LÉSIONS PRIMITIVES DE L’APPAREIL ÉPENDIHAIRE ET NÉVROGLIQDE
Dans les chapitres qui précèdent, nous avons étudié des lésions de la névroglie qui peuvent être considérées comme secondaires, parce
elles ont manifestement le rôle le plus important dans les complexus anatomo-pathologiques dont elles font partie ; aussi peut-on considérer ceux-ci comme des myèlopalhies à lésions prépondérantes de la névroglie.
Les lésions primitives de la névroglie ont une tendance hypertrophique marquée; elles aboutissent souvent à la formation de néoplasmes. Parmi les néoplasmes névrogliques, qui vont être l’objet de ce chapitre, il en est qui affectent les caractères de véritables tumeurs malignes; ce sont des gliomes, comparables à ceux du cerveau; ils sont très rares dans la moelle. Les autres, auxquels Schultze a donné le nom de glioses, ont été l’objet de très nombreuses discussions
L’épithélium épendymaire j continu de la cavité agrandie.
l’hydrocéphalie ;
fœlale fut perfectionnée et complétée principalement en Allemagne ; Leyden, Virchow considérèrent les cavités pathologiques de la moelle de l’adulte comme le résultat d’une dilatation du canal épendymaire (hydromyélie).
D’autres auteurs rattachèrent la formation de la cavité à la fonte d'une néoplasie névroglique (gliose, gliomatose, gliome), se développant habituellement au voisinage de l’épendyme, mais pouvant aussi
ments); 5" les dégénéralions consécutives,.
. ■ Néoplasme sêvrogliqde. —.a) Son siège.— d’étudier la struc- •ture de ce néoplasme, il nous faut tout d’abord décrire sa topographie exacte dans, l’intérieur de la moelle et du bulbe et préciser ses rap- -ports avec le canal de l’épendyme, tels qu’ils apparaissent lorsqu’on étudie des coupes sériées de l’axe nerveux à l’aide d’un faible grossis-
Dans la moelle, la tumeur siège soit m centre, dans la région du canal épendymaire qu’elle englobe, soit dans des portions plus ou moins excentriques, msis toujours en arrière , de l’.épendyme, qui reste visible en. avant d’elle. Nous envisagerons, successivement ces deux éventualités.
Si l’on étudie en coupes sériées un cas de syringomyélie centrale bien typique, on. constate que, au voisinage, du niveau où débute la tumeur, le canal de l’épendyme subit des modifications; sa lumière .s’efface, par suite de la prolifération de .se,s cellules-, le tissu périr épendymaire s’épaissit, se distingue de plus en plus nettemeut des iUssusenvirounants e.t:fofme une petite néoplasie cylindrique qui siège
SÉVROGLIftOE
épendymaire. D’autre i névrogüque de la syring
.); des cellules épithélioïdes qui sont disposées s, et qui ne sont autres que des cellules épeni l’épaisseur des tissus.
CAVITÉS SÏRIHGOMÏÉUQDES
La lésion vasculaire, très spéciale, que nous venons de décrire, est plus ou moins accentuée suivant les cas. Schlesinger a vu dans un cas de syringomyélie cette lésion exister seule, sans gliome, avec Un canal central normal, sauf dans une petite portion de son parcours à la
fonte du gliome. Cette variété complexe est caractérisée par ce fait que, sur des étendues d’autant plus grandes que la cavité est elle^ même plus vaste, la paroi névroglique cesse d’être revêtue d’épithélium cylindrique.
Les espaces où la paroi est dépouillée de son épithélium répondent à des portions de tissu gliomateux en voie de fonte et de disparition ;
sain et tapissée uniquement
siègent dans les
répithéiium de
Nous avons décrit plus haut (voir page 206) ia formation des névromes intramédullaires dans la syringomyélie; nous n’y reviendrons pas ici.
Syringomyêlie consécutive à la compression médullaire; forme packyméningitique de la syringomyélie; syringomyélie associée au tabes. — Dans la description qui précède, nous avons eu en vue la forme de syringomyélie ia pius habitueile, celle qui se développe comme un processus primitif et autonome.
névroglique). Le réseau d( peu développé; il peut fait
anent-ils à leur périphérie i ont été englobés par la tui
qui peuvent prendre l’aspect myélitique dans le parenchyme nerveux environnant (Schlesinger). La tumeur elle-même peut subir diverses dégénérescences qui sont l’origine des cavités.
QÜATRIÈMÉ SECTION