‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 4)Chapitre 106 sur 148 · MUGUET · texte numérisé non relu

MUGUET

Inoculation aux animaux. — L’inoculation du muguet dans la chambre antérieure de l’œil du lapin (Gravitz), ou dans le péritoine, (Plauth) détermine des lésions locales; l’inoculation intra-veineuse (Klemperer) chez le lapin amène une mycose généralisée avec lésions du rein, du foie et de la rate, dans laquelle il se fait un véritable feutrage.

Le parasite, répandu dans l’air à l’état saprophytique, cultive sur la muqueuse buccale, lorsque celle-ci devient acide et lorsque l’organisme est débilité ; la contagion est une des grandes causes de la maladie.

Le saccharomyces albicans, qui est un parasite de la cavité buccale de l’homme sain, peut déterminer des angines pseudo-membraneuses (Teissier). On le retrouve aussi souvent associé soit au bacille de Lœffler, soit au streptocoque et aux autres bactéries de la bouche dans les angines diphtériques ou non diphtériques (Roger, de Stœcklin).

De la bouche, le muguet peut gagner l’œsophage, plus rarement l’estomac; on a signalé des cas de muguet de l’anus et des grandes lèvres. Le saccharomyces albicans peut enfin déterminer des lésions de suppuration: abcès gingival (Grasset), parotidite (Brindeau), abcès sous-maxillaire (Charrin et Ostrowsky).

Le parasite peut être transporté dans les viscères par le sang, et l’on a signalé des cas d’abcès de l’encéphale et du rein, et dans divers organes de petites granulations tenant le milieu entre le tubercule et l’abcès (Roger).

Le saccharomyces albicans n’est pas la seule levure pathogène observée chez l’homme. MM. Achalme et Troisier ont décrit un cas d’angine ressemblant cliniquement au muguet dû à un saccharomyces différent.

Busse a isolé dans un abcès du tibia une véritable levure.

M. Curtis, enfin, a retiré d’une tumeur sous-cutanée de l’homme, d’aspect myxomateux, en réalité simple infiltration parasitaire énorme du tissu conjonctif, une levure très pathogène pour le rat, la souris et le chien : le saccharomyces subcutancus tumefaciens.

PARASITES ANIMAUX Protozoaires.

Amibes. — Ce sont des masses de protoplasma renfermant un noyau nucléolé et parfois aussi des vacuoles et des granulations. Ces amibes émettent des pseudopodes qui leur servent à se déplacer et à saisir leurs aliments.

Ces amibes vivent dans la terre humide ou dans les eaux chargées de matière organique : elles peuvent pénétrer avec l’eau ou les aliments dans le tube digestif de l’homme.

Leur rôle en pathologie n’est pas encore bien démontré.

Des amibes ont été trouvées dans le pus d’abcès du maxillaire inférieur, mais c’est surtout dans l’intestin qu’elles ont été rencontrées ( Amœba coli Lôsch). Cette amibe a de 15 à 25 f* de largeur moyenne; elle présente des vacuoles et des granulations nombreuseselle a été rencontrée à l’état constant dans les déjections des individus atteints de dysenterie, par Kartulis; cet auteur ne l’a jamais observée dans les autres formes de diarrhée. Les amibes se voient surtout au fond des ulcérations du côlon ; elles peuvent être observées sur les coupes (elles se colorent fortement par le bleu de méthylène), dans la muqueuse, la sous-muqueuse et même la musculeuse, dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques. Les amibes ont été observées également dans les abcès du foie consécutifs à la dysenterie. Pour certains auteurs, elles détermineraient à elles seules une sorte de nécrose du foie, bientôt suivie d’abcès; pour d’autres, elles serviraient de véhicule à des microbes pyogènes.

