‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 32 sur 239 · GRANULATIONS TUBERCULEUSES DU PARENCHYME PULMONAIRE · texte numérisé non relu

GRANULATIONS TUBERCULEUSES DU PARENCHYME PULMONAIRE

que le nodule tuberculeux consiste habiluellement dans un groupe (i alvéoles pulmonaires remplis de petits éléments sphériques agglomérés. Ces éléments, pressés les uns contre les autres ou séparés par des fibrilles, du volume des cellules lymphatiques normales ou îlrophiées, siègent dans l'intérieur des alvéoles qu'ils remplissent. La limite de ces cavités est marquée par les fibres élastiques des HoÎNons, mais on ne reconnaît plus, le long de ces cloisons, les capiilnires normaux. Il n'existe de globules rouges épanchés ni dans Talvéole ni dans les cloisons interalvéolaires. Le contenu des alv'oles adhéré complètement à leur paroi. Les petites cellules qui >\; trouvent sont agglutinées les unes avec les autres et forment par leur adhésion une masse compacte qui se colore plus lentement que If'S cellules de l'exsudal pneumonique récent par le picrocarminate •«u la purpurine. Cependant elles finissent par se colorer très nettement, quand on laisse agir assez longtemps ces substances tinctoliales, lorsque, par exemple, on a placé les coupes pendant vingtqiialre heures dans la solution de purpurine ou qu'on les a baignées pendant deux ou trois heures dans quelques gouttes de picrocarminate dans une chambre humide. On reconnaît alors, avec un fort grossissement, que ces petites cellules des tubercules sont tantôt linernent granuleuses, tantôt vitreuses, semi-transparentes. Elles possèdent généralement un noyau reconnaissable mais peu coloré **i plus ou moins atrophié. Sur une coupe de nodules tuberculeux de ce genre, on verra quatre, cinq ou un plus grand nombre 'l'alvéoles remplis des cellules que nous venons de décrire. Le nombre des cavités alvéolaires dépend du sens de la section. 11 est •^vident que si elle comprend le centre même du tubercule on ob- >»Mvera une zone d'alvéoles plus étendue que si elle passe à sa i^»''riphérie.

M la section passe au milieu d'un infundibulum, on trouve, au

•entre du tubercule, une cavité plus considérable dans laquelle s'ou-

^rijQt les alvéoles périphériques. La cavité centrale et les alvéoles

•niai remplis des mêmes éléments. Cette lésion peut exister seule ;

'nais souvent les bronches et les vaisseaux sont altérés en même

•mps.

Ursqiie la bronchiole acineuse est sectionnée, elle apparaît égale- 'H'^nl remplie d'un exsudât composé de petites cellules agglutinées; •"ais souvent on observe en même temps, dans le tissu conjonctif qui informe la paroi, de même que dans la paroi des dernières rami- '' niions des bronches lobulaires, un épaississement diffus ou nodu-

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laire qui entoure Tanneau broncliique dans une certaine éleodue. Sur une section transversale de ces bronches, on voit alors, soil dan^ une moitié de leur circonférence, soit tout autour d'elles, une un plusieurs granulations tuberculeuses.

Ces nodules péribronchiques, qui, suivant Rindfleisch et Chaicol, iiont la manifestation initiale de la tuberculose pulmonaire, siè<:eDl. d'après ces auteurs, au niveau de la bifurcation terminale des bronches intralobulaires. Pour Rindfleisch la néoplasie se développerail dans le point même où la bronche terminale s'ouvre dans les conduits alvéolaires de l'acinus. Suivant Charcot elle pourrait >it}."i aussi sur des bronches plus volumineuses.

Les granulations péribronchiques sont constituées de la mèm»* laron que tout tubercule développé dans le tissu conjonctil*. Lmii tissu se continue avec les cloisons alvéolaires voisines qui s'implantent sur la membrane fibreuse de la bronche. Ces cloisons hjdI elles-mêmes épaissies (voy. t. II, fig. SI).

Des productions analogues, caractérisées, soit par de petite n^n dules bien nettement tuberculeux, soit par une néoplasie diOu^s h montrent autour des petites branches de l'artère pulmonaire dans I' voisinage des alvéoles altérés. Ces vaisseaux présentent des modili-ations sur lesquelles nous reviendrons bientôt.

Ainsi constitué à la fois par les petites cellules cohérentes lonknues dans les alvéoles et dans les bronchioles terminales et par um* infiltration analogue du tissu conjonctif péribronchique et péiivasculaire, le petit nodule tuberculeux pulmonaire a de 1/2 à I ou 1 millimètre et demi de diamètre. Quel que soit son volume, il *'>' toujours, dès son début, entouré d'alvéoles qui sont atteints, M»ii d'inflammation catarrhale, soit d'inflammation fibrineuse ou siin[>!' ment de congestion. La zone dans laquelle le tissu pulmonaire e-i congestionné ou enflammé est plus ou moins étendue.

Comme on le voit, d'après l'exposé sommaire que nous \enou* d'en faire, le tubercule du poumon a le plus ordinairement une «*<»"• stitution complexe parce que le contenu des alvéoles et des bruuchioles, l'infiltration néoplasique du tissu conjonctif, des parois^ d»bronches et des vaisseaux participent à la fois à sa formation.

a. Lésions des alvéoles, — Nous avons vu que les grauulalioutuberculeuses débutaient souvent dans les alvéoles pulmonaired, c e>là-dire que tes cavités se remplissaient de cellules agglutinée^ i»*^ unes aux autres au milieu d'une substance unissante fibrillainoJ

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