TUBERCULOSE
fl) Par lésion des centres entraînant une régression wallérienne des. nerfs correspondants;
i) Par des toxines agissant sur les tubes nerveux et déterminant leur dégénérescence (polynévrite tuierculeuse) ;
c) Par action directe des bacilles (tuberculose des nerfs).
dans quelques cas à une polynévrite (Carrière, Dopter et Lafforgue). Quiilot, inocuiant localement dans l'épaisseur du sciatique de ia toxine tuberculeuse et de la tuberculine, a réalisé une névrite (parésie, atrophie, troubles trophiques) qui s’étendait de proche en proche et Bnis-
cellules anguleuses ou arrondies réfringentes; petit foyer de désintégration granuleuse. Pas de sclérose des faisceaux blancs. Régions dorsale et lombaire, absolument normales).
Serfs périphériques. — Les fibres nerveuses apparaissent à peu près toutes pourvues d’une myéline le plus souvent régulière ou segmentée sous forme de longs boyaux, plus rarement en boules. Ces modifications de la myéline sont peu considérables ou tout à fait absentes sur le plus grand nombre des fibres.
Il n’y a ni multiplication des noyaux, ni bourgeonnement du proto-
Le cylindraxe a totalement disparu sur le plus grand nombre des fibres, même celles dont la myéline est régulière. Par le Pal et l’acide osmiqne, presque tous les tubes apparaissent soit comme complètement remplis par une substance grise, soit sous forme d’un cercle noir limitant un espace central. Par le picro-carmin, rien ne se colore
ILOGIE PATHOLOGIQUE
solidifié (Bordoni-üffreduzzii, Czapiewsk), et sur pomme de terre géiatinée neutralisée (Spronck).
Dans ia lèpre le nombre des bacilles infiltrant les tissus est ordin^rement coiossai, au point que la masse bacillaire contribue pour une part importante au volume des nodules lépreux. Ces bacilles sont rarement isolés les uns des autres. Presque toujours la glée qui ies entoure ies réunit en colonies dont i’aspect a été comparé à un paquet
noyaux et ia formation d’éléments spéciaux qui sont ta caractérisque histologique du léprome ou nodute lépreux.
Afin de n’avoir pas à y revenir nous rappeiierons, tout d’abord, les éléments constitutifs du léprome d’après la description récente qu’en a donnée Jeanselme.
a) La cellule lépreuse de Virchow est un élément vacuolaii-e farci de bacilies et trois à quatre fois plus volumineux qu’un ieucocyte. Chargé de un ou ptusieurs noyaux gros, clairs,- épithélioïdes, généraiement excentriques, le protoplasma est creusé d’abord de vacuoles petites (protoplasma en écumoire) qui se dilatent ensuite au point de remplir tonte ta ceiiule. Les bacities se disposent en paquets dans le protoplasma et sont d’autant plus nombreux que, la cellule est plus
pas ici d’une seule cellule hypertrophiée, mais de plusieurs cellules conjonctives dont le protoplasma aurait disparu au contact des bacilles, tandis que les noyaux se divisent, s’éclaircissent mais persistent englobés dans la substance mnqueuse qui unit les bacilles. Ce ne serait pas nn corps cellulaire farci de bacilles, mais une zooglée renfermant les noyaux de cellules voisines détruites.
La cellule lépreuse n’existe que dans les portions centrales les plus anciennes du léprome.
b) Les cellules géantes sont de vastes masses protoplasmatiques, homogènes, facilement colorées et polynucléaires, dont les vacuoles
lE PATHOLOGIQUE
Bauer). Pour Baüer elle ne relèverait qu’indireetement de l’hydrargyrisme et dépendrait des lésions rénales et hépatiques provoquées par le traitement intensif.
Lorsque les accidents sont localisés à un tronc nerveux comme le cubital (Ehrmann, Gaucher, Gross), le sciatique (Fournier, Dieuiafoy), le saphène interne (Stocloff, Schulemeyer), on peut se demander s’ii ne s’agit pas moins d’une lésion dégénérative toxique que d’une véritable névrite interstitielie par infiitration périvascuiaire.
II. SÊvniTE isTERSTiTiEiLE SYPHiLiTiouE. — La poKiDic, l’infiltraticn cellulaire sont rares dans les nerfs périphériques. Èiles s’observent dans le voisinage immédiat des tumeurs syphilitiques et sur-
trique de leur calibre. Les cloisons conjonctives, formées de flbrilies conjonctives lâches, ne sont ni pius nombreuses, ni beaucoup plus larges, ni beaucoup plus denses que dans les nerfs normaux (Gombault et Mallet).
L’hypertrophie des troncs nerveux relève de l’hypertrophie de la gaine de Schwann et de la présence de fibres de régénération; le
HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DES iSERFS
plasmique ou de cellules individualisées qu’elle subit ses divisions et segmentations successives.
Il en est de même dans les névromes où sa végétabilité excessive est proportionnelle à son retour à un état embryonnaire plus ou moins complet. Les cellules ainsi individualisées se prêtent, de par leur caractère embryonnaire, à des modifications morphologiques multiples que nous avons vues ébauchées dans les névrites, la régression vvallérienne et que nous observons ici à leur plus complet développement. Il serait difficile sous ces aspects divers de retrouver les éléments d’un tube nerveux si quelques observaüons ne permettaient de constater des formes de passage.