Des amibes existent dans l’intestin normal et ont été retrouvées •dans les diarrhées non dysentériques. Pour certains auteurs, cette constatation rend suspect le rôle attribué aux amibes dans la dysenterie. Pour d’autres auteurs, il existerait diverses espèces d’amibes : les unes banales et inoffensives, les autres pathogènes. M. Laveran pense que la dysenterie aiguë de nos pays n’est pas due aux amibes; il n’a trouvé celles-ci qu’une fois sur dix; quant à la dysenterie des pays chauds, elle comprendrait deux formes distinctes : une forme épidémique contagieuse microbienne, une forme non contagieuse due aux amibes.

Coccidies. — Ce sont des sporozoaires parasites des vertébrés ; ces coccidies vivent dans les épithéliums et le tissu conjonctif; contenues dans les cellules épithéliales pendant leur période de croissance, elles font éclater celles-ci, tombent dans les cavités délimitées par ces cellules épithéliales, et s’y enkystent (Blanchard). Une variété surtout nous intéresse : le Coccidium oviforme qui se développe quelquefois dans l’épithélium des canaux biliaires de l’homme, mais est surtout fréquent chez le lapin (Malassez).

Les coccidies à l’état kystique sont introduites dans le tube digestif ; les parois du kyste digérées, les sporozoïtes peuvent encombrer les

COCCIDIES

voies biliaires et envahir les cellules de revêtement. La cellule épithéliale renferme alors une masse protoplasmique globuleuse large de 9 à 10 [>., légèrement granuleuse, renfermant un noyau et un nucléole dépourvu de membrane.

Chez l’homme, on a trouvé à plusieurs reprises dans le foie destumeurs remplies de substance puriforme de la grosseur d’une noix et contenant lin nombre immense de coccidies enkystées.

Les infections coccidiennes, très répandues chez le mouton, ln lapin, les oies, les poules, les pigeons^ les poissons, etc., semblent transmissibles de l’animal à l’homme (1).

Bien que relativement rares chez ce dernier, peut-être parce qu’elles n’ont pas été systématiquemènt recherchées, elles, ont été cependant observées d’une façon certaine un certain nombre de fois.

Elles peuvent siéger dans les muscles (Kartulis, Lindeman), dans les voies urinaires, dans le poumon (Severs), la plèvre (Kunstler et et Pitres), dans la peau (Milian, Cornil et Duret), mais surtout dans le foie, où elles sont relativement plus fréquentes (Gubler, Virchow,. Kartulis, Silcok, Dressler, Sattler, Sœmmering et Podvisowsky).

Les lésions que déterminent les coccidies, dans le foie de l’homme, sont analogues à celles que M. JVIalassez a étudiées dans la psorospermose du foie du lapin; ce sont, tantôt des pseudo-tubercules, tantôt des kystes. Ceux-ci se développent dans les espaces portes et ont des dimensions variant du volume d’une lentille à celui d’une noix; leur contenu est caséeux, formé de coccidies ou de capsules déshabitées ;au niveau des parois on trouve des leucocytes, des cellules géantes et des cellules épithéliales cylindriques, enfin une enveloppe fibreuse régulière. Les kystes peuvent atteindre le volume d’un œuf de poule et même d’une tête de fœtus.

Des coccidies peuvent se développer dans les canaux biliaires intrahépatiques, s’y multiplier sans enkystement et provoquer une abondante prolifération cellulaire, des végétations et même des ulcérations.

L’envahissement diffus du foie par les coccidies a été observé par M. Podvisowsky; mais cette forme diffuse ne doit être accueillie, d’après M. Milian, qu’avec les plus grandes réserves.

M. Milian a pu lui-même observer un cas de coccidiose ayant déterminé une petite tumeur du pied, opérée par M. Morestin. Cette tumeur douloureuse à la pression, à évolution extrêmement lente, sié-

(1) Les documents contenus dans ce paragraphe sont empruntés à la thèse de M. Milian sur les Sporozooses (Paris, 1899).

geait sous la peau qui était amincie, mais intacte et était constituée par un assemblage de grains blanc jaunâtre, du volume d’une tête d’épingle à un petit pois. Ces grains sont en réalité de petits kystes à paroi irrégulière et à contenu crémeux.

