TUMEURS DE LA PLÈVRE
tement reconnaissables sur la plèvre pariétale. Comme il y a constamment alors une adhérence du sommet du poumon à la paroi costale, on peut penser que cette propagation se fait par la continuité des tissus ou par l'intermédiaire des vaisseaux lymphatiques.
Les granulations déterminent une vascularisation et des ecchy« moses à leur pourtour, une exsudation de fibrine à leur surface, une formation nouvelle de tissu embryonnaire autour d'elles, enfin un épanchement liquide dans la cavité de la séreuse. Des granulations nombreuses et récentes occasionnent quelquefois une pleurésie caractérisée par une fausse membrane fibrineuse mince à la surface de la plèvre et par un épanchement liquide très abondant et séreux. C'est ce qui aiTive presque constamment dans la tuberculose généralisée affectant tout particulièrement les séreuses, forme qui a été bien décrite par Empis sous le nom de granulie.
La pleurésie tuberculeuse plus ancienne se caractérise par de nombreuses granulations à la surface de la séreuse, dans les pseudomembranes formées de tissu embryonnaire et de fibrine, et dans la séreuse elle-même transformée en un tissu semi-iransparenl embryonnaire. L'épaisseur de la plèvre pariétale ainsi altérée atteint par exemple plusieurs millimètres et même un centimètre ; sur une section pratiquée perpendiculairement à sa surface, on y verra des ^nulations tuberculeuses formant plusieurs couches et dont le rentre opaque est bien distinct.
Il peut survenir, ainsi que nous l'avons dit plus haut, des hémorrhagies des fausses membranes et un épanchement sanguin dans la cavité séreuse.
Les pleurésies purulentes, dans la tuberculose, sont presque toujours liées à la présence de cavernes récentes superficielles ou à la perforation du poumon.
Les fibromes de la plèvre sont représentés par les petites végétations et par les granulations fibreuses dont nous avons parlé (t. II, page 191). Il peut y avoir une quantité assez grande de tissu adipeux dans certainefs de ces végétations polipiformes pour qu'on doive les désigner sous le nom de lipomes.
Le carcinome de la plèvre se développe très souvent à la suite du carcinome primitif ou secondaire du poumon, et à la suite du carcinome du sein. Dans ce dernier cas, la lésion se propage par infection de voisinage et il se produit ainsi des noyaux carcinoma-
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leux, dans les muscles pectoraux, dans les intercostaux et dans la plèvre pariétale. On voit alors, à la surface de la plèvre viscérale, des vaisseaux lymphatiques enflammés ou transformés par la néeplasie carcinomateuse. Ces vaisseaux peuvent être atteints dans leur généralité ou partiellement. Leur calibre est occupé par une masse blanche ou jaunâtre, plus ou moins solide, constituée par des cellules épilhélioïdes polygonales ou sphériques, et leur paroi présente quelquefois des granulations carcinomateuses ou une infiltration diffuse de même nature. Les granulations cancéreuses de la plèvre, dans le squirrhe, sont petites, dures, ou réunies en plaques isolées ; généralement elles sont plus volumineuses, plus saillantes, souvent déprimées à leur centre, quand elles dépendent d'un encéphaloïde. Ces nodules, lorsqu'ils siègent dans la plèvre pariétale et dans ses couches profondes, peuvent comprimer ou intéresser les nerfs intercostaux ; ils déterminent alors une névralgie intercostale. Les diiTérentes variétés du carcinome (squirrhe, encéphaloïde, colloïde, mélanique, etc.) ont été observées dans la plèvre.
L*é;)î//iê{/omepavimenteux a été vu dans la plèvre, comme dans le poumon, consécutivement à un épithéliome cutané. Les sarcomes^ les chondromes v ont été aussi observés.