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COMPLICATIONS DU TUBERCULE. — PNEUMONIE CATARRHALE

quatre ou un plus {;;raiid nombre de noyaux. Le protoplasma de certaines cellules montre des vacuoles à contenu séreux ou colloïde. On observe ainsi parfois, dans Talvéole, de grandes cellules devenues vitreuses dans toute leur masse et se colorant en jaune orangé par

lepicro-carminate.

Les cellules intra-alvéolaires revêlent diverses formes : elles sont sphériques , prismatiques , irrégulièrement polyédriques à angles

Fr. 73. — Simeniû iatAè» de l'exsudai dans la broocho-pneumoDie tuberculease de d«te récente.

GrosiUsemenl de 200 diainëlres.

mousses; ce sont souvent les seuls éléments observés, et l'exsudat ne ri'nferme point ou contient très peu de cellules lymphatiques.

Celte zone de pneumonie catarrhale est peu épaisse autour des ;:ranulalions récentes; elle se continue à sa périphérie avec le tissu pulmonaire congestionné.

Plusieurs granulations assez voisines les unes des autres s' entourant ainsi de pneumonie catarrhale , constituent un noyau qui détend à tout un lobule ou à plusieurs lobules, noyau ayant une tV^rrae lobulaire ou irrégulièrement sphérique ei qui siège lui-même iiu milieu du poumon congestionné.

Un ou plusieurs lobules de pneumonie catarrhale peuvent se moutrer dans un poumon de phthisique sans qu'il y ait de granulations tuberculeuses au milieu du tissu enflammé.

De plus, à la languette et à la base du lobe supérieur, à la base el au bord postérieur du lobe inférieur, on trouve assez souvent de la pneumonie catarrhale diffuse, assez étendue, ayant envahi une portion notable, la moitié ou même plus de tout un lobe, Je lobe inférieur en particulier. Dans la partie hépatisée, on observe habitnellemeui des tubercules disséminés, mais quelquefois il y en a peu, de t'îlle sorte qu*îl ne semble pas y avoir entre les tubercules et la pneumonie de relation de cause à effet. Les lobes inférieurs envahis

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le plus habituellement par cette pneumonie dilTuse sont en etT»»( plus rarement et moins abondamment parsemés de granulation^ tuberculeusos que les lobes supérieurs.

Il ne faut point s'étonner de voir le processus pneumonique, dan« la tuberculose, paraître jusqu'à un certain point indépendant «1»^ tubercules et évoluer parallèlement à eux sans les suivre absolumeni dans leur distribution. La pneumonie catarrliale est, en effet, sou> la dépendance directe de la bronchite, ainsi que nous l'avons déjà mi (voy. t. II, p. 98 et suiv.). Dans tous ces faits de luberculose, lî existe une bronchite intense propagée aux bronches terminale-, accompagnée souvent de tubercules de la muqueuse des bronches moyennes, des grosses bronches et de la trachée, et caractérisée i»ai la présence, dans toutes les couches de la muqueuse, de très nombreuses cellules lymphatiques (voy. plus bas la bronchite tuberculeuse). Comme dans toute bronchite intense propagée aux bronchioles terminales, les infundibula et les alvéoles sont enflammés w atteints de pneumonie catarrhale. De même que dans la bronchopneumonie simple, les bronches sont généralement dilatées.

Celte pneumonie catarrhale, qu'on a l'occasion d'observer à son début dans beaucoup d'autopsies de phthisie rapide ou subaigur, smanifeste, à l'examen macroscopique, par les mêmes signes analomiques que la pneumonie catarrhale simple : engouement ou splénisation à son début; plus tard, hépatisation molle, de couleur <r(i^ rosé ou grise, finement grenue, donnant par le raclage un liquid»* grisAtre plus ou moins mélangé de sang.

Ce qui est spécial à celte pneumonie survenue chez les pljlhisiques, c'est qu'elle ne se résout pas et qu'elle passe souvent à fi'tat caséeux.