Histologiquement, la tumeur est constituée par des nodules inflammatoires formés de cellules embryonnaires parsemées de cellules géantes. Ces nodules renferment souvent un magma crémeux; certains n’ont plus de bordure cellulaire et se présentent comme des kystes à paroi conjonctive.

Dans les nodules on trouve les coccidies libres, ou commensales d’une cellule conjonctive, ou englobées par une cellule géante, ou tombées dans la cavité.

MM. Corail et Duret ont rapporté une observation analogue au point de vue histologique, dans laquelle il était difficile de distinguer des formes parasitaires typiques.

Hématozoaire du paludisme. ( Plasmodium malariœ.)

L’agent infectieux du paludisme est un protozoaire décrit par M. Laveran en 1878.

Morphologie. — Soit qu’on examine une goutte de sang frais, soit qu’on traite la préparation séchée et fixée par l’alcool éther, en plongeant la lamelle pendant une demi-minute dans une solution aqueuse d’éosine, lavant à l’eau, séchant, puis colorant une minute dans une solution aqueuse de bleu de méthylène, on décèle des formes particulières décrites sous quatre aspects par M. Laveran. La forme la plus commune est le type dit corps sphérique; ces corps sont des éléments hyalins d’un diamètre de 1 à 8 p., que l’on voit, selon les uns à la surface, selon les autres dans le corps même du globule rouge ; ces corps sont animés de mouvements amiboïdes; les plus petits ne contiennent pas de pigment; ce dernier apparaît dans les corps plus volumineux et se dispose en couronne. Dans les préparations colorées, le corps sphérique est légèrement teinté en bleu, sauf une vacuole placée excentriquement et qui est considérée comme étant un noyau. Les corps sphériques peuvent présenter des prolongements vibratiles, dits flagella. Ceux-ci s’attachent par une de leurs extrémités au corps sphérique et sont libres par le bout opposé; celui-ci présente souvent une extrémité piriforme. Les flagella peuvent se détacher du corps sphérique. Pour M. R. Blanchard, les flagella ne sont que des

HÉMATOZOAIRE DU PALUDISME

formes de dégénérescence, des productions agoniques. Le type dit corps en croissant présente deux extrémités effilées et un centre plus large rempli de pigment; souvent, dans la concavité du croissant, reste appendu un reste de globule rouge. On observe enfin un dernier aspect, corps en rosace ou segmenté : caractérisé par l’existence au centre du corps sphérique d’une masse, segmentée, divisée en huit à vingt secteurs.

Évolution du parasite. — D’après Laveran, l’hématozoaire apparaît d’abord dans le globule rouge, sous forme d’une pseudo-vacuole sans pigment; la vacuole augmente de volume et se charge de pigment noir. Les flagella n’apparaissent que plus tard. Les corps en croissant ne seraient qu’un aspect particulier d’un corps sphérique accolé à un globule rouge. Quant aux corps en rosace, ils seraient une forme adulte; les secteurs se désagrégeant deviendront libres et se transformeront en corps amiboïdes.

Golgi, Grassi et Feletti admettent qu’il n’y a pas un parasite unique; les formes amiboïdes doivent être distinguées des autres et. le parasite, selon le nombre des segments du corps en rosace, détermine une évolution particulière du type fébrile (Golgi).

L’hématozoaire n’a pu être cultivé sur aucun milieu artificiel (Roux et Laveran) ; inoculé aux animaux, il ne cause aucun accident; l’inoculation intra-veineuse de sang de paludéen à l’homme détermine l’éclosion d’accidents d’impaludisme.

L’hématozoaire serait un sporozoaire voisin des coccidies. Ce serait pour Metchnikoff un parasite intra-cellulaire.

Danilewsky a décrit chez les oiseaux (pie, geai) des parasites très voisins, mais non identiques à l’hématozoaire (Metchnikoff).

L’hématozoaire se voit dans le sang un peu avant les paroxysmes fébriles, ou au début de ceux-ci.

Nématodes.

Ce sont des vers cylindriques non ciliés, à corps allongé, fusiforme ou filiforme, non segmentés. Un certain nombre de ces vers sont parasites de l’homme.

