VARIOLE
3 liquide est plus riche en cellules lymphatiques, plus épais, puriarme, en même temps que Tinflammalion des papilles et du derme stplus intense et plus profonde.
Variole. — La variole est une affection fébrile, contagieuse, Doculable, caractérisée par une éruption pustuleuse plus ou moins énéralisée de la peau et des muqueuses buccale, pharyngienne et i^spiratoire.
C'est une maladie générale à évolution déterminée, qui, après me phase d'incubation plus ou moins longue, passe par les quatre lériodes d'invasion, d'éruption, de suppuration et de dessiccation.
La période d'invasion dure de deux à quatre jours. On voit parfois ipparaltre, dans le cours de cette période, des efflorescences cutalées, qui sont désignées sous le nom de rash. Le rash est constitué )ar des taches rouges, plus ou moins étendues, circonscrites ou géléralisées, qui tantôt s'effacent à la pression (rash hypérémique), an lot ne pâlissent pas à la pression (rash hémorrhagique). La période d'éruption débute lorsque apparaissent, à la face d'abord, puis au tronc et aux membres, des taches qui se transforment ra- [jidement en papules, puis en vésicules. Les papules, petites, acumi- (lées, s'effacent par la pression pendant les deux premiers jours et »oat quelquefois entourées par une aréole rouge due à une suffusion sanguine. Les papules sont tantôt séparées les unes des autres par des intervalles de peau saine (iorme discrète), tantôt se touchent les unes les autres par leur circonférence (forme cohérente), tantôt enfin empiètent les unes sur les autres (forme confluente). C'est par l'éruption de la peau de la face qu'on juge si la variole est discrète, <ol)érente ou confluente. La suppuration commence du huitième au neuvième jour. Les vésicules se translorment en pustules qui sont pour la plupart déprimées à leur centre, ombiliquées. La suppuration s'accompagne d'un œdème sous-cutané. Dans la variole confluente, les lèvres sont épaissies, les paupières œdémateuses, les traits rendus absolument méconnaissables. Le pus des pustules cutanées se concrète à la surface sous forme de croûtes.
Des pustules se développent souvent sur les muqueuses de la bouche, de la langue, du pharynx, du larynx et de la trachée. C'est là Torigine des laryngites et des trachéites que l'on voit apparaître souvent dans le cours de la variole.
Les papulo-vésicules débutent par une congestion des vaisseaux
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papillaires,* un allongement des papilles et un nsclème inflammatnir' du corps muqueux.
Lorsqu'on ezamiDC une section d'une papulo-vésicule, on iroui\ à la partie inférieure du corps muqueux, près du derme, à [■•\- Irémité des papilles, des cellules maies, un peu granuleuses, àmlesquelles il est impossible de déceler la présence des nojaui (Jf l'emploi des réactifs colorants. Ces cellules présentent des proion;-menls el offrent une certaine ressemblance avec les cellules qu Wagner a décriles dans les fausses membranes diplithériliqiu> '' qui ont subi une altération vilreuse. Ce sont là des cellules nuriifiées, et ces alléralions cellulaires, dont la connaissance est diiea'n travaux de Weigert, constituent ce que cet auteur appelle lanêtr' initiale des cellules du corps muqueux. Celle lésion serait àa-. d'après Weigerl. à la présence des bactéries, qui sont d'abord runtenues dans les vaisseaux el dans les papilles. Telle est pour m auteur l'allération initiale de la variole; toutes les autres modiliatioDs seraient secondaires el de nature inflammatoire. LopinJou de Weigert ne fut d'abord acceptée qu'avec beaucoup de réwn
larles anatomo-patholo^sles, mais elle est aujourd'hui généralenenl admise en Allemagne. Celte couche de cellules mortiliées, constituant au centre de la pustule un disque dur interposé aux papilles ■l â la couche cornée de l'épiderme, empêcherait le passage des iquides veous des papilles, et causerait la dépression centrale ou 'ombilication des pustules.
Rayer et G. Simon avaient auLrerois décrit ce disque pseudonembraoeux, qu'ils mettaient en évidence en raclant la surface des lustules.
Sur les coupes des vésicules, on n'ohservc d'abord aucun changement dans la couche épidermiquc. Le corps muqueux de Malpighi présente, au-dessus des papilles, une série de cavités anfractueiiaes, cloisonnées par des filaments anastomosés et contenant dans leur iolérieur un liquide dans lequel il existe quelques cellules migratrices et des filaments de fibrine.
Us globules rouges sont épanchés en très grande abondance dans Irs cavités du coi'ps muqueux, dans la variole hémorrhafi^que. Quant aux leucocytes, qui sont peu abondants dans la vésicule, ils deviennent très nombreux dans la pustule. Les travées qui consLi-
Sia ANATOHlb; l'ATIlO LOGIQUE DE LA PEAV.
tuent le reLiculum des cavités du corps muqucux soot loiTaée^ yi des cellules altérées, recooaaiàbables quelquefois cepecdaDt à ItfUh QOyaux. On trouve aussi dans le liquide de la pustule de graadi^«ïr Iules à plusieurs noyaux ayant subi parfois la dégéaérescenc>> a*loïde. Dans les vésico-pustules en voie de formation, on peut •>».: le mode de développement de la cavité cloisonnée que nous veu-t' de décrire. Tout d'abord il y a une miillipHcalioD des nouui <l' cellules épidermiques situées au-dessus du disque qui conticDt dcellules mortifiées. Les cellules du corps muqueux et leurs Dotat.-. subissent la déffénérescence vésiculeuse. Les cellules du corp> ri;i> queux devenues vésiciileuses sont comparables à des cellules ><:■
taies; les parois des cellules se touchent; elles se détniisenl ^' places; les cavités cellulaires communiquent alors entre elles ei ■laissent pénétrer par des leucocytes et des hématies qui çienoet par diapédèse des vaisseaux papillaires. L'évolution épidenniin;* ne se fait plus; le stratum granulosum est très altéré ou détruil t' l'éléidine a complètement disparu au niveau de la partie centrait Jla pustule. Aussi les cellules épidermiques les plus superËcielie:. celles qui correspondent au stratum corneum, n'ont pas subi ii fcératinisation. Par contre, au pourtour des pustules, il se jo»^ dans l'épiderme un phénomène inverse qui consiste en une eufr ration de la formation de l'éléidine ; dans les cellules du stntuc granulosum il y a tout autour des pustules une sorte de renip-ir: d'éléidine (Ranvier).