‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 45 sur 50 · GANGLIONS LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

GANGLIONS LYMPHATIQUES

Leucémie aiguë. — Les ganglions forment des tumeurs non fusionnées entre elles, de grosseur variable; ils sont beaucoup plus petits que dans la leucémie chronique. Ils sont gris ou rougeâtres, suivant qu’ils sont plus ou moins congestionnés ; la congestion peut aller jusqu’à l’hémorragie.

Examen histologique. — La disposition générale du ganglion n’est guère modifiée, d’après Ehrlich; dans les cas de Gilbert et Weil dont nous avons pratiqué l’examen histologique, l’architecture normale était complètement perdue. Les centres germinatifs avaient disparu, ainsi que les follicules qui les renferment. Seuls persistaient les sinus périphériques.

Les cellules à l’accumulation desquelles était due l’hypertrophie du ganglion étaient de deux ordres : d’une part, de petits lymphocytes, d’autre part, de grandes cellules mononucléaires (1), dont le noyau était gros, pauvre en chromatine, rond, ou ovale, ou échancré, contenant de petits nucléoles. Le corps cellulaire, plus ou moins abondant, était dépourvu de granulations ; son volume était de 7 à 20 [i.

Les leucocytes polynucléaires et les éosinophiles manquaient dans

Il faut noter encore la sclérose plus ou moins intense des ganglions et la congestion toujours très accusée, les hémorragies, la présence de pigment ocre (2).

Cklorome (King), ou cancer vert (d’Aran). — De la leucémie aiguë on doit, d’après Recklinghausen, Dock, Paviot, Lang, rapprocher le chlorome.

Cette affection, qui consiste surtout dans l’apparition de lymphomes peiiüsiiques de l’orbite et du crâne et qui s’accompagne de leucémie, se généralise souvent aux divers organes hématopoiétiques. Les ganglions lymphatiques du cou, de la tête, de la langue, du palais, du pharynx sont le siège de tumeurs verdâtres. Celles-ci ont la même structure que les ganglions dans la leucémie aiguë, avec ceci de particulier que, dans les cellules de la tumeur, on trouve des petits grains fortement réfringents, ayant des réactions qui les rapprochent des matières grasses. La couleur verte s’altère à l’air et finit par disparaître rapidement (Paviot et Hugouneng). L’acide osmique à

Dans les cas d’infection banale due aux pyogènes, les altérations sont alors les mêmes que celles que nous avons décrites au chapitre des adénites infectieuses. Pour déceler l’infection tuberculeuse, l’inoculation au cobaye est souvent le critérium nécessaire.

Les ganglions peuvent enfin présenter une hypertrophie qui traduit seuiement leur suractivité :

Ganglions sains hypertrophiés. — Examinés sur des coupes histologiques à un faible grossissement, iis apparaissent déjà comme des ganglions en pleine activité : la substance corticale est particulièrement bien développée; au milieu de la nappe réticulée se dessinent très nettement les follicules qui sont souvent très gros et pourvus de centres germinatifs importants. Bien plus, ce ne sont pas seulement les follicules préexistants qui s’hypertrophient, mais il se forme, au milieu des cordons folliculaires, des productions folliculaires aber-

Les voies lymphatiques ne paraissent pas irritées ; on peut cependant voir, dans certains cas, une multiplication et une hypertrophie des cellules fixes, qui manifestent des propriétés phagocytaires vis-à-

La trame réticulée du ganglion n’est pas épaissie; il n’y a pas trace de sclérose.

A un plus fort grossissement, on voit que les follicules sont très développés; le centre germinatif surtout y prend une importance con-

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