GHONDROME DE LA MAMELLE
giiliérement disposées. C'esl pourquoi nous avons rangé ces tomears dans le carcinome. Nous devons ajouter toutefois que cette variété, comme plusieurs autres genres de tumeurs mammaires, laisse encore bien des points indécis à élucider. Nous ne saurions trop recommander à ceux qui feront des recherches sur la classification des tumeurs de. la mamelle, de tenir surtout compte de Texamen des tumeurs récidivées sur place, alors que la mamelle avait été complètement enlevée. C'est dans Tétude histologique du néoplasme en récidive qu'on trouvera les renseignements les plus importants sur ta nature de la tumeur primitive. Aussi est-il essentiel de suivre les malades dont la tumeur extirpée une première fois aura été analysée avec soin. C'est ainsi qu'on verra, par exemple, une tumeur primitive farcie de kystes et pour laquelle on aurait pu hésiter entre un adénome pur ou un adéno-fibrome ou un adéno-sarcome, offrir, à la récidive, tous les caractères d'un sarcome en masse sans productions kystiques. De même pour les carcinomes récidives sur place après l'ablation de toute la glande, il importe de bien constater leurs caractères, car c'est là qu'on trouvera les meilleurs éléments pour une classitication scientifique. De plus il faut tenir le plus grand compte de l'examen du tissu conjonctif voisin dégénéré et des ganglions lymphatiques.
Nous avons vu en effet jusqu'à présent que dans les fibromes, dans les myxomes, dans le sarcome et dans le carcinome, les lésions initiales des glandes et des conduits excréteurs du sein ont de grandes analogies ; qu'on y obsei*ve toujours une multiplication des cellules épithéliales ; que des végétations poussent dans toutes ces tumeurs à l'intérieur des conduits galaclophores, et que des kystes peuvent résulter de la distension des conduits et des culs-de-sac. Ces kystes, ces végétations ne suffisent donc généralement pas à caractériser une tumeur donnée.
Chondrome. — Les chondromes de la mamelle sont des tumeurs très rares, dont on cite seulement quelques exemples, tels que ceux d'Astley Cooper, de Busch, de E. Wagner. Dans ce dernier fait les masses cartilagineuses siégeaient dans une tumeur complexe et ^'^(aient combinées avec un carcinome.
Des indurations ossiformes, constituées simplement par une infiltration calcaire ou une pétrification, se montrent soit dans des masses cartilagineuses, soit dans des nodules de tissu fibreux.
Velpeciu cite plusieurs cas de ce genre dans son Traité des maladit^ du sein.
ADÉNOME. — Nous avons déjà donné (voy. t. I» p. 338 et suivantes) les caractères de Tadénome du sein, qui a été longtemps ro&sidéré par Yelpeau comme synonyme de tumeur bénigne du sein*! dans lequel on confondait lesûbromes, lesmyxoroes, les sarcomr^ et les adénomes vrais.
Mélanose du sein. — Voy. t. 1, p. 378 et 379.
Epithéuome. — L*épithéliome à cellules pavimenteuses el à globes épidermiques est extrêmement rare dans le sein. II se roonirsurtout comme une néoformation ayant pris son point de dépan. la peau et dans la région du mamelon où se trouvent, comme od!> sait, de nombreuses et volumineuses glandes sébacées. Cette lumt^< ne diffère, ni par son mode de développement, ni par son extensii o. des épithéliomes de la peau et en particulier de celui des lèvres.
L'épilhéliome pavimenleux tubulé peut aussi se rencontrer à I région du mamelon.
Nous avons eu à examiner deux petites tumeurs du mamelon enlevées par Martel et qui consistaient en épithéliomes à cellules cyliodriques {Société de chirurgie^ 1882).
On peut aussi, à la rigueur, considérer comme des épithéliooi' ^ les néoplasies de cellules épi ihéliales dans les conduits et culs-de-sa glandulaires de la mamelle donnant lieu à une hypertrophie de la glande. Tel est Yépithéliome mucolde de Malassez, dont les idées ont élé exposées dans la thèse de Deflaux (1). Tant que la mullipIicatioD des cellules épithéliales s'effectue au milieu des conduits et desculs* de-sac, la forme typique des cellules étant conservée» et qu'elle m borne à distendre ces cavités souvent transformées en petits kystaï microscopiques, on pourrait appliquer à la tumeur le nom d'adénome ou de polyadénome(Broca). Mais, lorsque répithélîums*éloip de son type primitif, lorsque ses noyaux grossissent el qu'il detiest métatypique, lorsqu'il se forme en dehors des acini, dans le tissu conjonctif interfasciculaire, et que les membranes des culs-de-s» sont détruites dans une plus ou moins grande étendue de la tumeur.
(i) CoiUrUmlion à iétude de$ tumeurs du $ein d'oriçine épUhélUUt. Tlièsc <lr P r •