1 a Ascaris lumbricoïdes — Très fréquent chez les enfants, surtout à la campagne.

Le mâle est long de 15 à 20 centimètres, large de 4 millimètres ; son extrémité postérieure, incurvée légèrement, est percée d’un cloaque auquel aboutissent l’intestin et les organes génitaux et d’où il sort deux spiculés; la bouche présente trois grosses lèvres.

La femelle est longue de 20 à 25, parfois 30 centimètres ; l’anus est situé à l’extrémité postérieure, l’orifice vulvaire un peu en avant du milieu du corps.

L’œuf est ovoïde, d’aspect muriforme, de 75 p. sur 58 p. de diamètre.

2° Oxijuris vermicularis. — La femelle est à peu près le seul parasite observé; elle est longue de 9 à 12 millimètres; la queue est très effilée et légèrement contournée en vis à son extrémité. La tête présente une vésicule remplie de liquide clair.

3° Ankylostoma duodenale. — Parasite de l’intestin grêle, il peut produire une sorte d’anémie pernicieuse, anémie des mineurs du Saint-Gothard (Perroncito); il est répandu en Italie, en Égypte, etc.

Le mâle est long de 6 à 11 millimètres, large de quatre à cinq dixièmes de millimètre; le corps est terminé en arrière par une bourse copulative, sorte de pavillon. La femelle est plus volumineuse. Dans les deux sexes, l’extrémité antérieure présente la capsule buccale armée de quatre puissantes dents chitineuses.

4° Trichina spiralis. — Le mâle, long de lMm,5, de forme cylindro-conique, effilé en avant, présente à sa partie postérieure deux appendices ressemblant aux deux mors d’une pince et constituant une sorte de bourse copulative. Chez la femelle, longue de 3 à 4 millimètres, l’anus est terminal et la vulve s’ouvre vers le premier cinquième de la longueur du corps.

Absorbées par l’homme quand elles siègent dans les kystes des muscles du porc, les trichines sont mises en liberté dans l’intestin, s’y accouplent et engendrent un grand nombre d’embryons.

Ceux-ci sont en partie évacués par les selles ; les autres gagnent les muscles striés, leur habitat normal.

Au début de la trichinose, on trouve une inflammation catarrhale marquée de la muqueuse gastro-intestinale; plus tard, des lésions des muscles striés, surtout du diaphragme, des muscles intercostaux. Ces muscles sont farcis de kystes contenant une larve de trichine. La trichine, d’après M. Grancher, détermine une abondante prolifération des

noyaux du périmysium, puis une transformation du myolemme ramolli en une^gaine Cellulaire ; la fibre musculaire pâlit et perd sa striation. La tricja'fne apparaît alors, d’abord mince et allongée, plus tard plus grosse §frepliée sur elle-même, puis bientôt enroulée. Le kyste est limité extérieurement par la couche la plus externe des cellules qui infiltrent le myolemme; les fibres musculaires s’atrophient progressivement.

Les kystes peuvent subir l’infiltration calcaire.

5° Filaria medinensis. — La femelle est la seule observée ; elle se

PILAIRES

présente sous l’aspect d’un filament de 50 à 80 centimètres de long et quelquefois de plus de 1 mètre. Sa largeur est de 0mm, 5 à 1 millimètre et demi. L’extrémité antérieure présente une surface irrégulière, percée en son centre par la bouche, ornée elle-même de deux grosses papilles. L’extrémité postérieure est constituée par une pointe mousse. Le corps de la femelle est rempli d’embrvons.

La dracontiase se traduit habituellement par des abcès sous-cutanés qui finissent par s’ouvrir au dehors. Au fond de la plaie, on voit la filaire ; ces abcès peuvent se compliquer de gangrène. Le parasite siège de préférence sous la peau des jambes ou des pieds.

6° Filaria sanguinis hominis (il en existe plusieurs espèces :Filaria nocturna, diurna,perstans, etc.).

