KYSTES DU SEIN
)D peut tout aussi bien lui donner le nom de carcinome ou, comme e font beaucoup d'auteurs, la dénomination de cancer épithélial. 1 est bon de rappeler aussi que dans les tumeurs mammaires ^rcinomateuses les mieux caractérisées, avec un stroma fibreux ît des alvéoles, les portions en voie de développement montrent jne participation évidente des glandes à la formation de la tuneur, et les mêmes modifications que dans Tépithéliome mucoîde le Malassez.
Sous le nom de maladie kystique des mamelles (1), Reclus a dé- Til des tumeurs qui envahissent la mamelle dans toute son étendue. 3n y trouve des kystes tantôt petits et conglomérés, tantôt plus volumineux, du volume d'une cerise à un œuf de pigeon, à contenu séreux ou visqueux, à paroi mince et à surface lisse. Quelques-uns (X)otiennent un liquide brunâtre avec des gouttes huileuses ou une substance semi-liquide, une bouillie athéromateuse. Cette lésion atteint à la fois les deux mamelles. L'examen des parties de la glande dans lesquelles se forment ces kystes a montré à Brissaud que les conduits et culs-de-sac de la glande présentaient une multiplication, une accumulation de cellules épithéliales dans leur intérieur et une distension plus ou moins accusée. Ces dilatations présentaient tous les degrés intermédiaires entre Tétat normal et les kystes. Brissaud en conclut qu'il s'agit là d'épilhéliomes kystiques comparables aux néoformations qui aboutissent aux kystes ovariques.
Kystes. — Nous avons déjà parlé des kystes de la mamelle qui peuvent se développer dans les adénomes, dans les sarcomes, dans les fibromes, les myxomes et les carcinomes ; nous n'y reviendrons pas. D'autres kystes peuvent se montrer, par suite de la rétention du produit de sécrétion des canaux galactophores ou des culs-de-sac distendus. Leurs causes mal élucidées encore ont été rapportées à l'oblitération partielle d'un des conduits, consécutive à une atrophie fibreuse involutive de la glande ou aux cicatrices qui succèdent aux opérations faites sur le sein.
La plupart des kystes séro-sanguios coïncident avec des tumeurs (sarcomes ou myxomes). Cependant on en a vu succéder à des œnlusions.
(i) Brissaud, AnatomU de la maladie kystique des mamelles i Archives de physiologie, tm,nM,p. U5).
CORRiL ET RANYIEB. II. — 18
Il existe dans la science plusieurs cas de kysles dermoldes di seiniTuD, en particulier, rapporté parVelpeau, doit être rangé dans les kysles dermoïdes de la première variété (voy. t. I, p. 351) ; «: autre, rapporté par Albers, contenait des cheveux au milieu dW masse sébacée.
Les kystes hydaiiques à échinocoques, développés dans le ih-i conjonctif de la mamelle, sont également très rares.