‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 72 sur 239 · diiii un foint où · texte numérisé non relu

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vrir les dépressions folliculaires ou perles de substance visibles à i'rpil nu et remplies de mucus. Leur forme générale est elliptique ou 'phéiique dans le premier cas; leur grand diamètre est toujours |iitrallè1e A la surface de la muqueuse. Elles s'ouvrent par un ori-

AÈ& i^TESTl!,.

fice répulièremenl. circulaire, de diamèire variable (a, fig. 115)- L:i couche musculaire de la muqueuse esl intenompue à leur gouloi (fig. H 2), mais on la suit au-dessus de la pelile cavité, entre elU.' •■' la surface de la muqueuse. Tantôt il y a une cavili- iiniqup (d. fig. 1 i 1 >.

Pis. 113. — Coupe if 1

tantôt une cavité formée de plusieurs loges complèlemenl ou incomplètement séparées les unes des autres pur des Iraclus librcu; (c, fig. 112). La cavité unique ou les loges multiples sont remplies de mucus limité a là périphérie par une couche de rrlltil-^ cylindriques. Ce contenu muqueux se détache Tacilemenl de l.i paroi fibreuse ; il présente des plis et s'enfonce dans les dépros^ionou inégularités de la perte de substance. La masse muqueuse se n'-trécit en forme de bouchon au niveau du goulot de la cavité folliruiaire, puis elle s'évase cl s'étale à la surface de la muqueuse (loy, en a, Irg, 112). Au premier abord, loute.sces parties simulent danleur ensemble une glande en gi-appe.

La jtaroi des cavités est l'unnée par du -tissu conjonciif entre !■'■ faisceaux duquel il existe des cellules connectives devenues lui^itl'-~ et des globules blancs. Sur des coupes, on voit, à la limite interne

UÏSKNTEHIE CHRONlQl'k: . OZl

Je la paroi, un revélement complet de cellules cylindriques implanii'es perpendiculairement comme sur une muqueuse. Parfois les rellules épiliiéliales manquent sur une partie de celte cavité. Ainsi, ilans la ûgurc 113, le revêtement épilliéliai de la (!;rande cavité a n'pïiBle que dans In portion /"de sa paroi (fig. 113 et fig. \\^). Les rellules cylindriques qui tapissent ces cavités son! presque toutes nipuli formes (voy. A, fig. 114). Dans les cavités oii elles n'existent que sur une partie de la surface, on les observe seulement à la |i.irlie supérieure. Dans les points où les cellules cylindriques manquent, la paroi esl généralement très riclie en cellules lymphatiques, ■1 il y a là encore une inflammation destractive intense qui empêche !e revélement épithélial de se reformer (voy. C, fig. \\\).

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R. (tUilit libm iMi la miKaiel devenant niiculeiiMv

U tissu conjonctif qui entoure ces cavités est infiltré de cellules lymphatiques dans une zone plus ou moins étendue. A ce niveau.

fM^ INTKSTIX.

les glandes en tube ont disparu ou bien elles sont réduites à l^ruiculs-de-sac, ou bien elles sont hypertrophiées et dilatées de irW* sorte que leur extrémité inférieure, remplie de cellules cylindririu»-, si-î divise en deux ou trois bourgeons (voy. lîg. 113, e).

Nous croyons que les cavités pleines de mucus précédemment décrites occupent ordinairement la place de follicules clos détruils, «M voici sur quoi nous nous appuyons. Elles ont le même sièjre, \(^ mêmes rapports avec la couche glanduleuse et la couche musnileuse superlicielle, et la même forme que les follicules clos. De plu-, nous avons pu voir des follicules clos en voie de ramollissement '*' de destruction. Ces derniers sont plus volumineux d'abord quVi lïtat normal, et lorsque, sur une coupe, ils ont été traités par le pinceau, les corpuscules lymphatiques qui les remplissent ayant été chassés, on voit que leur tissu réticulé fait défaut par places et qu'ils sont Iransformés en plusieurs grandes loges limitées par des lraclii>. Que ces parties ramollies des follicules enflammés soient élirainét»s h la surface de la muqueuse, on aura les cavités cloisonnées diJiiî nous avons donné la description, ciivités qui seront bientôt rempli»par le mucus intestinal et tapissées par un épithélium rylindriqnp analogue à celui de la surface de Tinleslin ou des glandes de l;i muqueuse.

