‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 38 sur 50 · SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

SYPHILITIQUES

COEÜR ET VAISSEAUX

Vendartérite est un processus habituel de la syphilis artérielle, mais elle ne présente en elle-même rien de spécifique. Les grosses

plaques de l’aorte ne diffèrent pas, au point de vue de leur structure,

des plaques ordinaires de l’athérome au début. Dans les petits vaisseaux, l’endartérite syphilitique présente souvent une très grande intensité, plus grande peut-être que dans toute autre variété d’artérite, mais sa structure n’a rien de spéciffque.

La sclérose est le terme de l’évolution des lésions syphilitiques; elle n’a absolument rien de pathognomonique.

Les CO.VSÉQUENCES. — Plus que toute autre, l’artérite syphilitique est grave, à cause de ses complications qui sont presque fatales et

pour ainsi dire inhérentes à son mode d’évolution. Envisagée sous ce point de vue, les complications relèvent de deux particularités ou deux tendances différentes de l’artérite syphilitique, tendance à l’oblitération, tendance à la rupture des parois.

Ce qui prédomine dans les petits vaisseaux à cause même de la petitesse de la lumière vasculaire, c’est la tendance à l’oblitération. L’endartérite devient très rapidement oblitérante; la lumière rétrécie, le courant sanguin ralenti favorisent la formation d’un thrombus qui complète l’oblitération. U y a alors thrombo-artérite qui peut n’être que temporaire, si le thrombus est détruit avant son organisation, ou bien définitive, si l’organisation du caillot sanguin se poursuit norma-

Le second facteur des complications de l’artérite syphilitique, est

litres cas. rarlérite, tout en étant perforante, n’amèr ration partielle, rupture de l’endarlère seule, ou rup1

s inflammations ou phlébites; s néopiasmes.

Page 1