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BRONCHITE CAPILLAIRE

aiisâiealre tes flbres qui séparent les faisceaux de muscles lisses. Il en résulte que le tissu conjonctif sous-épilhélial est épaissi en même lemps que la foacLion des muscles lisses est entravée. Telle est la rause principale des dilatations bronchiques, cause ^laquelle vien-

I» di n>«iemaiil cpilheliali s', la ofmei csllulei ixcDpint pmi|ug u refjteinenl^pilhëliili e, coochs decellulei rond» raiéiDetde cilt tilUdiiuMm.

aval s'ajouter l'accumutation du liquide sécrété et les efTorts de llnçpiration. Les glandes acineuses versent dans l'intérieur des bronches un mucus qui contient des cellules épithéliales plus ou moins altérées et une assez grande quantité de cellules lymphatiques. Les euls-de-sac des glandes et leurs conduits p-naminés sur des coupes montrent aussi des cellules lymphatiques libres dans leur cavité ou comprises entre les cellules épithéliales. Les vaisseaux sanguins sont sorgés de sang. Quoique l'inflammation se propre dans la bronche jui.qD'à sa tunique externe, elle n'a cependant pas de tendance à envahir les lobules pulmonaires qui l'avolsinent.

Mais il n'en est plus de même si la bronchite atteint les bronches iolralobulaires dont le calibre est inlérieur à 1 millimètre {bronchite MpiiJaire). Dans ces bronches, il n'existe plus de plaques cartilagineuses, U tunique musculeuse ne forme pas une couche complète et les cellules conIracLiles sont simplement disséminées au milieu d'un tisju eoDjonctif qui se continue autour de la bronche avec les cloisons 't's alvéoles voisins. De ta bronche centrale du lobule parlent les bronches terminales qui se rendent aux acîni. Ces connexions intimes de la bronche intralobulaire avec les bronches acineuses et avec les alvéoles pulmonaires font qu'un lobule tout entier participe presque louiours à l'inflammation d'une bronche intralobulaire. Il se produit ainsi une pneumonie lohulaire.

68 HlSTOLOfilE PATHOLOfllQUB SPÉCIALE DE l'APPABEIL RESPIRATOIRE.

Les bronches terminales, ou bronches acineuses, se comportant, dans rinflammalion, comme les alvéoles pulmonaires, nous renvoyons la description de leurs lésions au chapitre consacré à la bronchopneumonie.

Mais nous devons indiquer tout de suite ce qui se passe dans l'iu- Hammation des bronches intralobulatres. Sur des coupes de pièce* convenablement durcies, on voit qu'elles sont presque toujours complèlement remplies de cellules lymphatiques au milieu desquelles sr trouvent aussi quelques cellules cylindriques. La couche des cellulecylindriques à cils vibratiles est habituellement en place; te tissu tonjonctif de la paroi bronchique est uniformément infiltré de cellules lymphatiques, aussi bien dans sa couche sous-épithéiiale que dans sa partie moyenne qui contient des fibres musculaires lisses et dans sa partie externe qui est en rapport avec les alvéoles pulmonaires. Tout letissuconjonctif disposéautour de la pelile bronche ctde rartériolt' pulmonaire qui l'accompagne est enflammé de la même façon. Il en

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lésulteque.sur une coupe perpeadiculaireàlabroncheetà l'artériole qui l'accompagne, ces canaux paraissent entourés d'une zone circulaire formée de tissu conjonctif intiltré de cellules lymphatiques. Les vaisseaux lymphatiques qui accompagnent l'artère el la brODche sont également remplis de cellules lymphatiques.

La brontJiite pseudo-membraneuse se montre suitout chei les

BnONCHlTE CHRONIQUE. 69

eoranls comme complication du croup ; mais on Tobserve aussi dans la variole et le laryngo-typhus chez les adultes aussi bien que chez les enËiDis. Elle coïncide alors généralement avec une congestion pulmonaire et avec des noyaux plus ou moins étendus de bronchopneumonie. Les pseudo-membranes des bronches présentent exactement la structure décrite à propos de la laryngite pseudo-memhraneose.

