PNEUMONIE SYPHILITIQUE
pleurésies chroniques ayant donné lieu à un épaississement fibreux ronsidérable du feuillet viscéral de la plèvre. Alors la partie corliralc du poumon, surtout au sommet, subit la mêmealléralion; elle ne s affaisse plus, elle crie sous le scalpel ; elle présente à la vue fl au loucher tous les caractères du tissu fibreux. Sur les préparalions de ces parties, on voit au microscope une pi{;menlation noire plus ou moins abondante du tissu conjonclif des alvéoles, surtout autour des vaisseaux; ces derniers possèdent des parois très épaissies faisant corps îivec le tissu fibreux avoisinant. Les artères ne s'affaissent pas; elles offrent sur les coupes, leurs ouvertures béantes, et de plus elles sont souvent flexueuses.
a. Chez les vieillards, il existe une lésion des poumons, consistant dans une induration ardoisée des sommets de ces organes; cet état est si fréquent qu'on serait tenté de le regarder comme physiolo- ;:iqne. Le tissu des parties altérées est dur, élastique, non crépitant, noirâtre; à leur niveau on observe quelquefois des cicatrices dépriiiié»'s ou des callosités de la plèvre et des adhérences pleurales tibre^ises et denses. Sur une section, le tissu pulmonaire paraît formé lie cloisons très épaisses limitant des alvéoles rétrécis, ou, au contraire, de dilatations emphysémateuses entourées d'un tissu fibreux, «lensc, infiltre de pigment noir. Souvent aussi il existe, au sein de ces indurations, des noyaux caséeux ou calcaires logés dans de petites cavités kystiques, sphériques ou cylindriques. Ces dernières sont habituellement fermées à leurs deux extrémités, mais parfois on con- >late qu'elles sont en continuité avec une bronche. Ces cavités, contenant une matière caséeuse ou crétacée qui n'est autre que du pus transformé, ont été regardées par beaucoup d'auteurs comme 'l's tubercules guéris. Si cela est vrai quelquefois, il est indubitable aussi qu'elles sont le vestige de processus anciens d'une autre nature lels que dilatations bronchiques, abcès pulmonaires, inHuxtus, etc.
bans celte forme de la pneumonie interstitielle, on rencontre quelquefois, au sommet des poumons, des aiguilles ou de petites niasses osseuses que nous avons décrites tome I, page 270.
6. Pneumonie syphilitique. — Dans celte variété, qu'on trouve presque exclusivement chez les enfants nouveau-nés, la partie alté- HN-du poumon ne présente aucune trace de pigmentation, d'où le nom de pneximonia alba qui lui a été donné par Virchow; les élémpnls cellulaires contenus dans les cloisons interalvéolaires sont ar-
13t HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE SPÉCULE OE l'APPABEII BESPlRATOir.E.
londis el embryonnaires. Ces cloisons sont cxlrêmemeot épaijsov Les alvéoles, quoique notablcmenl diminués d^ volume, sonl parfois encore perméables ; leurs parois inlemes sool tapissées d'un épilhé-
Fia. S». — Coupe i Intan l< c, ccllslei tpÛrlipiea librci
lium pavimenteux dont les cellules, devenues libres au centre M alvéoles, sont sphériques et s'infiltrent de granulations praisseuf^'j {voy. fig. 5Î)).
On reconnaîtra d'abord la densité et la résisUince à la pression do
la partie malade; on y verra ensuite, sur une surface de section, un tissu blanc ou grisâtre, d'aspecl fibreux, difficile à déchirer ouâ entamer avec l'ongle.
PNEUMONOKONIOSE. 135
Cos noyaux de pneumonie inlersiilièlle peuvent devenir de véritables pommes syphilitiques saillantes à la surface du poumon. Dans certains cas, ils déterminent à leur pourtour de la bronchite el de la pneumonie catarrhale.
