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MÉTHODES DIVERSES

On trouvera dans l’ouvrage de Géraudel (1909), dans les mémoires de Bathery et de Fiessinger ( Arcli . de med. expérimentale, 1908, 1909 et 1910), des techniques particulières ayant aussi leur utilité. Une des* plus recommandables concerne la mise en valeur des eapillicules biliaires. Elle a déjà été proposée par Letulle et Nattan-Larrier (Journal de Physiologie, - 1907); voici en quoi elle consiste.

Ie Laisser les coupes séjourner quelques heures dans la solution aqueuse d’alun de fer à 2 p. 100; 2° passer à l’eau assez rapidement; 3° les mettre

5 grammes 100 cent, cubes

100 cent, cubes V gouttes

au contact avec la solution d’hëmatoxyline de Heidenhain; i° les traiter extemporanément par quelques gouttes de la solution d'alun de fer, jusqu’à ce que la préparation montre, au microscope, une couleur gris de fer bleuâtre; 5° laver largement à i’eau; 6° déshydrater comme d’usage par alcool absolu, essence de bergamote, xylol, huile de cèdre.

Nous avons obtenu de notre côté d’excellentes préparations avec la technique suivante :

Fixation et durcissement des fragments de foie dans une solution à parties égales de liqueur de Müller et d’une solution de formol à 10 p. 400. Quelques jours après (6 à 8 environ), lorsque la pièce est devenue suffisamment consistante, on la lave à l’eau distillée par des bains successifs. On prélève un fragment de 2 millimètres d’épaisseur au maximum que l’on soumet pendant vingt-quatre heures à l’action d’une solution osmique à 1 p. 4 00.

Nouveau lavage prolongé à l’eau, déshydratation progressive dans des alcools de plus plus en concentrés, montage au collodion ou à la paraffine lente.

On obtient ainsi une très grande netteté du contour des cellules hépatiques dont la cuticule apparaît avec un certain relief, sur les points qui correspondent au trajet des canalicules biliaires.

On peut faire agir sur ces coupes les diverses hématoxvlines, surtout les hématoxylines diluées à coloration lente qui renforcent les bords cellulaires et leur donnent plus de netteté.

Autrefois Hanot avait conseillé, pour l’étude des canalicules biliaires, l’emploi de la méthode chromo-argentique de Golgi, utilisable surtout pour les pièces fraîches.

Il’ailleurs en maintes altérations, cirrhoses de divers ordres, hypertrophies trabéculaires, adénomes, les capillicules biliaires sont agrandis, quelquefois même injectés de bile ou obstrués par des concrétions biliaires. Les injections naturelles du système biliaire ne sont en aucun cas aussi développées que dans les intoxications expérimentales, dont la plus efficace est certainement l’intoxication par la toluylèndiamine. (Afanassiew.)

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