La bronchite chronique , si souvent liée à l'emphysème et aux maladies du cœur, qu'elle soit primitive ou consécutive, est caraclérisée par la couleur violacée grisâtre ou ardoisée de la surface muqueuse. Le tissu conjonctif de la muqueuse est alors fréquemment •épaissi par la formation de tissu fibreux qui détermine parfois à la sui-face de cette membrane de petites excroissances papillaires. Le mucus sécrété est tantôt transparent, gélatiniforme et en petite quantité (crachats perlés de Laennec), tantôt il est muco-purulent. D'autres

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h&. H, — SeclModn revélement ^ItiiëiUU d'une '«oMbe <U moyen TirfoiDe atteinta de bronchite, —•.•.cdivie* cylindriques aplaties et compri» •«et par les cellules caliciformes h\ «, cils vit^tiki; k.V, cdlules caliciformes; f, cellules r^>Q^ m «a peu aplaties à la base du retôte- «*Q| épilhélial ; h, membrane basale ; c, fibres nairsUras lisses ; m, exsudât muqueux libre > la iwiaee de la couche ëpitUéliale ; n, cellulrs •laplauques et baoles de mucus qui y sont con- \'%9^, Grosaisaement de 300 diamètres.

Fio. 33. — GeUulei caliciformes isolées. ~ Dans les trois cellules A.B, E, on distin^e les noyaux ft, n, n, le protoplasma plein de mucus a, o. o. et la queue des cellules implantée sur la membrane basale, m, tr. La cellule A est surmontée d'une boule de mucus c. Les deux cellules C et D sont transformées en une masse de mucus. — Grossissement de 3(0 diamètres.

foislexpecloi-alion est formée d'un liquide séreux exsudé en grande abondance (bronchite pituiteuse , blennorrhée des bronches). Lorsque le liquide sécrété est muqueux et gélatiniforme, les cellules superficielles du revêlement muqueux sont presque toutes caliciformes H remplies de mucus. Ces cellules distendues par le mucus sont

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logées entre des cellules cylindriques pourvues de cils vibratiles (voy. fig. 33).

La bronchite chronique s'accompagne quelquefois de dilatation des bronches et d'ulcérations de leur membrane muqueuse.

La bronchite tuberculeuse sera décrite plus loin (voy. p. 77).

Dilatation des bronches, bronghectasie. — Les bronches dilatées sous l'influence d'une inflammation aiguë reviennent facilement à leur état normal; mais si la bronchite passe à l'état chronique, le^ bronches restent parfois dilatées. Dans les bronchites chroniques simples ou accompagnées de pleurésie et de pneumonie chroniques, elles sont souvent le siège d'une dilatation persistante. Les dilatations bronchiques se produisent plus fréquemment encore dans la tuberculose chronique.

Quelquefois les bronches sont dilatées uniformément suivant toute leur longueur : on dit alors que la dilatation est cylindrique. Lc> bronches dont le diamètre est ainsi accru forment parfois au voisinage de la plèvre de véritables ampoules.

Il peut y avoir plusieurs dilatations cylindriques ou ovoïdes échelonnées sur le trajet et les divisions d'une 'bronche, ainsi que cela s'observe surtout dans le sommet des poumons. Les parties dilatées sont réunies par des tuyaux bronchiques de diamètre normal. CVst la dilatation en chapelet on monili forme (Cruveilhier).

La troisième forme, qui est la plus commune, consiste dans une dilatation ampullaire ou sacciforme, habituellement unique et souvent très considérable.

Lorsque les dilatations ampullaires sont multiples, plusieurs d'entre elles communiquent les unes avec les autres par l'intermédiaire de bronches plus ou moins dilatées. Le poumon ou l'un di» >»»> lobes est alors converti en une cavité alvéolaire dont les cloisoib sont formées de tissu pulmonaire ratatiné et induré. Ces dilatation^ siègent de préférence à la périphérie du poumon ; elles s'accompagnent toujours alors d'une pleurésie chronique caractérisée par l'épaississement fibreux de la plèvre. La bronche, dans son trajet ultérieur et dans ses ramifications terminales, est atrophiée au delà do la dilatation, ou bien quelques-unes de ses branches sont transformées en kvstes.

On trouve quelquefois des cavités kystiques plus ou moins grandes au sommet des poumons ; elles sont tapissées d'une membrane mu* queuse et contiennent un liquide muqueux. On les considère comme

des dilatations bronchiques isolées et fermées après l'oblitération de la petite bronche qui s'y rendait. Ces lacunes existent parfois indépendamment de toute autre dilatation bronchique. Il ne faudrait pas les confondre avec d'autres lacunes qui se montrent entre la plèvre et des fausses membranes fibreuses dues à une pleurésie chronique. La paroi des lacunes pulmonaires est reconnaissable à la disposition des fibres élastiques et à la pigmentation des vaisseaux sanguins qui entrent dans sa constitution.