Autour des granulations tuberculeuses, dans une étendue plus ou moins grande, le tissu pulmonaire hépatisé devient gris, sec, compact, finement granuleux; il ne donne plus de liquide quand on !•' racle. Des lobules de pneumonie caséeuse, tout à fait analo}ru»»s, existent aussi sans qu'il y ait do granulations tuberculeuses dauleur intérieur.

Lorsqu'on examine à un faible grossissement des coupes de •>• tissu hépatisé, on voit les cloisons alvéolaires parfaitement nettes et minces, bien caractérisées par leurs fibres élastiques, et limitant de^ alvéoles ou des infundibula qui sont remplis par un exsudât un peu transparent et granuleux. Les vaisseaux des cloisons alvéolaires ne

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>rtnt plus visibles, parce qu'ils sont vides de sang;, revenus sureuxiii.-mp< ou oblitéi-és par de la fibrine. Les arlérioles sont également

rjUitérées. Lorsqu'on examine, soil sur des coupes, soil après disso-

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Ir MM (tùoèlm.

iation, les élémeals cellulaires contenus dans les alvéoles, on voil qu'ils consiEteQt dans des cellules lymphatiques petites, d'aspect

vitreux ou légèrement grenues, anguleuses par pression réciproque, contenant de fines granulations protéiques ou graisseuses. Kn nièin»' temps on trouve des cellules polygonales ou rondes de dinirn^i«»n variée, présentant un ou plusieurs noyaux et dont le protoplasina ti les noyaux ont subi la môme dégénérescence granuleuse. Les no\au\ ne se voient pas toujours, et ces éléments son! privés de la vie voUulaire. Aussi se divisent-ils en petits fragmenis anguleux qite Leheii avait appelés corpuscules tuberculeux, et regardés comme carariiMitiques du tubercule.

Les bronches întralobulaires qui se distribuent à ces lobules ou îlots de pneumonie catarrhalc subissent des lésions analoprues àr<»llc^ des infundibula et des alvéoles. La cavité bronchique, dépouillée de son épithélium cylindrique à cils vibraliles, contient soit des cellul»*< lymphatiques vivantes, soit des cellules lymphatiques et des celliil«'S épithéloïdes agglutinées, adhérentes entre elles et ayant subi la dégénérescence vitreuse ou granuleuse. Ces cellules constituent aloi's une masse casécuse, souvent adhérente à la paroi bronchique. Il va sans dire que ces bronches inlralobulaires peuvent présenter A*-^ tubercules péribronchiques semblables à celui qui a été dessiné danla figure 37 (p. 79).

Les îlots de broncho-pneumonie catarrhale que nous venons de décrire, qu'ils aient ou non passé à l'état caséeux, qu'ils ronti»*nnen( plus ou moins de granulations tuberculeuses, peuvent être envahi^ dans toute leur étendue par une suppuration destructive et donner lieu à des cavernes.

Tout porte à croire que la suppuration et la destruction d'un lobule s'eftectuent par le mécanisme qui a été exposé plus haut à propos de la péribronchite de la pneumonie catarrhale non IuImtculeuse (voy. p. lOâ). Les bronches acineuses et întralobulaires Irèenflammées sont remplies de cellules lymphatiques. La paroi de la bronche est infiltrée des mêmes éléments, ses fibres de tissu ronjonctif, étouffées par les cellules lymphatiques, sont détruites, et t^ll** est remplacée par du pus. Les alvéoles voisins de la bronche, leinfundibula et les alvéoles qui en dépendent, remplis de pus, s'ouvrent dans le foyer purulent qui remplace la bronchiole ; leui-s cloisons se détruisent à leur tour, et il se produit ainsi une petite caverne qui s'accroît du cenire à h périphérie par la destruction ulcérati>e du noyau hépatisé. Une zone de ce tissu hépalisé persiste longtemps à la périphérie de la perle de substance, mais elle s'élimine peu à peu

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