Celle pneumonie syphilitique interstitielle qui s'accompagne de la * production de gommes doit être distinguée des pneumonies catarrhalos ou broncho-pneumonies chroniques qu'on observe quelquefois c liez les enfants syphilitiques plus âgés. Celles-ci ne diffèrent pas «les broncho-pneumonies chroniques que nous avons mentionnées plus haut.
La pneumonie interstitielle et les gommes syphilitiques sont extrêmement rares chez les adultes.
r. Dans les congestions répétées du poumon à la suite d'infarctus hémorrhagiques, dans une forme spéciale de la phthisie miliaire, et surtout dans les maladies chroniques du cœur^ le poumon montre parfois des îlots indurés et pigmentés en noir dont les lésions sont l»'s mêmes que celles de la pneumonie interstitielle des ouvriers mineurs ou anthracosis.
d. Pneumonokoniose. — On désigne sous ce nom les maladies du poumon déterminées par l'inhalation de poussières. La plus commune est V anthracosis ou accumulation de charbon dans le poumon.
Chez beaucoup d'adultes ou d'individus Agés, les poumons contiennent des granulations de charbon qui sont disposées le long des vais- ^n\\\ sanguins et lymphatiques interlobulaires. Il est facile de re- «onnaître cette distribution des particules charbonneuses lorsqu'on examine la surface du poumon. Pour peu qu'on respire une atmo- ''\i\\he contenant de la fumée, des molécules de charbon entrent J.ins le larynx, la trachée, les bronches et le poumon. Ces mok'culos, >i elh»s ne pénètrent pas jusqu'aux alvéoles, sont chassées pin* les (ils \iln"atiles des canaux bronchiques et sont rendues avec les crachats. Mais s'il reste quelques granulations de charbon dans les alvéoles, e!liN peuvent s'incruster dans les cloisons fibreuses du poumon, ou •'*iv prises par les cellules lymphatiques qui les entraînent soit dans le tissu conjonctif du poumon autour des vaisseaux, soit dans les ,;in{rlions lymphatiques. Il en résulte une pigmentation plus ou moins forte du poumon et des ganglions bronchiques.
Mais lorsque des ouvriers vivent dans une atmosphère constam-
13() HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE Sl'ÉCL\LE DE I/aPPAREIL nESPIIlATOIRE.
inonl cliar^ée de |)Ous<iôr(î de charbon, «-omme le font les rharbonnieis, les mineurs, les fondeurs en cuivre, elc, ils éprouvent de la bronchile d'abord, jjuis une pneumonie spéciale que nous allon> décrire et qui se termine par des ulcérations et la formation do cavernes.
('ne portion plus ou moins grande des poumons est altérée. L<"s. parlies malades sont denses, ardoisées ou noires; elles forment généralement un relief a la surface des poumons qui paraissent hypertrophiés à ce niveau. Sur une section de l'organe, les parties iiiilurées odVent une surface lisse, ferme, unie, gris ardoisé ou noire, d'un noir d'ébène brillant lorsque la lésion est très prononcée. Leur résistance est telle que Tongie ne peut pas les enlamer. Le doigt qui y louclu^ est taché en noir; en raclant avec le scalpel on obtient un liquide épais de même couleur. Les bronches contiennent un mucopus noirali'e, et tel e>l également l'aspect des crachais.
L(\N coupes examinées au mici'oscope montrent h's cloisons inlrralvéolaires très épaissies, infiltrées de molécules noires; celles-ci siègent dans la tunique externe des vaisseaux, dans le proloplasma ih'^' cellules et entre les fibres du tissu conjonctif.
Dans l'intérieur des alvéoles plus ou moins rétrécis, il existe des celluhîs rondes de la grosseur des globules de pus ou plus volumilunises, contenant des granulations noires.
On voit habituellement, le long des cloisons alvéolaires, une couche de grandes cellules épithéliales qui sont souvent en partie détaclu'es, qui sont tuméfiées et qui possèdent un noyau ovoïde vobimineux. Ces cellules sont adhérentes enlnî elles de façon à constituer une soite de membrane en parlie flottante (fig. (îl).
