithélial subit le$ altérations variées déjà décrites à propos de l'inflammation expérimentale de la muqueuse des voies aériennes (voy. pp. 9 et suiv.); des cellules lymphatiques soulèvent la couche de cellules cylindriques, s'interposent entre elles et s'accumulent dans les couches profondes; la couche des cellules cylindriques à cils vibratiles est iiTégulière et peut même manquer par places.

Dans les inflammations aiguës, le tissu conjonctif de la muqueuse est infiltré de cellules lymphatiques. Ces éléments se rencontrent

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