INTRODUCTION
de la littérature concernant l’anatomie pathologique d périphérique est plus apparente que réelle. Si l’on Roc {(itftrations ffrossières
singuUè-
L’anatomie pathologique du tube nerveux est ramenée à l'étude de la cELLtiLE SEGHEüTAiEE, dans laquelle, comme dans toute cellule, il y a lieu de considérer séparément les substances différenciées (myéline, fibrilles conductrices) et la substance non différenciée (protoplasma végétatif).
S’il est vrai que toute cellule se spécialise en vue d’une fonction, il ne faut pas oublier que c'est le fonctionnement qui détermine et perfectionne la différenciation cellulaire. Les substances différenciées destinées à assurer le fonctionnement dans les conditions les plus favorables apparaissent et se développent au prorata de ce fonctionnement; elles diminuent ou disparaissent au prorata de toute diminution du arrêt de fonctionnement. Elles occupent la place la plus importante à l’état physiologique et donnent à la cellule les caractères spécifiques qu’on lui connaît. Mais ce sont de simples pi-oduits de sécrétion interne du protoplasma qui n’ont pas, à proprement parler, de vie ' propre, en ce sens qu’ils ne se nourrissent, ne se réparent, ne prolifèrent pas par eux-mêmes, mais sont nourris, entretenus et réparés par le protoplasma de la cellule correspondante. Ces increta cellulaires (si l’on peut employer ce terme par opposition à excreta) ne sont susceptibles d’aucune réaction active et ne peuvent que disparaître passivement sous l’influence de toute cause pathologique quelconque. La substance grasse myélinique, les fibrilles cylindraxiles sont, à cet égard, assimilables à la fibre conjonctive, à la fibrille striée, à la granulation de glycogène qui n'ont pas davantage de vie propre et relèvent de, la cellule conjonctive, du sarcoplasma et de la cellule hépatique.
Uproloplasma non différencié, au contraire, représente l’élément
l’hyperplasie et à l’hyperactivité du protoplasma végétatif, comme si la cellule, obligée de consacrer toute sa vigueur à sa défense personnelle, renonçait momentanément à l’entretien de ses produits de perfectionnement.
La cellule perd alors tout ou partie de ses caractères distinctifs et, bien que conservant une vitalité parfois même exaltée, tend à prendre un aspect neutre, plus purement protoplasmique, sous lequel
REST. A l’état normal, la substance différenciée, de laquelle relèvent les fonctions spécifiques et à laquelle la cellule doit ses caractères distinctifs, l’emporte de beaucoup. Al’étalpatho/opiçue, lorsque la nutrition et surtout le fonctionnement cellulaires sont touchés, cette substance différenciée s’efface plus ou moins complètement; la cellule tend à revenir à un état rappelant l’état embryonnaire et le premier rôle est rempli par le protoplasma non différencié, plus propre à se charger de la défense, de la réparation de l'élément menacé, et plus apte également à se plier aux conditions nouvelles qui pourraient lui
Il résulte de ces considérations que le nerf normal et le nerf pathologique ne sauraient être conçus et étudiés de la même façon.