Dans la cavité des alvéoles on trouve de petits corpuscules de charbon eu [)lus ou moins grande quantité, libres et animés du mouvement brownien, (les corpuscules quehpiefois arrondis, sent hï ])lus souvent irrégidiers et anguleux. Leur couleur est absolument noire, mais cependant les particules de charbon de bois ont une coloration d'un rouge rubis quand elles ne sont pas en masse trop considérable (Uindlleisch). Ce sont bien là des particules de chai'bon introduites i)ar le larynx, la trachée et les bronches; l'observation de Traube, citée plus haut (t. II, p. 8S), et dans laquelle l'examen microscopique a été fait par Uindlleisch, ne peut laisser de doute à cet égaid. Ces particules ne pénètrent pas à lrav(îrs la coujIi'* d'épilhélium cylindrique à cils vibratiles qui tapisse les canaux aériens, mais dans le poumon lui-même il leur es! facile, en rai>on
PM^I'MONOKOMIOSR. "137
')■■ l'imlalion qu'elles délerminenl, de faire tomber l'épithélium
s ta.
mini-e de l'alvéole et de s'incruster dans le lisau conjonctif lâche des
•"1 in Hllulri du liMU coBjnnclir pigmcnk-rs i
Mliki landc cipil'MDenl fifmtMttt — Groxiiviuînl de 300
!lh) Dini In cloimni ili^liirei
cloisons. Les coipiisciiles de pus s'en emparent, romme ils le font
de toutes les poussières fines, et les transportent au dehors par !♦'> crachats.
Ces granulations de charbon sont emportées par une route ©pf^»sée et par les mêmes éléments dans la circulation de la lymphe »t dans les ganglions bronchiques ; ceux du mésentère en sont mèni»' imprégnés. Ils prennent alors un volume considérable.
A la dernière période de la maladie, les parties indurées et noip^ du poumon s'ulcèrent à leur centre et il se forme des cavernes arwlogues à celles de la phthisie pulmonaire, à cette différence pn'qu'il n'y a pas de tubercules, et que le ti?su induré qui en forme I«n parois ainsi que le pus qu'elles contiennent présente une coloration noire.
Les ouvriers qui travaillent le fer et l'acier sont sujets à une pn»*ujnonie analogue {siderosis)^ mais dans laquelle la coloration est brun * au lieu d'être noire.
Les ouvriers exposés aux poussières de silice peuvent être atleinls d'une pneumonie interstitielle semblable*, déterminée par Tintrodintion de la silice que Kussmaul et Schmidt ont reconnue par l'anahM» chimique.
En outre des bronchites et de la pneumonie interstitielle qui reconnaissent pour cause directe la présence de particules étranj:èiv5 dans le poumon, les ouvriers qui travaillent au milieu des poussière?, de quelque nature qu'elles soient, sont prédisposés à la tuberculose et en sont souvent atteints.
e. La pneumonie lobaire passée à Vétat chronique est extrêmement rare, mais elle se rencontre quelquefois dans les hôpitaux de vieillards. Charcot (thèse d'agrégation, 1860) en décrit trois formel distinctes par leur couleur : l'hépatisation rouge, Thépatisalion jri>»' et l'hépatisation jaune. 11 ne faudrait pas croire que ce soient 1:^ des formes comparables à celles de la pneumonie aiguë, et qu'il \ ail entre elles un rapport constant de succession. Nous croyons que la différence de couleur tient à ce que dans l'une les alvéoles pulmonaires contiennent du sang ou des produits pigmentés résultant de la transformation de la matière colorante de ce li(juide, lanJi> que la couleur grise ou jaunâtre tient à l'abondance des gianulalicns graisseuses.
Dans ces cas de pneumonie chronique, les cloisons interalvéolaiivs sont épaissies, plus ou moins infiltrées de pigment noir provenant du sang : les alvéoles sont rempHs de grosses cellules sphériques pi;:-
SARCOME DU POUMON. 139
inentées ou granulo-graisseuses , de corpuscules lymphatiques et (pelquefois de globules rouges. On a relaté dans plusieurs autopsies, comme éléments prédominant dans les alvéoles, de gros corpusriiles remplis de granulations graisseuses.
