ABCÈS MÉTÂSTÂTIQDES DU FOIE
(l'hépalice parenchymateuse présentent une grande analogie de forme avec les lésions qui ont été décrites sous le nom d'adénome du foie et que nous retrouverons bientôt dans l'article consacré à la cirrhose.
Hépatite purulente. — Celle forme d'hépatite est caractérisée par la présence de foyers purulents, les uns petits et nombreux, rarement « onsidérables, tels qu'on les observe le plus souvent dans nos climats dans rinfection purulente, les autres sous forme de collections plus iirandes, telles qu'on les voit surtout dans les pays chauds. Ces derniers sont précédés de congestions hépatiques et de troubles de la ycrétion biliaire ; ils sont souvent consécutifs à la dysenterie et aux lièvres intermittentes.
Nous rattacherons à l'hépatite purulente les thromboses et inflammations de la veine porte et les abcès biliaires.
a. Abcès métastatiqms du foie. — Les abcès métastatiques du foie paraissent devoir être toujours rapportés au transport par le sang des microbes pyémiques. On les observe dans l'infection purulente causée par les traumatismes, par les opérations chirurgicales, Var rinfection puerpérale, etc. On trouve quelquefois aussi de petits abcès métastatiques dans la fièvre typhoïde, probablement à la suite des eschareSy et dans la variole pendant le stade de suppuration. Dans la plupart des faits, les abcès métastatiques coexistent avec une liépatite parenchymateuse plus ou moins marquée.
Dans l'infection purulente avec abcès hépatiques, le foie est hypertrophié; sa surface présente h considérer le relief d'un nombre plus ou moins considérable d'éminences hémisphériques, régulières, jaunâtres, qui soulèvent la capsule de Glisson; les unes sont miliaires, les autres atteignent le volume d'un grain de chènevis, d'unpetitpois ou davantage. Les plus grosses sont manifestement fluctuantes et contiennent du pus liquide. Après avoir sectionné le foie, sa surface de section montre, sur un fond rouge et très congestionné, des Ilots jaunes, opaques, à surface plane, donnant par le raclage une quantité variaJble d'un liquide puriforme; leur diamètre varie depuis la grosseur d'une tête d'épingle jusqu'à celle d'une noisette ou d'une noix. Il est facile de constater que les grands îlots se sont formés par la confluence d'Ilots tout petits, car leur bord est sinueux >'l festonné, leur centre contient du pus tout à fait liquéfié, tandis que leur périphérie est constituée par des lobules hépatiques jaunes
et iofillrés d'uae pelt[e quantité de pus, mais aoo encore complètement ramollis.
Lorsqu'on examine attentivement, à l'œil ou, les lobules liêpatiqu-'> au début de l'altération qui les transforme en abcès miliaires, oo voit que certains lobules sont d'un rouge foncé, comme ecchymo?>'? Dans ces lobules, on aperçoit une tache jaune, opaque, sèche ou donnant au raclage une gouttelette de pus. A côté de ces lobules ^Vq trouvent d'aulresqui sont complètement jaunes et plus ou moins inliltrées d*un liquide puriforme. D'après ce premier esamen, on peut inférer que l'abcès débute par un lobule hépatique qui se convt-itii peu à peu et assez rapidement en un petit abcès.
L'examen microscopique des coupes confirme ce résultai. Lor-qu'on examine une préparation contenant plusieurs ilôts dont fun est en voie d'altération, on trouve dans ce dernier des lésions It'-? manifestes portant sur les vaisseaux et sur les trabécules de r elluli'j,
nait; «u, relliilts hipatiq»! sa MftntTMcaau aailoilf- -
Les capillaires de l'Ilot sont plus ou moins remplis, par places, àt micrococcus agglomérés en masses zoogléiques, qu'il est facile An mettre en évidence, soit en traitant la coupe non colorée par l'acide acétique cristallisable, soit en la colorant avec la safraoine ou avi^ le violet de métliyl B. Les capillaires contiennent en outre des globules blancs plus ou moins altérés et des globules rouges en peii' nombre. A la péripliério de l'Ilot, le long des vaisseaux portos (t
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autour de la veine centrale, on peut voir des cellules migratrices. Toutes les travées des cellules hépatiques de rilot malade soot detenues pâles, grenues; elles sont mortiQées, se colorent mal, leurs noyaux sont moins visibles ou détruits et finalement elles s'atrojèient et se réduisent en granulations ; leurs débris se mêlent à des r^llules migratrices pour constituer le liquide purirorme qu'on confie dans l'ilot qui en est infiltré. Les ilols hépatiques voisins de l'i-lui que nous venons de décrire présentent simplement une con- V'eslioD, uD remplissage et une distension de leui's vaisseaux capillaires par du sang, et une inflammation du tissu conjonctif périlobulaire, manifestée par des celtuies rondes situées dans les espaces («rtes,
lin ilôt, après avoir été le siège des thromboses ou embolies capil- !;.ires formées par le microccocus de la pyémie, après la deslruclioD molécutaîre des cellules qui le constituaient, se transforme en une petite collection purulente. Le tissu conjonctif et les parois des (aisseaux qui appartiennent à cet îlot se ramollissent et se détruisent rapidement en effet au milieu du pus.
Ces îlots en suppui-ation s'agrandissent par leur union avec des Toyers voisins pour former des cavités plus grandes pleines de pus. Le foie est en général de couleur jaunâtre et opaque autour des points ^appu^és.
U contenu des abcès est formé de débris de cellules hépatiques ou Je cellules hépatiques encore reconnaissables, mêlées à des leuconles. Dans le tissu du foie devenu jaune et opaque qui entouru
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les abcès, on trouve soit une dégénérescence graisseuse des cellules hépatiques, soit un» inflammation intei'slitielie subaiguë portant sur te tissu conjonctif des espaces portes, soit des ilols hépatiques ilans lesquels tous les vaisseaux capillaires et les veines sus-bépa-
tiques sont remplis d'un coagulum (îbrincux, tandis queleslravfe^ de cellules hépaliqueti sont atiophiées et nécrosées. Ainsi, dans dd^ observation d'abrès melastatiquc: du foie, consécutifs à un panariprofond, tes lobules hépatiques voisins des abcès, jaunâtres, ayant conservé leur forme présentaient leurs capillaires et les veîoe? sus-hépatiques remplis pai un coagulum fibrineux et par des cellul» lymphatiques. Enlie les capillaiies dilatés par le coagulum préct^ dent, les ti'abécules de cellules hépatiques étaientamiocis au point dn n'être plus représentés par places que par des cellules mortiliéej. atrophiées, étranglées tnirc les capillaires voisins (voy. c, r, t ,
; r, i*. C, puoi dci upHlum B« 4fta) ■ (iloé* ttttn 1> ptrol dn cipUwn >< lo elobolea bboca cl da Ibriat irmlwn
fig. 134). Il était facile de s'assurer que la fibrine et les cellules étaient bien réellement situées dans les capillaires, car on reconnaissait la membrane mince et l'endothélium de ces vaisseaux. Souveoi aussi, entre la paroi e, e, des capillaires et les cellules hépatiques atrophiées, il y avait des cellules lymphatiques a sorties des vaisseaui et de la fibrine granuleuse. Les veines hépatiques du centre de I'Ul'I et les troncs plus volumineux appartenant k la vane sus-hépatique étaient Ihroinlwsès ; leurs parois étaient également infiltrées de cellules lymphatiques. Il y avait i la fois thrombose et phlébite de la