La surface interne des dilatations bronchiques qui communiquent i^Dcore avec les bronches et dans lesquelles arrive l'air atmosphérique est tapissée d'une muqueuse qui se poursuit sans solution de continuité sur les bronches normales.

La muqueuse bronchique examinée à l'œil nu sur une bronche qui présente une dilatation totale en même temps que des dilatations ampullaireSy ce qui est le cas le plus commun, est lisse, rosée ou frrise, semi- transparente, luisante ou couverte de mucus transparent. Au-dessous d'elle, on aperçoit les plaques cartilagineuses et les faisceaux musculaires de la bronche.

Ceux-ci ne sont plus apparents au niveau des ampoules et ne >e voient nettement qu'à la surface des bronches moins dilatées qui unissent deux ampoules.

Les faisceaux fibro-élastiques longitudinaux sont aussi moins nombreux et moins apparents ; ils ne se voient pas dans les parties ampullaires de la bronche.

Si l'on examine au microscope des coupes perpendiculaires à la

Frr., 34. — Seetion de la surface de la mnqiieuse bronchique au niveau d'une dilntalion. — a, oeUule m peu alloiifëe d'une forme intermédiaire entre la forme cubique et cylindrique; d, cellule renflée * *oë eMtr>\ implantée aur la membrane basalo par un pédoncule grdle et le terminant par une ptiati i extrémité BMmsae; m. membrane baaalc; b.c, cellule» lymphatique! aitoéeidan* le oh^rion ■aqveas. — Groeaiaaement de 200 diamètret.

^urf^ce da« bronches dilatées » on U^ouve le revâtamenl épithéU«l dans on état variable.

les cellules cylindriques & cils vibratilas sont toujours conservées Iûi*$qiie la muqueuse présente à Tœil nu son poli habituai. Tris sou-

,j ■" vcnl il existe à leur place il'-

cellules caliciformes. Lorsque la bronche dilatée sécrèle du mumpus en quantité notable, on troiiv, au-dessous de répitbélium cvIÎddrique, au contact de la mcai* brane basale, une ou deus rouelles de cellules lymphatiqu''<.

I-es cellules cylindriques sohI souvent alors irré;fulièreineoI dequaniées. Le revêlement épilh''liai est remplacé soit par iini> couche de cellules lymphatique-, soilpar plusieurs couches de r^^ cellules. Parfois les cellules cylin- V v^' ''. driques sont remplacées pai- df-

« v^v A.! cellules cubiques sans cils vibp-

liles, ou par des cellules fufiformes très allont^ées, terminé.'- Â la surface de la muqueuse p.tr un long prolongement. Aillem-^ on trouve de petites cellules fu-ifomies dont le centre renflé contient un noyau, qui s'implanient par une de leui-s cxlrémités siir la membrane basale et se termincnl par une extrémité mousse \d.

fip. 34). Ces cellules hérisseni irrégulièrement la surface d*- la muqueuse.

Au-dessous de la membnui'' basale, le tissu conjonclif est rirliv en cellules coonectivcs et en H- Iules lymphatiques ; ses tibrr> élastiques sont plus ou n\o'w>

Pis. Si. — SmIIh LontlUHliaiU d'une bnnrbe diltl^. La panis ti< d* 1 1 c, 1 Bn< diklilion ■■ipatbir*. —a, liiin Bwianclil ; I, I. làfi

complètemeiii détruites. Souvent, à la surface des bronches dilatées, le tissu conjonctif forme des végétations ou papilles plus minces à leur sommet qu'à leur base, plus ou moins nombreuses, plus ou moins volumineuses et visibles à Tœil nu. Elles sont constituées par des fibres de tissu conjonctif séparées par des cellules de ce tissu et par des cellules lymphatiques. Elles sont limitées par la membrane basale et par le revêtement épithélial qui les coifient complètement. Elles sont quelquefois groupées les unes à côté des autres, et, entre elles, à leur base, s'accumulent des cellules cylindriques pleines de mucus.

Le tissu conjonctif qui forme la charpente de la bronche, celui qui accompagne les glandes aussi bien que celui qui sert de soutien aux faisceaux de fibres lisses, est toujours épaissi, plus ou moins inâltré de cellules lymphatiques. 11 se continue, à la périphérie de la bronche, avec le tissu pulmonaire qui, à ce niveau, est presque (oosiamment atteint d'inflammation chronique.