Une fois formées, les cavités qui occupent la place des fullicul»^ clos s'agrandissent par la destruction des dernières cloisons «'i peuvent être dilatées au point d'acquérir jusqu'à 4 et 5 millimèhv> de diamètre.

Ces altérations, qui avaient été bien décrites à l'œil nu par plusieurs auteurs, et en particulier par Charcot, ont été délermin»'t^< pour la première fois, croyons-nous, par l'un de nous et, peu rt^* temps après, également bien étudiées par Kelsch.

Le tissu conjonctif sous-muqueux est en même temps épai>si, fibreux, et il présente des vaisseaux lymphatiques remplis d'endothélium gonflé : l'inflammation se propage assez souvent dans l« tissu conjonctif qui sépare les couches musculeuses de Tinteslin « : jusqu'au tissu sous-séreux.

Cet épaississement librcux de toutes les couches du gros intestin, marqué surtout dans la tunique celluleuse, déterminant un élatd'hypeitrophie apparente des plans musculaires, a pour conséquence iltransformer le conduit intestinal, surtout à sa partie inférieure, t^n un canal à parois presque rigides.

C'est ce qui se voit surtout dans les cas de dysenterie ehroniqn»'

t:HOLKRA.

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avec uicéralions assez élenducs et guéries, remplacées par un tissu «Mcairiciel dense et solide. Sur ces cicatrices où la muqueuse ne se ivforme jamais complètement, on trouve souvent des excroissances polypeuses constituées par du tissu conjonctif ou des polypes fibro* muqueux.

Les selles observées pendant le cours de la dysenterie chronique 'iont très variables : le plus ordinairement elles sont séreuses, abonilantes, de couleur jaune, verdâtre ou brune, mais s'il survient un nouvH état aigu, elles deviennent muqueuses, contiennent du sang ou un peu de pus. La diarrhée n'est pas absolument constante penilnnl toute la durée du mal : elle peut se suspendre momentanément pour revenir ensuite.

Choléra. — Le choléra est une maladie infectiense dont la manifestation la plus importante consiste dans une diarrhée séreuse correspondant à une lésion de l'intestin grêle.

A l'autopsie des malades qui succombent dans la période algide, on trouve la muqueuse de l'intestin grêle congestionnée dans loute -^ longueur, mais surtout au niveau de l'iléon. Elle présente une roloration rose, lilas ou rouge plus marquée au sommet des valvules conniventes en raison de la réplétion des vaisseaux capillaires et des petites veines. La muqueuse est épaissie, turgide, ledémateuse. L'intestin est distendu par une grande quantité de liquide blanchâtre, louche, sans odeur, analogue à celui qui est ivndu pendant la vie et dans lequel sont suspendus de petits llocons opaques (selles riziformes),

L'épiihélium superficiel des villosités et de la muqueuse en contact avec ce liquide est naturellement tombé après la mort, mais lexamen des selles cholériques pendant la vie conduit à penser que lépilhélium cylindrique de Tintestin n'est pas détaché en abondance pendant Tattaque cholériforme. L'état trouble du liquide est lié non seulement à la présence des cellules lymphatiques, mais surtout à l'existence d'une quantité considérable de micro-organismes,

comme on les rencontre dans les liquides en putréfaction.

Pacini d'abord, Davaine ensuite, ont signalé dans les selles cholériques la présence d'un grand nombre de microphytes, micrococcus, hacléridies et vibrions.