Il existe des observations de cette maladie dans lesquelles il s'était lormé des cavernes.
Il est nécessaire de soumettre un poumon à une étude très approfon3ie avant de faire le diagnostic anatomique de pneumonie chronique, et il faut surtout n'éliminer la tuberculose qu'après un mûr examen .
Dans tous les cas de pneumonie interstitielle que nous venons de passer en revue, lorsque la lésion siège à la surface du poumon, elle s'accompagne d'une pleurésie chronique caractérisée par un épaississement fibreux considérable. La limite de la plèvre et du tissu [uilmonaire également induré est bien tranchée par la pigmentation du tissu pulmonaire et par la disposition des vaisseaux des alvéoles, ffi»*'me lorsque ces derniers sont rétrécis ou effacés par une néoformalion de tissu conjonctif.
Tumeurs du poumon. — Presque tous les genres de tumeurs ont éié observés dans les poumons, mais les plus communes et les plus importantes sont les tubercules de cet organe. Nous décrirons avec
les tubercules les diverses lésions du poumon qui les accompagnent.
Le SARCOME n'a été observé dans les poumons que sous la forme de nodosités secondaires succédant à des tumeurs primitives d'une autre [larlie du corps, telle que les os, le testicule, le sein, etc. Ces tumeurs l'^produisent dans les diverses variétés du sarcome la constitution de la lumeur primitive. Leur développement a lieu, soit dans l'intérieur «les alvéoles, soit dans le tissu conjonctif des cloisons pulmonaires. Le nodule sarcomateux est constitué par un groupe d'alvéoles rempli •' -' cellules embryonnaires rondes ou fusiformcs. On reconnaît encore >ur une section examinée au microscope, au milieu de la masse mor- '»idc, les înfundibula et les cloisons alvéolaires caractérisés par la ^position de leurs fibres élastiques.
Ifens le sarcome mélanique il en est de même, à cette seule différence près, que les éléments du tissu nouveau sont infiltrés de granulations noires ou brunes.
Les TUMEURS MÉLANIQUES SIMPLES (voy. t. I, p. 375), généralisées
140 HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE DE I/APPAREIL RESPinATOIRE.
aux poumons, sont absolument semblables, à Tœil nu cl au microscope, à la pneumonie intersliliclle des mineurs, si ce n^est que h-^ granulations de couleur noire sont arrondies et fines au lieu d'rliv anguleuses. ^
Une tumeur mélanique du poumon peut envahir les os du raohi'î, de telle sorte qu'elle déiruise un ou plusieurs corps vertr'braux <*n donnant lieu à une variété de mal de Pott.
Les FIBROMES du poumon ont été observés par Rokitansky sous la forme de petites masses plus ou moins dures, de la grosseur d'un pois à une noisette.
Le même anatomo-pathologîste a vu des lipomes de la grosseur d'une lentille à un pois, siégeant sous la plèvre viscérale.
Les ostéomes (voy. t. I, p. 265) se rencontrent dans les poumon^ atteints de pneumonie interstitielle. Nous avons vu un cas de tumeur ostéoïde du poumon caractérisée par la transformation en tis<ii ostéoïde des cloisons des alvéoles (t. I, p. 2(33).
Les chondromes n'ont été observés dans le poumon qu'à la suite de la généralisation d'un chondrome développé dans un autre organe.
Le carcinome primitif du poumon est assez rare; il est le plu<î souvent mou ou encéphaloïde ; il est plus fréquent à droite qu'a gauche, mais il envahit souvent les deux poumons l'un après Tauliv. Il débute par des noyaux qui vont en s'agrandissant et forment unn ou plusieurs masses plus ou moins considéiMbles, occupant la pl»^ grande partie d'un ou de plusieurs lobes. La plèvre viscérale présent»^ toujours h ce niveau un épaississement considérable dû à une transformation carcinomateuse.