Les glandes muqueuses comprises dans les parois de la bronche dilatée sont toujours elles-mêmes plus ou moins affectées ; leurs ( uls-de-sac et leurs conduits excréteurs contiennent des cellules lymphatiques et des cellules muqueuses.

Pour étudier ce que deviennent les faisceaux musculaires, il est nécessaire d'examiner successivement des coupes longitudinales et transversales de bronches atteintes de dilatations ampuUaires. Ces < oupes doivent être faites de telle façon que les longitudinales, par • xemple (fig, 35), comprennent à la fois une ou deux ampoules séparées par des parties rétrécies. On y voit deux ou trois arcs de cercle à concavité interne correspondant aux ampoules, et séparés par des arêtes saillantes du côté de la muqueuse bronchique. En général, on ne trouve plus aucun faisceau de fibres musculaires dans les portions dilatées des ampoules. En se rapprochant au contraire des extrémités de Tare, il reste quelques-uns de ces faisceaux isolés et coupés en travers. Enfin, aux extrémités mêmes des arcs représentant la coupe des ampoules, au niveau de Tarète saillante que forme la bronche sectionnée dans le point rétréci entre deux ampoules, les faisceaux musculaires sont conservés. Or on sait que dans une bronche normale les faisceaux musculaires forment une tunique régulière, uniforme, d'égale épaisseur. Les faisceaux musculaires sont donc atrophiés au niveau des dilatations ampullaires des bronches.

C'est dans le segment de la bronche qui sépare les ampoules qu'on observe le plus ordinairement les végétations saillantes dont la des*

cription a été donnée plus haut. A la surface même des dilatations ampullaires il est rare qu'on trouve de pareilles végétations.

La tunique fibreuse de la bronche, au niveau des dilatations ampullaires, est moins épaisse que dans les portions rétrécies. Elle présente une structure uniforme dans toute son épaisseur ; elle est for* mée de faisceaux de tissu conjonctif parallèles entre eux et séparés par des lits de cellules plates. Elle se limite du côté de la muqueuse par la membrane basale et le revêtement épithélial, du côté du tissu pulmonaire par un tissu fibreux de nouvelle formation.

L'observation de coupes transversales des bronches faites suivant réquateur des dilatations ampullaires ou progressivement dans les parties moins dilatées jusqu'aux portions étroites qui séparent les ampoules, confirme la description qui précède. Dans les premières, on ne voit pas trace de muscles lisses ; dans les dernières, on trouv<^ des faisceaux musculaires assez volumineux dont les fibres sont transversales.

Il est facile, d'après les données précédentes, de se rendre compte du mode de formation et de l'évolution de la lésion. A la suite d'une bronchite intense et de longue durée qui aura compromis la paroi d'une bronche dans toute son épaisseur, les fibres élastiques et les cellules musculaires étant en partie détruites, la bronche se laissera dilater.

Dans la description histologique qui précède, nous avons eu surtout en vue les dilatations des bronches dont le diamètre est supérieur à 1 millimètre. 11 nous reste à indiquer les détails de structure relatifs aux dilatations comprises sur le trajet de bronches plus petites. Ces dilatations, en forme d'ampoule, sont souvent situées à la surface du poumon au-dessous de la plèvre. Leur surface interne baignée de pus ou de muco-pus né permet pas toujours de les reconnaître sûrement à l'œil nu. Elles communiquent, il est vrai, avp(* une bronche, mais elles ressemblent beaucoup à des cavernes tuberculeuses. On inclinera à croire à une dilatation bronchique si la surface en est lisse, régulière, si l'on y découvre des filaments élastiques nacrés. On en aura la preuve si l'examen microscopique de coupes faites perpendiculairement à la surface de la cavité montre un revêtement plus ou moins régulier de cellules cylindriques et une membrane basale. La paroi d'une pareille poche ne monti^era rien autre que du tissu conjonctif embryonnaire si la lésion est assez récente* lamellaire si elle est ancienne.

Les dilatations des bronches lobulaires sont consécutives à des bronchites capillaires probablement accompagnées de noyaux de pneumonie lobulaire, que la lésion primitive ail été purement inflammatoire ou de nature tuberculeuse. Il est infiniment probable quf^ ces dilatations succèdent non seulement à la bronchite, mais à de la péribronchite suppurative ayant détruit tout un lobule et terminée par de ta pneumonie interstitielle.