L'analyse chimique des matières rendues a montré que les sub-

>lances organiques y sont peu abondantes ; elles contiennent »i et

l pour iOOO d'albumine (Becquerel). On y trouve de l'urée ou son

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produit de décomposition, le carbon«nle d'ammoniaque, ce qui i*end le liquide alcalin. La proportion des chlorures et des autres sels «"^t sensiblement la même que dans le liquide intestinal consîdên comme normal. Les selles cholériformes se rapprochent beaucoup, au point de vue de l'analyse chimique, du liquide obtenu |>ar Moreau dans ses expériences citées plus haut.

Très rapidement après Pinvasion du choléra, au début de la p<^riodc algide, les follicules clos de la muqueuse de Tinteslin grêle, surtout ceux de la partie inférieure de l'iléon, sont tuméfiés et ^' présentent comme de petits grains perlés snillanls de couleur jrrirosé ou grise.

Les altérations de la muqueuse et du tissu conjonctif sous-muqueux, étudiées au microscope, sont beaucoup plus profondes et plu^ intenses qu'on ne pourrait le supposer à l'œil nu. Elles ont été drcriles par Kelsch et J. Renaut lors de l'épidémie de 1873.

Le tissu conjonctif de la muqueuse est infiltré de cellules iyinplMtiques très nombreuses. Cette infiltration a lieu dans les cloi<on^ fibreuses qui séparent les glandes en tubes et au-dessous d'elles ; ell» ne se limite pas à l'intestin grêle, mais elle occupe toute la longueur du tube intestinal, depuis le pylore jusqu'à l'anus. Elle existe égah'ment à un degré variable dans les villosités intestinales. Les glandes de Lieberkûhn ne présentent généralement d'épithélium que dans l;i partie inlérieurede leurs culs-de-sac (lésion en partie cadavérique) et elles sont souvent distendues par du mucus. Les vaisseaux sanguia> qui existent dans la partie superficielle de la muqueuse sont dilatt'> et remplis de sang. Il en est de même des vaisseaux du tissu conjonctif sons-muqueux. Les vaisseaux lymphatiques sont remplis, soit par des cellules rondes, soit par quelques-unes de leurs cellules endothéliales gonflées et détachées.

Les follicules clos présentent les altérations étudiées plus haut à propos de la psorenlérie : leur centre offre une certaine tendance a" ]*amollissement et leurs éléments cellulaires sont infiltrés de granulations graisseuses.

La tunique musculaire est normale, mais le tissu conjonctif souséreux est hyperhémié et infiltré de cellules lymphatiques. Il pou! même y avoir une irritation de la séreuse, qui se traduit par de minces fausses membranes fibrineuses étalées à sa surface.

A un sUide plus avancé, lorsque le malade a succombé pendant h période de réaction d'une attaque intense de choléra, on trouve qu^l-

CUOLÉHA. liai

quefois des ulcères folliculaires siégeant, soit au niveau des folli^ « ules isolés, soit sur les plaques de Peyer. La muqueuse est moins congestionnée. Elle montre cependant en certains points une hyperliémie persistante et quelquefois même, au niveau des plis de Tinleslin grêle ou irrégulièrement sur le sommet des plis du gros in^ leslin, des ulcérations superfirielles. Ces ulcérations peuvent envahir les tissus profonds jusqu'au point d'amener une perforation (Hamernyck). Dans d'autres cas, l'intestin est aminci , comme lavé et atrophié.

Les caractères physiques du contenu de l'intestin diffèrent complètement de ceux observés dans la première période. Il n'y a plus de liquide rîziforme privé de gaz, comme cela a lieu au début ; le liquide intestinal est coloré par la bile ou de couleur brune ; assez souvent il renferme du sang. Le gi'os intestin contient des matières dures, ou bien au contraire des matières liquides.