Sur une section de la partie malade, on remarque habituellement des îlots ou grains blanchâtres analogues à ceux de l'hépatisation, mesurant de \ millimètre à 1""",5, séparés par les cloisons souvt^nt pigmentées du tissu pulmonaire. Ces grains sont dus au remplissa^^f des infundibula par les cellules du carcinome. En passant le scalpel sur la surface de section, on vide ces grains et l'on obtient un liquide laiteux.
L'examen microscopique fait sur des coupes du poumon duivi dans l'acide chromique, dans l'alcool ou dans l'acide picrique.
CARClNOtfE DU POUHON. 141
montre eu elTct les alvéoles remplis de cellules volumineuses, spfiériques, on polygonales par pressioa réciproque, conlenanl de ^ros novnux habituellemcnl ovoïdes et des nucléoles volumineux, en
Hfoi do 100 ili^iinMrea.
lia mot les formes de cellules du carcinome. Les parois alvéolaires KiDt te plus souvent conservées intactes, exactement comme à l'état Doimal, ou bien elles sont un peu épaissies par la formation de petites cellules rondes entre leurs fibres ; leurs vaisseaux sont goiiçés d'.' i^ang. Il n'y a donc pas de stronia de nouvelle formation dans- le caitinome du poumon, et c'est la cliarpente fibreuse de cet organe qui en tient lieu.
Les noyaux cancéreux du poumon consécutifs à une tumeur primilivc du sein, de l'utérus ou de tout autre oi^ane, offrent la même •Inicture, les éléments du suc cancéreux remplissant les alvéoles donl les cloisons sont normales ou épaissies.
1* carcinome primitif peut donner lieu A la production d'ulccralions ou de caveiTies qui sont quelquefois multiples et qui communiquent toujours directement avec les bronches. Des hémoptysies juniennent alors, et les malades expccloront les éléments désinléjrésdans la caverne, c'est-â-dire le suc cancéreux et les débris de fibres élastiques appartenant aux cloisons. Les nodules secondaires du carcinome pulmonaire peuvent appar-
14!2 HISTOLOGIE PATilOLOGlQUK SPÉCIALE DE L^APf AREIL HESPIRATOIRE.
tenir au squirrhe, au carciaome colloïde, au carcinome bémalode, mélanique, etc., et chacune de ces variétés se reproduit dans le poumon comme dans la tumeur primitive. Les nodules squirrheux sont petits, durs et extrêmement nombreux lorsqu'ils succèdent, ce qui est commun, à un squirrhe ancien de la mamelle. Nous avons parle déjà, à propos des bronches et de la trachée de cette éruption ^u^ la muqueuse des conduits aériens; elle se continue dans le poumou lui-même et sur la plèvre. Les alvéoles sont remplis dans ce cas d'éléments plus petits que dans Tencéphàloïde.
Le carcinome colloïde, qui est assez commun dans le poumon à la suite d'une tumeur primitive de même nature développée dans la muqueuse du tube digestif ou dans les voies biliaires^ se présente sous la forme de petits grains transparents limités par les parois des infundibula pulmonaires. Ces grains se réunissent pour former de petites nodosités sphériques : là encore le stroma des tumeurs est réduit au tissu fibro-élastique du poumon. Le développement du carcinome du poumon diffère donc notablement du mode que nous avons exposé (voy. t. I, p. 204 et suiv.) en prenant pour type le tissu conjonctif. Dans le poumon, en effet, il est difficile de supposer que les cellules d'épithélium et les globules blancs sortis des vaisseaux ue soient pas exclusivement l'origine des cellules qu'on trouve dans le5 alvéoles et qui constituent tout le néoplasme.
Dans un certain nombre de faits de carcinome secondaire du poumon, nous avons pu constater une participation très active des vaisseaux lymphatiques superficiels et profonds à la néoplasie et une transformation carcinomateuse de la paroi et du contenu de ces canaux (voy. plus bas à propos des granulations cancéreuses de la plèvre).