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LÉSIONS DU POUMON QUI ACCOMPAGNENT LBS TUBERCULES

siques, des granulations semi-transparentes, à leur période d'état, ou fibreuses, qui siègent principalement à la surface du poumon, développées les unes dans la plèvre viscérale, les autres dans le tissu pulmonaire. Lorsqu'on fend le poumon, on voit que certaines cloisons interlobulaires sont épaissies, iibreuses, un peu transparentes et parsemées de granulations tuberculeuses. La plèvre qui tapisse les faces contiguës des lobes pulmonaires est épaisse, transformée en une membrane fibreuse unique qui soude intimement les lobes pulmonaires; cette membrane est elle-même parsemée de granulations. L'adhérence des feuillets pleuraux, au lieu d'être totale, se manifeste quelquefois par des brides fibreuses courtes, filamenteuses ou membraneuses qui possèdent aussi des granulations dans leur épaisseur '•l à leur surface. Les coupes des cloisons interlobulaires montrent au microscope des granulations tout à fait typiques. Il est facile J'éludier dans ces cloisons les lésions des vaisseaux lymphatiques qui V sont nombreux.

Lésions du poumon qui accompagnent les tubercules. — Nous avons vu que les granulations tuberculeuses récentes ou arrivées à leur période d'étal, isolées ou confluentes, sont entourées par une zone de congestion pulmonaire, de pneumonie catarrhalq ou de pneumonie fibrineuse. Plus tard, lorsqu'elles sont devenues fibreuses, elles ont de la tendance à déterminer autour d'elles de la pneumonie interstitielle, ce qui n'empêche pas d'observer assez soâvenl ♦^nmême temps les autres formes de la pneumonie.

Ces lésions inflammatoires sont plus ou moins étendues. 11 est de règle, et, pour ainsi dire, sans exception, que toute granulation et que toute agrégation de tubercules soit entourée par une zone de tissu pulmonaire enflammé. Mais, de plus, dans la période d'état des tubercules ou dans leur stade fibreux, la pneumonie, qu'elle *oii catarrhale ou fibrineuse, envahit souvent des lobules, des ^Toupes de lobule^ , une grande partie d'un lobe ou tout un lobe. b.'« portions du poumon atteintes par la pneumonie présentent plus ou moins de tubercules caséeux ou fibreux. Il peut même se faiie qu'il n'y ait point de tubercules dans une assez grande étendue du parenchyme pulmonaire enflammé.

Aussi la pneumonie, sous ses diverses formes, joue-t-elle uh rôle •-onsidérable dans la phthisie, et la plupart des lésions qu'on obseive dans les poumons des phthisiques sont-elles dues à sa participation.

a. Congestion pulmonaire. — Les parties du poumon congestion-

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nées qui entourent les tubercules présentent les lésions que nou>i avons décrites à la page 84 : distension des vaisseaux des cloisons alvéolaires par des globules rouges, tuméfaction des cellules épilhélialcs, épanchcment dans les alvéoles d'un liquide contenant quelquefois des librilles de fibrine, des globules rouges, des globules blancs et des cellules épitbéliales délaehées de la paroi. La congestion se traduit à Tœil nu par une coloration rouge et une tuméfaction du poumon qui est plus ou moins imbibé par un liquide spumeux rouge ou rosé; elle est étendue à une portion variable du tissu pulmonaire. Dans certains cas de plitliisie granuleuse aigu»», elle constitue, à côté de la bronchite et des granulations, la lésion prédominante.

b. Pneumonie caiarrhale. — Au lieu d'être entourées par un tissu pulmonaire simplement congestionné, les granulations tuberculeuses sont souvent situées au milieu d'alvéoles présentant toutes les lésions de la pneumonie catarrhale : distension des vaisseaux, cellules épitbéliales pariétales presque toutes desquamniées, rondes ou polyé-

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FiG. 72. — Kiôiiu'iitif iMi (l(>^uiirrcsccii('(> ^ratiiiloiise Axiwi^ un ca» de pnoiiinoiiîo on iv^olution. — a. rurp«> (;raiiuloii\ ; b,b. rfllulos puviQitMiliMi«PS ; r. rclliilos v(*:(ii*iileiiii<*!( «t globules bLiitr^ ; /*, iir ■ relUiU* |KniiiiM)teuHc l'uiiteiiant iiou\ noyaux cl iiiiccaNité vide; m, fru;in«nts graiiuletix. — (•!'«* .•tissoiurtit (!<' r>Ol) dinmélrcâ.

driques, remplissant, avec un grand nombnî de cellules lympbati<|Ut'> el quelques globules rouges, toute la cavité des alvéoles, (les cellulf> sont plus ou moins chargées de granulations graisseuses et souvent on trouve, contre la paroi alvéolaire ou au milieu d(» l'exsudal inlraalvéolaire, de grandes cellules s|)béri(|ues qui contienneul trois.

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