FIÈVRE TÏ1>1]01DE. — PLAQUES RÉTICULÉES
Dans le cas où l'ulcération atteint sépaiémenl les différents follicules qui composent une plaque de Payer, celle plaque présente une surface irrégulière parsemée de dépressions (plaque réticulée de
Louis). Sur les coupes de ces plaques réticulées, lorsqu'elles sont arrivées i la période de réparation, on observe que la couche auperlifielle des villosilés el des glandes de Lieberkûhn est en partie conspnée, ce qui montre qu'il n'y a pas eu de destruction ulcéreuse complète.
Asseï souvent on peut voir un ou plusieurs follicules transformés en petits abcès ; on en l'ait sortir une gouttelette de pus séreux en les ouvrant- Lorsque, sur des pièces durcies, on pratique des coupes comprenant un de ces petits abcès folliculeux, les éléments du pus sonl entrai nés par le mode de préparation el l'on observe un espace lide au milieu du follicule : cet espace est limité par des débris de ™.'seai« capillaires et des travées de lissu réticulé (voy. tig. 118). La paroi de ces petits abcès folliculaires est formée par un lissu conjonciif dont les fibres sont granuleuses et laissent voir entre elles des langées de cellules lymphatiques.
■{' Pendant la troisième période qui correspond au troisième septtnairede la fièvre typhoïde, les ulcérations des plaques se détergent pïT l'élimination de toutes les parties fortement infiltrées de cellules lymphatiques. Le tissu moins malade qui constiUie les parois et le lunii (les ulcérations est très congestionné, form.é de petits bourgeons charnus. La paroi des vaisseaux embi^onnaires est friable, *■« qui favorise les hémorrhagies. C'est en effet à celte période qu'ont l'eu les hémorrhagies intestinales abondantes, et à l'autopsie des individus morts à leur suite on peut découvrir les déchirures des
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vaisseaux qui ont versé le sang à la surface de rinlestin. Au nivtaii de ces déchirures on aperçoit de pelils pointe ecchymolîques ou un»* ouverture nettement visible. Il est plus rare d'observer des ruplure> vasculaires et des hémorrhagies pendant le second septénaire, bien qu'elles soient possibles lors de la séparation et de réiiminatioD d^^ parties nécrosées.
^'^ A la fin de la troisième période commence le processus réj^arateur qui se continue pendant le quatrième septénaire. Du fond i* Tulcère s'élèvent des bourgeons charnus de couleur rosée qui «; mettent peu à peu de niveau avec la surface. Le tissu qui conslilu.' ces bourgeons se condense, les bords de l'ulcère se rapprochent el la cicatrice se forme. Mais la réparation cicatricielle se produit It ntement, si bien que dans des autopsies faites six semaines, deux mub et même bien davantage à partir du début de la maladie, on peut trouver encore de petites ulcérations. Le tissu cicatriciel se pigmenu* presque constamment en noir et cette pigmentation persiste, de tell»' sorte qu'après des années on peut encore reconnaître des plaques df Peyer qui ont été atteintes autrefois par des lésions typhiques.
Dans un cas de fièvre typhoïde dont la guérison remontait à troi? mois, mais dont la convalescence avait été marquée parles symptômp.^ d'une rechute, nous avons vu à l'autopsie un catarrhe très intense d».' tout le tube digestif : une des plaques était encore ulcérée partiellement. Les autres, irrégulières à leur surface el pigmentées, élaieni cicatrisées. Sur celles-ci, l'examen histologique nous montra que toute la partie primitivement envahie par l'ulcération, c'esl-à-din» toute la surface de la muqueuse au niveau des plaques, était remplacée par un tissu conjonctif à fibres longitudinales séparées par une grande quantité de cellules rondes interposées entre elles. Il n) avait plus vestige de follicules clos, de glandes, ni de viilosilés. Le< vaisseaux étaient restés dilatés, volumineux, à parois embryonnaires et, autour d'eux, comme à la surface de la muqueuse, il y avait du pigment noir.
Si, dans les parties cicatrisées, on trouve parfois des villosil»'> ou des glandes, cela vient de ce que tous les éléments de la muqueuse n'avaient pas été primitivement envahis par la lésion ; aiii>i que nous l'avons vu, les plaques de Peyer peuvent en effet êlp* lésées partiellement.
Les ulcérations de la fièvre typhoïde ne donnent pas lieu à de^ rétrécissements consécutifs de l'intestin.