‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 2 sur 50 · HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DU SYSTÈME NER · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DU SYSTÈME NER

rons à l’élude des tumeurs cérébrales, porte surtout sur les grandes cellules que nous avons décrites. Il s’agit de savoir si l’on se trouve en présence de cellules névrogliques ou de neuroblastes arrêtés dans leur

Le nom de porencéphalie a été donné par HeschI à des trous rencontrés à la surface de l’encéphale.

Les cavités siègent presque exclusivement au niveau des hémisphères. Il est exceptionnel de les rencontrer au niveau du corps calleux ou du cervelet. L’hémisphère gauche est plus souvent atteint que le droit; cependant les deux ont été vus pris à la fois et les lésions sont alors symétriques. On a même décrit une forme dans laquelle les deux hémisphères disparaissent presque en entier. On ne voit guère, dans ces cas de lésions très étendues, que quelques restes des circonvolutions inférieures et frontales, mais les ganglions opto-striés persistent.

Il peut, au contraire, n’y avoir qu’une ou deux circonvolutions détruites. Les lésions circonscrites siègent surtout à la partie antérieure ou moyenne du cerveau. La cavité est recouverte à ce niveau par un feuillet membraneux très vascularisé, qui appartient le plus

La porencéphalie vraie ne comporte pas de- détail histologique particulier. On ne trouve pas dans les circonvolutions de sclérose névroglique ; il s’agit d'un défaut de développement d’une partie du cerveau. Dans la porencéphalie fausse on retrouve la trace des lésions primitives et U ne s’agit, en somme, que de' pseudo-kystes qui seront décrits au ramollissement et à l’hémorragie.

Microcéphalie.

Ce nom est plus particulièrement appliqué aux cas où l’on trouve une diminution en masse de toutes les parties : pédoncules, tuber-

phalie des productions tératologiques et des tumeurs. Pour tains auteurs, les cas de microcéphalie reièveraient non pas d’atrophie cérébrale scléreuse, mais d’une agénésie cérébrale primitivi essentielle.

MÉN1NG0-ENCÉPH.4L1TES

Il n’y a peut-être pas lieu davantage d’écrire un chapitre relatif i la méningo-encéphalite qu’il n’y en avait un à faire de la méningite parce que la description des diverses lésions qu’elle comporte si trouve aux chapitres : encéphaiopatiiies infantiles, paralysie générale, méningo-encéphalites syphilitique et tuberculeuse. Nous nou bornerons donc ici à l’énoncé des principales divisions que comport la question.

d’origine, dites cellules cordonales, situées dans la substance grise adjacente.

Les nerfs périphériques, au niveau de leurs filets cutanés ou intramusculaires, présentent des tubes en voie d’atrophie, comme dans toutes les affections cachectiques des centres nerveux.

Les ganglions du sympathique auraient présenté, d’après Bonnet elPoincarré, des lésions parenchymateuses et interstitielles, qui n’ont pas été retrouvées dans les recherches nouvelles.

Paralysies générales associées. — Bien des associations morbides sont possibles. Comme maladies cérébrales surajoutées, signalons ; l’athéromasie et les anévrismes miliaires (foyers de ramollissement ischémique, foyers d’hémorragie) ; la syphilis et ses formes multiples (artérites, méningo-encéphaliles localisées ou diffuses) ; les encéphalopathies toxiques (alcoolisme, saturnisme, arthritisme), avec leurs lésions, à la fois cellulaires et vasculaires, à types dégénératifs et scléreux mélangés.

Du côté du bulbe, ce sont des atrophies nucléaires, des foyers de

îs plus fréquentes; par

int dues, pour une large pari, à la destruction des s de la substance grise.

la sclérose du cordon postérieur serait mieux à sa

'HILIS MÉ.N'I.NGÉE ET CÊRÉBR.4LE

la syphilis peuvent se ramener aux principaux types

a embryonnaire, c’est-à-dire la formation d’amas idus de cellules jeunes, de formes diverses, consti-

position que la précédente infiltuation. II est possible que la sclérose s’installe d’emblée par un processus d’inflammation lente, mais il est probable que très souvent elle n’est que le résultat de l’organisation progressive de l’infiltration embryonnaire. Ce qui semble le démontrer, c’est l’association fréquente des deux formes histologiques.

Ni l’une ni l’autre de ces deux lésions ne présente de spécificité histologique, ’et quand on veut les rapporter à la syphilis on doit prendre en considération des données en dehors de la lésion elle-même : âge, antécédents, coïncidence d’autres lésions spécifiques ailleurs,

3® La gomme, qui se présente sous deux formes : tantôt elle est localisée, nodulaire ; tantôt elle est infiltrée et diffuse.

Forme nodulaire. — Ces gommes, de volume et de nombré variables, ont d’ordinaire une forme ronde ou ovoïde, mais toujours quelque peu irrégulière, anguleuse. Leur couleur varie du rouge au rouge jaune et au gris; sur des coupes, par places, on constate que le néoplasme présente des points de consistance et d’aspect variables. Ici, le tissu est mouetrougeâtre; là, il est dur et grisâtre, ou encore il y a des foyers caséeux.

Quel que soit son volume à l’état de complet développement, cette lésion se présente sous l’aspect d’un nodule induré, qui, sur une section, se montre composé d’une zone centrale caséiforme en dégénération et d’une zone périphérique qui la relie insensiblement au

par la syphilis le plus habituellemeut.

Pachyméningite.

Il existe cependant des lésions qui se localisent à la dure-mère. Elles peuvent être extra ou intra-duremériennes. 11 peut aussi se développer des lésions de pachyméningite interstitielle.

La pachyméningite externe est une lésion commune, le plus souvent secondaire à une lésion du crâne : gomme, ostéopériostite, ostéomyélite gommeuse. Dans ce cas, ia lésion inflammatoire ou la diffusion de la production gommeuse amène une symphyse par l’union

en partie la dégénérescence caséeuse. Les vaisseaux obstrués en grand nombre étaient atteints de dégénération hyaline.

Ce néoplasma infiltré et diffus se distingue, non seulement par l’étendue de la lésion, mais par l’absence de la membrane d’enveloppe qui entoure souvent les gommes cérébrales.

Dans ces conditions l’aspect macroscopique est moins nettement celui d’une tumeur ; il répond davantage aux termes d’infiltration massive, d’encéphalite gommeuse diffuse avec caséification d’un vaste territoire, d’un lobe cérébral entier.

SIÉKINGO-ESCÉPHALITE SÏPHILITIOUE

Sauf dans les cas où la maladie se traduit par des gommes profondes, le plus habituellement il y a participation des méninges, lorsque la syphilis touche le cerveau. Sa détermination cérébrale est donc très souvent méningo-encéphallque. On a décrit plus spécialement une forme à évolution lente, caractérisée par l’épaississement considérable des méninges et leur adhérence entre elles : symphyse triméningée. Cette carapace méningée adhère d’autre part intimement au

TÜBERCÜLOSE CÉRÉBRALE ET MÉSINGÉE

La tuberculose frappe les méninges et le cerveau, y produisant des lésions qu’on peut rattacher à deux types assez bien définis et que nous alions décrire : le tubercule cérébral et la méningite tuberculeuse.

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