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CONGESTION ET HÉMORRAGIE DU TISSU CONJONCTIF

du tissu conjonctif tuméfiées et plus nombreuses qu’à l’état normal (voy. fig- 400). Les ganglions lymphatiques auxquels se rendent les vaisseaux de la région contiennent une quantité variable de ces granulations colorées.

Les couleurs variées de que l’hémoglobine, soluble d’abord, se transforme successivement en granulations colorées sous le nom d’hématine et d’hématoïdine. Ces granulations se comportent, relativement aux éléments vivants qui les entourent, comme les matières colorantes finement pulvérisées qu’on aurait injectées dans le tissu conjonctif. Ainsi qu’il a été dit plus haut, elles déterminent une irritation et l’apparition d’un grand nombre de globules blancs qui se chargent du transport des granulations solides. Tel

l’ecchymose observée à l’œil nu tiennent à ce

est le mode de résorption des ecchymoses.

L’irritation produitepar les granulations colorées qui proviennent du sang est plus ou moins intense; tantôt elle passe inaperçue, tantôt elle est franchement

Fig. 356. — Coupe transversale du tissu conjonctif souscutané du chien dans une plaie saupoudrée de vermillon : c, cellules du tissu conjonctif disposées en forme de demi-anneaux autour des faisceaux de tissu conjonctif; f, faisceaux de tissu conjonctif devenus transparents sous l’influence de la glycérine; c' etc", cellules de tissu conjonctif vues suivant leur longueur; p, cellules lymphatiques infiltrées de vermillon, situées dans les espaces interfasciculaires agrandis et remplis d’un exsudât granuleux. Les cellules de tissu conjonctif représentées ici sont légèrement gonflées ' et contiennent aussi des granules de vermillon. — Grossissement de 350 diamètres.

suppurative et donne lieu

à un abcès qui succède à l’épanchement sanguin.

Nous avons vu plus haut (p. 155), à propos des hématomes inflammatoires, que les ecchymoses observées dans les inflammations du tissu conjonctif, constituées par du sang et de la fibrine coagulée, sont le siège d’une organisation nouvelle et définitive.

Les cellules du tissu conjonctif voisin pénètrent ces petits héma-

cornil et Janvier. — i.

MALADIES DES SYSTEMES ET DES TISSUS

tomes, s’y anastomosent tet donnent naissance à un tissu conjonctif nouveau vascularisé. i

Fig. 357. — Coupe de la fibrine dans un hématome, au milieu du tissu cellulaire sous-cutané enflammé (300 diamètres) : c, c, cellules de tissu conjonctif ayant pénétré dans les couches de fibrine adhérentes au tissu conjonctif. Ces cellules possèdent de grands prolongements anastomotiques entre elles ( Archives des sciences médicales, Masson et C10, édit.).

§2. — Œdème.

Au point de vue histologique, l’œdème est essentiellement caractérisé par un épanchement de sérosité albumineuse qui s’effectue entre les fibres du tissu conjonctif et qui les écarte les unes des ’liutres.

Quand on incise le tissu conjonctif lâche devenu œdémateux, on voit qu’il est transformé en une masse gélatineuse transparente, tremblotante, au milieu de laquelle on aperçoit des tractus minces, des îlots adipeux et des traînées rouges qui correspondent aux vaisseaux. Cet aspect résulte de ce que la sérosité comprise entre les fibres de tissu connectif y reste maintenue comme de l’eau qui imbibe de la ouate. Mais, lorsqu’on isole un fragment de tissu conjonctif œdémateux et qu’on l’abandonne à lui-même, les faisceaux connectifs et les fibres élastiques se rétractent, chassent la sérosité et ramènent ce tissu à son état primitif. Cette issue de la sérosilé est réellement due à la rétraction des fibres; car, lorsqu’on place les fragments œdémateux dans de la sérosité, ils n’en reviennent pas moins sur eux-mêmes. Cette propriété des fibres du tissu conjonctif, conservée longtemps malgré leur distension, explique l’écoulement facile et persistant de la

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