Le ver adulte se trouve dans les vaisseaux lymphatiques de l’homme. Le mâle est incolore, il mesure 89 millimètres de long, son extrémité postérieure est légèrement incurvée. La femelle est de couleur plus foncée, plus grosse et plus longue que le mâle; presque toute la cavité du corps est occupée par les deux ovaires, remplis d’œufs et d’embryons. Geux-ci sont versés en grand nombre dans la lymphe et déversés dans le sang où ils se verraient seulement la nuit. Une gouttelette de sang examinée au microscope montre, en nombre considérable, les embryons de 150 à 300 p de longueur, très mobiles,, entourés d’une gaine transparente.

La présence de la filaire dans les vaisseaux lymphatiques est la cause d’un grand nombre de lésions : varices lymphatiques, thrombose lymphatique, œdème lymphatique, éléphantiasis des membres et du scrotum, rupture des lymphatiques, hydrocèle chyleuse, ascite chyleuse, chylurie.

7° Anguillula intestinalis ou stercoralis. — C’est un ver filiforme, long de 2 millimètres,, renfermant un utérus contenant cinq à huit œufs jaunâtres disposés en chapelet.

On a cru pouvoir attribuer à l’anguillule la diarrhée endémique dés pays chauds et spécialement la diarrhée de Cochinchine. Le fait n’est pas démontré.

Vers plats ou cestodes.

Tœnia solium. — Le taenia solium, qui vit dans l’intestin grêle de

I homme, est un ver rubané, blanc, long de plusieurs mètres (2 à 4).

II est composé d’anneaux dont les plus petits sont les plus rapprochés he la tête et dont les plus larges se trouvent à l’extrémité opposée.

COUNILET RANVIER.— I. 45

La tête ou scolex a le volume d’une tête d’épingle ; elle est ronde brune; on lui distingue quatre ventouses et un petit tubercule central' rostre ou proboscide , dont la base est entourée de vingt-quatre à vingthuit crochets disposés sur deux rangées.

Les anneaux viennent immédiatement après la tête et vont en s’élargissant progressivement jusqu’à l’extrémité de l’animal. Ils peuvent acquérir jusqu’à 12 millimètres de largeur. Chaque anneau représente un individu hermaphrodite. Les orifices des organes génitaux mâle et femelle sont réunis sur une légère saillie qui occupe un des bords de chaque anneau; ces organes sont composés de six à treize conduits sinueux, ramifiés, qui représentent l’utérus et les ovaires ; ces derniers sont remplis d’ovules. L’appareil mâle consiste en un pénis falciforme et un conduit séminifère.

Les derniers anneaux seuls sont a maturité; tœma solium. - a, probosles œufs fécondés dans ces anneaux contiennent chtts * ’c^c^ventoutesilun embryon qui possède déjà six crochets. 2- Un crochet isolé a, por-

J n r J tion fixe de la tête du tsema.

Les derniers anneaux se détachent : on les nomme proglottis ou cucurbitins. Ils sont remplis d’œufs fécondés.

Si les cucurbitins sont mangés par certains animaux, les cochons par exemple, les œufs arrivés dans l’intestin perdent leurs membranes d’enveloppe, l’embryon est mis en liberté et traverse les membranes intestinales pour se répandre dans diverses parties de l’organisme.

Arrivé dans les tissus, l’embryon devient cysticerque celluleux et détermine la formation d’un kyste.

Ce kyste est formé par une membrane de tissu conjonctif parcourue par des vaisseaux. Cette membrane fait défaut quand le cysticerque siège dans une cavité naturelle. Cette membrane incisée, le cysticerque se présente sous forme d’une vésicule arrondie mesurant 8 à 20 millimètres de diamètre, remplie d’un liquide transparent. On voit à sa surface une petite dépression. En pressant sur la vésicule, on fait saillir le corps, le cou et la tête de l’animal, qui étaient rentrés dans la vésicule caudale.

La tête est exactement celle du taenia; le cou et le corps présentent des plis sans anneaux distincts; il n’y a pas d’organes génitaux.

Pour que le développement complet du taenia s’effectue, il faut que le cysticerque passe dans le tube intestinal d’un autre animal.

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