RESPIRATOIRE
§ 1 . — Lésioiui des fosses nasales.
Congestion, hémorriiagie. — La congestion de la muqueuse pituitaire s'observe comme le phénomène initial du coryza ou de l'épislaxis; elle peut dépendre des maladies du cœur et des poumons, des tumeurs des fosses nasales, ou de certaines maladies générales fébriles, telles que la fièvre typhoïde, la rougeole, etc.
Les hémorrhagies ou épislaxis sont tantôt primitives, comme cela a lieu si souvent chez les jeunes sujets, tantôt secondaires, comme dans la fièvre typhoïde , Thémophilie , le scorbut , les fièvres jrraves, etc. On ne sait pas si ces diverses hémorrhagies dépendent d'une lésion des parois des vaisseaux, ou si elles sont liées uniquement à une augmentation de la tension sanguine.
Inflammation de la muqueuse des fosses nasales, coryza. — Le coryza aigu commence par une congestion accompagnée d'une ♦'xsudalion séreuse. Les premières gouttes du liquide absolument transparent qui s'écoulent par les narines contiennent déjà des cellules lymphatiques. La présence de ces éléments dans la sérosité du conia tout à fait à son début démontre que ce sont des globules blanc5 sortis des vaisseaux, et non des produits de la multiplication des cellules épithéliales. On étudie dans ce liquide les multiplications f^l les transformations des cellules épithéliales, d'autant plus facile- «lenlque le produit de sécrétion est plus à la portée de l'observateur. Les cellules cylindriques deviennent globuleuses et elles se montrent parfois segmentées, de telle sorte qu'un élément sphérique, ayant le diamètre et la l'orme d'un corpuscule de pus, possède encore les cils vibratiles indiquant bien évidemment sa provenance (voy. 5,fig. 18). Elles se distinguent des cellules lymphatiques aux-
COiKIL ET RANVIER. il* - ^
^ HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE DE l'aPPAREIL RESPIRATOIRE.
quelles elles sont mêlées, en ce qu'elles De coûticonent pas de maliiT. glycogène, tandis que celles-ci en sont plus ou moins cliar^i''''~
Quand ces divers éléments sont très abondants, ils troublent phisoii moins le liquide sécrété et peuvent m^me le rendre purifornie.
Le coryza aigu secondaire s'observe dans les fièvres exanlhéniatiques, surtout dans la rougeole, dans l'éi'ysipèle de la face, dans h diplilhérie du pharynx ou du lai-ynx et dans la morve, loi'sque ifdiverses maladies se propagent aux fosses nasales. Chacune de C'S afTuctions se manifeste sur la muqueuse des fosses nasales avec W caractères locaux et la marche qui lui sont propres. Ainsi, dnn> rérysipèle, la muqueuse et le tissu sous-muqueux sont gonflt'S '■! œdématiés; dans la variole, on trouve les pustules; dans la diphlhérite, les fausses membranes caractéristiques de ces affections. Dans la morve, la muqueuse pituitaire présente une vive rougeur, iiH'' exsudation purulente, des exulcérations, de petits abcès mitiains profonds, isolés ou confluents, et les ulcérations qui leur surcèilenl; il survient enfin, dans cette maladie, des lésions inflammatoire." cimsécutives du périoste et des os.
L'inflammation aiguë guérit ou devient rhronique. Les corvza IV'quents et chroniques déterminent un épaississement du tissu r.>n-