‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 34 sur 239 · TUBERCULES FIBREUX DU POUMON · texte numérisé non relu

TUBERCULES FIBREUX DU POUMON

cule OU d'une agglomération de tubercules est devenu tout à fait fibreux, sans qu'il y ait de vaisseaux. Ce tissu fibreux, qui contient un très petit nombre de cellules, est composé de fibrilles fines, rapprochées les unes des autres, se colorant mal par le carmin et qui rayonnent irrégulièrement du centre à la circonférence du néoplasme. 11 n'y a pas de cellules géantes dans toute cette portion. centrale quelquefois assez considérable d'un Ilot de tubercules fibreux ♦•onDuents. A la périphérie de l'îlot , on retrouve des tubercules librenx semblables à ceux que nous avons décrits précédemment et iie>5inés dans la figure 70. Ceux-ci possèdent des cellules géantes. Ainsi, loi*squ'on examine un gros nodule tuberculeux à un faible grossissement, sa partie centrale ne contient ni vaisseaux ni cellules ;:éaQtes et se colore mal par le carmin tandis que sa zone périphérique est bien colorée , bourrée de petites cellules et parsemée de cellules géantes. Cette apparence du tubercule à un faible grossissenienl a été très bien décrite par Charcot (voy. fig. 71).

Les tubercules fibreux isolés et la périphérie des gros tubercules confluents de même nature présentent dans leur intérieur des vaisseaux capillaires perméables au sang. Ces vaisseaux sont-ils des capillaires de nouvelle formation ou des capillaires anciens qui ont échappé à TobUlération primitive, lors du début du tubercule, c'est ce que nous ne saurions résoudre. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'ils contiennent dans leur intérieur des corpuscules j'ouges qui ont toutes l»s qualités de ces éléments vivant et circulant au moment de la raorl. La paroi de ces vaisseaux est bien nette, quelquefois même plus épaissie qu'à l'état normal, comme cela s'observe habituellement dans les tissus sclérosés. Leur paroi est souvient très rappro- • liée d'une cellule géante, mais sans avoir avec elle d'autres rapports que ceux de voisinage.

Les cellules géantes, dans les tubercules fibreux, sont situées souvent dans une h»ge qui les contient exactement et qui est constituée par des faisceaux t'Jbreux formant un cercle autour d'elle. Il existe >ouvenl de petites cellules rondes entre les prolongements qui émanent des cellules géantes. Leur protoplasma, granuleux ou hyalin, >e colore soit en jaune, soit en rose, par le picro-carmin. Leurs (Tulungeraents se continuent avec les faisceaux fibreux du tissu 'onjonctif. Leurs noyaux se colorent tiès fortement en rouge.

Granulations fibreuses pigmentées. — Il est une autre modiûca-

COMIL ET RANVIER. II. — It

1G2 HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE DE L'aPJ'AIŒIL RESPIitAToiRr.

tîon que subissent très souvent les tubercules fibreux anciens, r*e>' rintiltration par du pigment noir. Certains de ces tubercules, ayant sur une coupe une forme sphérique, de volume variable» îsolt'»$ ou confluents, montrent une coloration complètement noire ou piquetée de noir. Les granulations noires occupent irrégulièrement toute la ^granulation ou bien elles siègent seulement à son centre ou à >a périphérie. Ces granules noirs, qui sont composés de particules «l^ charbon ou qui résultent de modifications du pigment sanguin, siègent habituellement dans les cellules ou à leur pourtour ou dans le^ interstices des fibres. Elles sont d*autant plus abondantes qu*il y a plus de cellules; c'est ce qui explique leur inégale répartition dans nn tubercule. Si, en effet, le centre de celui-ci est purement libr^'wx sans cellules et que ces dernières n'existent qu'à sa périphérie, on aura surtout une pigmentation de la zone périphérique.

Au milieu des tubercules pigmentés ou dans leur zone externe. on rencontre quelquefois des cellules géantes qui sont elles-méiiK'? infiltrées de pigment noir. Leur protoplasma en présente généralement plus au voisinage des noyaux. Aussi voit-on dans ces éléments, qui peuvent atteindre des dimensions considérables, une quantité variable d'amas de granulations noires qui siègent autour dts noyaux.

Ces granulations fibreuses pigmentées ne sont pas vasculari>ée< ou le sont très peu. A leur voisinage, les cloisons alvéolaires i^onl épaissies et généralement on trouve à côté d'elles toutes les lésions de la pneumonie interstitielle ardoisée.

D'autres fois, il existe un petit nombre de granulations pigm<^ntées qui sont le vestige d'une tuberculose très localisée et peu jjravf qui est éteinte, sinon tout à fait guérie. Le tissu fibreux et les rellules géantes qu'il renferme paraissent être tolérés sans amener d'arcidents par eux-mêmes. C'est là une forme de la tuberculose qui peut passer pour curable ou guérie. On la rencontre quelquefois dan> !•'? autopsies d'individus morts accidentellement de toute autre cause.

Les poumons qui contiennent un grand nombre de tubomïl'S fibreux plus ou moins anciens sont souvent envahis, à la fin de la \ie des phthisiques, par une pneumonie calarrhale ou fibrineuse enl<>iirant les granulations fibreuses et présentant les lésions spéciale> que nous décrirons bientôt. ,

Granulations tiiberculeiises des cloisons inierlobulaires et de h plèvre interlobaire. — Quelquefois on trouve, à l'autopsie des plilhi-

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