Lorsque la muqueuse de la bronche dilatée est le siège d'un catarrhe intense et puriforme, elle devient roug<% elle perd son poli, sevascularise, s'épaissit et se couvre d'un grand nombre de petites végétations papillaires.

Lorsque la formation des globules de pus est très abondante, IVpilhélium tombe, et il se produit une ulcération plus ou moins étendue et plus ou moins profonde. La cavité contient un muco-pus épais, mal lié. La muqueuse n'existe plus, on ne voit plus trace delà stnicture primitive de la bronche.

La surface de la cavité offre quelquefois une couche grisâtre adhérente, formée de tissu conjonctif en voie de mortification et imprégné de globules de pus plus ou moins granuleux. C'est là une gangrène ^perficielle qui donne lieu pendant la vie du malade à une haleine exlrémement fétide, et qui résulte de ce que, sous l'influence d'une infiltration purulente excessive, les vaisseaux sanguins sont comprimés. Alors le sang s'y coagule, les tissus privés de nutrition meurent et se décomposent en présence de l'air pour former des produits putrides. Le pus prend une couleur gris jaunâtre et une certaine fluidité ; les globules de pus se remplissent de granulations graisseuses, et l'on trouve souvent à côté d'eux des cristaux de margarine, de cholestérine, de leucine et de tyrosine. 11 se mêle facilement à Teau, ce qui indique qu'il contient peu de mucine. Il se sépare bientôt en trois couches, l'une supérieure, écumeuse et aérée, une moyenne claire, une inférieure opaque contenant les éléments solides, c'est-à-dire les globules de pus et les cristaux précédents. I^s «rachats présentent les mêmes caractères.

En présence de ces cavités creusées dans le poumon, on pourra ^ demander si ce sont des dilatations bronchiques ou des cavernes tuberculeuses. A ce propos, nous ferons remarquer qu'on observe souvent des bronches dilatées en même temps que des cavernes en

voie de formation. De plus, dans le tissu pulmonaire induré qui

<*on«iitue la paroi de dilatations bronchiques parfaitement caracté-

76 HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE DE L'aPPAREIL RESPIRATOIRE.

risées, on trouve souvent des granulations tuberculeuses ancienaes, fibreuses ou constituées par un tissu fibreux infiltré de pigment noir au milieu duquel se trouvent des cellules géantes parsemées elles-mêmes de granulations mélaniques.

Aussi faut-il toujours, lorsqu'on rencontre des dilatations bronchiques dans une autopsie, se demander s'il existe des tubercules pulmonaires à un degré plus ou moins avancé de leur évolution. On sait que la tuberculose est une cause fréquente des dilatations bronchiques, mais on n'a pas déterminé dans quelle proportion elle contribue à leur développement.

Les lésions qui appartiennent en propre aux dilatations bronchiques ou qui sont causées par elles ont une marche lente. II peut arriver que la paroi d'une bronche dilatée se calcifié (Schràderl. Plus souvent des bronches dilatées et isolées du reste de l'arbn' bronchique, dans le sommet induré d'un poun^on par exemple, sont remplies d'une masse jaunâtre, presque solide, formée de pus caséeux ; après avoir enlevé le contenu, on reconnaît la structure de la paroi bronchique qui est plus ou moins modifiée.

Ulcérations des bronches. — Des ulcérations superficielles des bronches s'observent dans les bronchites intenses qui accompagnent les abcès métastatiques du poumon, dans l'infection purulente, la fièvre puerpérale, la fièvre typhoïde, la morve, etc. ; d'autres fois elles succèdent à des pustules varioliques ; mais leurs causes les plus fréquentes sont )a tuberculose et la gangrène pulmonaire (voyez plus bas).

Les abcès, la gangrène et les tubercules du poumon peuvent déterminer des perforations des bronches ; il en est de même des ulcérations bronchiques quelle que soit leur forme.

Ajoutons aussi, comme causes de perforations, les anévrysmes de l'aorte, les tumeurs (carcinome, épithéliome, sarcome), la pleurésie et les suppurations de ganglions bronchiques atteints de dégénérescence caséeuse.

Tumeurs des bronches. — Rokitansky a observé une fois un lil)ome développé dans le tissu cellulaire sous-muqueux de la bronche gauche et faisant saillie dans son intérieur.

Vincrustation calcaire et Vossi/ication vraie des cartilages bron-

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