‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 125 sur 210 · DÉGÉNÉRESCENCE DE LA MOELLE OSSEUSE · texte numérisé non relu

DÉGÉNÉRESCENCE DE LA MOELLE OSSEUSE

logique instaurant une structure se rapprochant de celle de la rate.

Évidemment la transformation lymphoïde de la moelle ne présente ni la fréquence, ni la massivité de la transformation myéloïde de la rate. Néanmoins, je crois pouvoir l’admettre en raison de la précision avec laquelle elle s’est manifestée à moi dans son exiguïté. Supposons que la conception ainsi présentée doive être simplement reléguée parmi les hypothèses. Elle fournira au moins une interprétation des deux processus histogénétiques différents dont la moelle peut être le siège. Je les rappelle : c’est l’hypergénèse des cellules spécifiques du tissu myéloïde d’une part, la multiplication des éléments dé la série lymphogène d’autre part.

Le tissu lymphoïde qui s’efface avant le tissu myéloïde dans la moelle des animaux âgés, est capable de se restaurer à l’instar du tissu myéloïde. Évidemment il continuera à rester à l’arrière-plan quand la moelle est appelée à régénérer toutes les cellules de son tissu propre. Il n’en produira pas moins ses éléments particuliers, dont le nombre est parfois considérable. Je citerai à ce propos la pullulation des Plasmazellen chez les animaux en puissance d’infection (d’infection par le bacille de Koch en particulier), la transformation lymphoïde partielle et diffuse de la moelle chez les lapins splénectomisés et infectés par le bacille d’Eberth, et dans le même cas les poussées parfois considérables de macrophages en état d’activité fonctionnelle.

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