Les altérations du sang dans le choléra sont portées à un très haut degré pendant la première période ou Talgidité. Le sang est privé de <érum, poisseux, si bien qu'il ne circule pas facilement dans les vaisîieaux et que même il s'y arrête complètement. Il résulte de cette diminution considérable du sérum sanguin que le chiffre des globules rouges, pour une même quantité de sang, est deux ou trois fois plus i^Tand qu'à Tétai normal. Le chiffre des globules blancs augmente dans la même proportion. Les globules rouges sont visqueux, diffluents; un grand nombre d'entre eux paraissent plus petits qu'à l'état normal; leur grand diamètre est, par exemple, de3à4/xau lieu de 7 fi.

11 ne paraît pas y avoir, du reste, de proto-organismes spéciaux itaos le sang des cholériques.

On obsci^e dans le choléra des lésions rénales avec albuminurie, dont nous étudierons la nature et la cause dans le chapitre de ce manuel consacré au rein.

Dans la période de réaction du choléra, le sérum du sang revient |irogressivement à sa quantité normale, et le chiffre des globules diminue dans une proportion à peu près équivalente. Cependant il est l'ortp»obable que dans cette période de la maladie les globules sont détruits en grand nombre, car les urines contiennent une forle proportion de matière colorante. Dans celte même période, le sang contient une grande quantité d'urée, et il se produit dans divers organes (les lésions congestives et inflammatoires , telles que congestions pulmonaires, bronchites, laryngites, pleurésies ; la pleurésie est par-

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fois purulente; on observe aussi de la congestion, des eccliymoM^ ei l'œdème de la pie-mère. Plus rarement, on a noté la suppunlion de la parotide, la cystite, la pyélo-népluile, etc.

En résumé, le choléra parait causé, ainsi que Pacini a cherché à rétablir, il y a longtemps déjà, par un micrococcus qui pénètre dans les cellules épithéliales de l'intestin, s'y reproduit en très gi*and»* quantité, et détermine la chute du revêlement épithélial. Les villnsités intestinales plus ou moins dépouillées laisseraient transsuder une grande quantité du plasma du sang qui traverse le réseau ca|)illaîre. Cette conception de Pacini rend compte de la plupart des ph»^nomènes observés dans le choléra, en particulier la sécrétion intestinale séro-albumineuse et la concentration du sang. Cette Ihcorit* est également en rapport avec la contagion du choléra qui noih paraît indiscutable.

Ulcérations URÉMfQUEs. — 11 se développe quelquefois, dans le gros intestin, très rarement à la partie inférieure de l'intestin prèlf, des ulcérations décrites parTreilz et qu'il a rapportées à l'urémie. Elles sont prêt édées par un catarrhe et par des selles liquides qui sont alcalines et contiennent d'ass3z fortes proportions de carbonate d'ammoniaque. Au début des ulcérations, les selles contiennent un peu de sang et des débris de la muqueuse. Les ulcérations en effei sont consécutives à une mortification par places delà muqueuse et à l'élimination des eschares. C'est une sorte de dysenterie gangreneux dans laquelle la muqueuse intestinale n'est pas notablement épaissi»* ni congestionnée, mais présente des «schares suivies d'ulcéraiion>. Ces ulcérations, qui ont pour point de départ les follicules clos et I»' tissu qui les entoure, s'étendent de façon à acquérir jusqu'à plusieurs centimètres; elles sont en nombre variable et généralement leur grand axe est longitudinal. Elles peuvent se cicatriser en laissant des surfaces ardoisées lisses.

Fièvre typhoïde. — Les lésions intestinales de la fièvre typhoîd»siègent à la partie inférieure de l'intestin grêle. Il est assez rare de les voir envahir le gros intestin. On leur distingue quatre états surcessifs qui correspondent aux quatre périodes de la maladie et qui sont : l"* l'état calarrhal de la muqueuse intestinale ; S*" le gonflement et l'ulcération des plaques de Peyer; 3" des eschares d'élimination et 4" la cicatrisation.

l" Dans la première période, qui dure ordinairement de qualiv ;i

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