L. Infiltration glycogénique des cellules
Le glycogène est un hydrocarbure contenu normalement dans les cellules du foie, des cartilages et dans les tissus de l’embryon. La découverte par Claude Bernard de sa présence et de sa transformation en sucre de raisin dans le foie, a jeté un grand jour sur la fonction de cët organe, sur la nutrition considérée en général et sur l’étiologie du diabète.
Les granulations glycogéniques sont facilement observées grâce à la réaction qu’elles présentent avec une solution iodée. Mais comme elles sont solubles dans l’eau, les tissus à examiner qui en contiennent ne doivent pas être lavés. On les recueille directement dans l’alcool fort, on en pratique des coupes qui sont tout de suite colorées par une solution de gomme sirupeuse additionnée de solution de Lugol. Les granulations glycogéniques se colorent alors en brun. Les pièces recueillies sur le cadavre dans les autopsies sont traitées de la même façons mais, comme le glycogène se transforme constamment en sucre et se décompose rapidement, les observations faites sur les pièces d’autopsie n’ont pas toute la rigueur désirable.
Dans les autopsies de diabétiques, le glycogène existe en abondance, non seulement dans le foie, mais aussi dans les reins, la rate, le pancréas, etc. (Frerichs et Ehrlich, Paschutin, Straus). Abelen en a trouvé dans le cerveau dans un cas de coma diabétique.
La présence du glycogène sous forme de granulations dans les cellules est due à une infiltration et non à une dégénérescence de ces éléments, car leur noyau est toujours bien conservé et la cellule parfaitement vivante. Il est très vraisemblable que la cellule élabore les granulations glycogéniques et qu’elle ne se borne pas à les absorber et à les englober. Le glycogène ne se produit pas seulement dans l’économie aux dépens des substances hydrocarbonées, mais aussi à l’aide des substances albuminoïdes. Cl. Bernard a nourri des œufs de mouche sur du