‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 2)Chapitre 49 sur 50 · LÉSIONS DE LA RATE DANS LES LEUCÉMIES · texte numérisé non relu

LÉSIONS DE LA RATE DANS LES LEUCÉMIES

Leucémie lymphatique.

L’hypertrophie de la rate est un phénomène presque constant; elle

Virchow et comme dans un petit nombre d’observations nouvelles. L’hypertrophie est moindre que dans la leucémie myélogène.

La forme générale de l’organe est respectée ; ta capsule est souvent un peu épaissie et présente des traces de périsplénite. La consistance

follicules lymphoïdes, t

lECCÉMIE MYÉLOCESE UU

Dans les formes molles, le tissu conjonctif et le réticulum ne sont pas épaissis ; dans les formes dures, leur épaississement reste toujours très modéré.

La congestion est, en général, assez intense et on trouve de nombreux macrophages ayant englobé des hématies;

2" Dans d’autres cas que nous avons observés, au lieu d’une hypertrophie du tissu lymphoïde, on trouve une disparition presque complète des corpuscules de Malpighi, qui ne sont plus représentés que par de petits amas de lymphocytes tassés autour d’une artériole. Le reste de la pulpe présente un épaississement du réticulum, au milieu, duquel sont disséminés des lymphocytes. On ne voit pas de leucocytes polynucléaires, ni de cellules à noyaux bourgeonnants.

Dans un cas de pseudo-leucémie splénique observé par M. Hayem, le tissu était composé de leucocytes mononucléaires à noyau unique et fortement coloré, et d’un réticulum à travées épaissies.

Leucémie myélogène.

La rate est le plus souvent extrêmement grosse; elle peut peser 8 à 10 kilogrammes. La capsule est épaissie et présente souvent des traces de périsplénite, des adhérences avec les organes voisins.

La consistance est d’autant plus ferme que la rate est plus grosse et que la maladie a duré plus longtemps.

Si la maladie a été courte, la rate est gorgée de sang; si elle a été longue, le sang y est moins abondant.

Les corpuscules ne font pas saillie ; le tissu conjonctif est induré.

La pulpe de la rate contient des cellules identiques àcelles du sang; elle a subi la transformation myéloïde.

Dans un cas que nous avons eu l’occasion d’étudier en détail avec E. Weil, toute la surface de la rate semblait transformée en pulpe splénique, et l’on ne voyait pas trace de corpuscules de Malpighi.

Celte pulpe était comme la pulpe de la rate normale constituée par des cordons de tissu réticulé analogues aux cordons de Billroth, et par de gros sinus veineux séparant les cordons.

Dans ces cordons, on trouvait toute la variété des cellules myéloïdes : myélocytes éosinophiles ou neutrophiles mononucléés, volumineuses cellules à hoyaux multiples, grandes cellules à protoplasma fixant fortement l’éosine, à noyau central ayant l’aspect d’une plaque équatoriale, ou bien à contours irréguliers bourgeonnant irrégulièrement, polylobés.

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