STRUCTURE DES POILS
postérieure, la matrice de Tongle qui correspond à la lunule.
Au niveau du Ht de Tongle, le derme forme des crêtes longitudinales résultant de la fusion d'une série de papilles; les cellules du corps muqueux du lit de l'ongle comblent les dépressions ou rainures que les crêtes laissent entre elles. Au niveau de la matrice, les crêtes disparaissent et sont remplacées par de longues papilles noyées dans un corps muqueux beaucoup plus épais que celui du lit de l'ongle.
La structure du corps muqueux de l'ongle ne diffère pas essenliellemenl de celle du corps muqueux de l'épiderme : les cellules de la première rangée sont cylindriques; celles qui leur succèdent sont polyédriques; elles sont unies les unes aux autres par des filaments d*union ; mais la striation scalariforme qui ti'ahit leur présence est beaucoup moins marquée que dans l'épiderme. Arrivées au terme de leur évolution, aussi bien dans le lit de l'ongle que dans sa matrice, elles se chargent de granulations qui, sous l'intluence du picrocarminate, ne prennent pas une couleur rouge vif comme celles du stralum granulosum, mais une teinte jaunâtre. Le stratuni granulosum de l'ongle diffère donc de celui de l'épiderme par l'ateence d'éléidine et par la présence d'une substance particulière, la substance ODychogène. Il est épais dans la matrice, où il compte plusieurs ran- (rées de cellules, tandis qu'il est à peine marqué au niveau du lit de l'ongle.
Le repli sus-unguéal est tapissé d'une couche épidermiquc dans laquelle le stratum granulosum, relativement épais, est caractérisé par la présence de gouttes d'éléidine volumineuses.
Sous l'inDuence de la potasse, à 35 pour 100, la plaque cornée de l'ongle se décompose en cellules dans l'intérieur desquelles on observe un noyau atrophié ; c'est là une distinction histologique importante entre la substance cornée de l'ongle et celle de l'épiderme.
Poils. — Si l'on arrache un à un les poils qui recouvrent n'importe quelle partie du corps, on en remarque de deux espèces : les uns se terminent par un bulbe rigide, dur, qui ne se déforinc pas quand on le presse sur une surface résistante ; les autres ont un l)ulbe, dont l'extrémité est molle et flexible. Les premiers sont les poils à bulbe plein, les seconds les poils à bulbe creux. Nous décrirons d'abord les derniers, car les poils à bulbe plein ne sont autre chose que des poils à bulbe creux arrivés au dernier terme de leur évolution.
Sur une coupe de la peau passant exaclemeot par Taxe d'un pt .. à bulbe creux, on peut reconnaître toutes les parties qui le constituent, sa papille et les gaines qui Tenveloppent. Au niveau de .^ob corps, à partir du bulbe jusqu'à son extrémité libre, on dislinp/ à sa surface une couche de cellules imbriquées se recouvrant de \aen haut comme les tuiles d'un toit (épidermiculedu poil). Au-dessous se montre Técorce du poil qui est plus ou moins épaisse et qui ^; composée de cellules irrégulièrement fusiformes, sans noyau, dai;^ lesquelles se trouvent des granulations de pigment dans les poi ' colorés. Au centre du poil, on voit un canal rempli de cellules polv gonales bien nettes ; c'est là la moelle du poil, dont l'existence n'est pas constante.
Au niveau du bulbe, le canal médullaire central fait place à un' cavité dans laquelle se loge la papille du poil, qui, formée de tiss^i conjonctif, s'élève du derme.
L'écorce et l'épidermicule, un peu déjetées de manière à figurer ob renflement terminal, coiffent la papille. A son niveau et à une faib!' distance au-dessus d'elle, les cellules cornées qui composent le pc: sont encore molles; elles sont chargées de sucs comme dans le corp^ muqueux de Malpighi. Elles naissent toutes à la surface de la papille : celles de la moelle au niveau de son extrémité, celles d^^ l'écorce sur ses faces latérales, et celles de Tépidennicule sur sor col.
Les cellules épithéliales qui concourent à la formation de moelle contiennent des gouttes d'éléidine (Waldeyer) ; mais, cootrairement à ce qu'a soutenu cet auteur, nous pouvons afiinner qi> les cellules de l'écorce et de l'épidermicule n'en renferment à auc< *: des stades de leur évolution. Il en est tout autrement des trois mif^ de cellules qui constituent ce qu'on désigne sous le nom de gaio* épithéliale interne, et qui, prenant naissance sur le col du foUiruimmédiatement au-dessous de l'épidermicule du poil,raccompayB*L dans l'intérieur du follicule jusqu'à l'embouchure des glandes 5*bacées. Ces trois rangées de cellules forment, de dedans en dehors, if* trois couches que Ton désigne sous les noms de cuticule de la gain* interne, couche de Huxley, couche de Henle, L'évolution de «e^ cellules se fait bien réellement de bas en haut et non pas de delK^'* on dedans comme le croient quelques auteurs. Toutes contienii' c des granulations d'éléidine jusqu'à un certain niveau au-dessus «:■ col de la papille; puis, cette substance étant utilisée dans le pîo cessus de kéralinisalion, elle disparaît d'une manière complèl»*. '^