ABCÈS BILIAIRES
lion, loin de se limiter, s'étend au tissu coDJonctir voisin et donne lieu à un abcès qui peut devenir très considérable. Peut-être, suivant Niemeycr, est-ce là l'origine de la plupart des grands abcès du foîe ^lans notre climat.
Dans une autre série de faits relatifs, soit à la lithiase biliaire
Fw. m. ~ Akcii bilitlrM inbtit», ebfirrii dini ons cirrliSH bjpartnphlqu (d'iprïi Sibonrin).
A. iilnuulioi de li ftnl d'un uuJ biliiin lu début d'un >bcï« biliain. Lu caiilé du uul uaiml MCon dn uUulu épilb^litin FyUndnqwu (r.roiiiiuuHiil de W diamiilrei), — B, UKtioB 'a Hiri tbcii dml li paroi »1 InSlIrf* da pcUl» cellulei <( du» lequel ou ne recouaett pba ti cMùtt c]rlindri^e> (Graiiiiicmeal de 30 diimitr»]. — C, ibcèi plui loliimineui doni le naUH. cvDiitttni en ua mafiru do eellulei de pui, eil UmM qoind 1i prépiriilsn * éli ttil*. U avilé • 4> L'Abcès eil bordde pir u» cooche pulptuie pjofdniijae, puii pir du ILuu conjonc*
simple, soit à la cirrhose hypertrophique biliaire avec ou sans calculs, OD trouve des abcès biliaires très petits, dont quelques-uns soDt
à peine visibles à Toeil nu, tandis que les plus volumineux atteignent à peine le volume d'un grain de chènevis. Sur les coupes des plu> petits, on trouve à leur partie centrale une ou plusieurs couches de cellules cylindriques tout à fait caractéristiques, puis une zone épaisse de cellules rondes ou cellules lymphatiques tenant la place de la paroi du canal biliaire et du tissu conjonctif périphérique. Au pour* tour de ces petits abcès, il existe une zone de tissu conjonctif qui \e> sépare du parenchyme hépatique altéré, comprimé par eux. La coupe d'abcès plus volumineux, ayant par exemple 1 à 2 millimètres de diamètre, montre, au centre, un magma formé de cellules rondes granuleuses et qui tombent facilement quand on monte la préparation. La lumière centrale de l'abcès ainsi vidé est limitée par une zone de tissu embryonnaire infiltré de cellules de pus granuleuses; au pourtour de cette couche on voit un tissu conjonctil fibrillaire présentant quelques cellules rondes dans ses mailles. La paroi de l'abcès est formée en dernier lieu par une membrane pyogénique marquant une certaine tendance à l'enkystement.
Tout autres sont les abcès biliaires aigus accusant une inflammation très intense et qui aboutissent au contraire à une suppuration diffuse. Ces abcès qui ont reçu les noms d^abcèsmiliaireSypisiformes^ lenticulaires y aréolaireSy atteignent rarement un volume supérieur à celui d'un haricot. Ils sont le résultat d'une oblitération inteimittente ou permanente des voies biliaires par des calculs. Us sont quelquefois très nombreux, trente, quarante, ou davantage, disséminés dans tout l'organe, souvent groupés par îlots, et alors ouverts les uns dans les autres, de telle sorte que leur union donne lieu à des foyers purulents multiloculaires. Ils contiennent un pus rendu verdfltre par son mélange avec la bile. Ils sont entourés par un tissu grisâtre, infiltré, ramolli, et ils siègent très manifestement dans les cloisons interlobulaires du foie. Le parenchyme hépatique est souvent intact. D*après les observations de Malassez, Gombaut (I), et d'après celles de Chauffard, Brault, etc., qui toutes sont concordantes, ces abcès résultent d'une inflammation des canaux biliaires interlobulaires accompagnée d'une inflammation suppurative du tissu conjonctif voisin (péri-angiocholîte). Sur les coupes des plus petib abcès visibles à l'œil nu et à leur début, on voit à leur centre la section longitudinale ou transversale d'un ou de plusieurs canalicule.^
(1) Cités par Cliarcot, ia Leçoni $ur les maladieê du foie.