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CHAPITRE PREMIER

ANATOMIE GÉNÉRALE

Les reins, au nombre de deux, sont fixés à droite et à gauche de la colonne vertébrale, dans la fosse lombaire. Exceptionnellement il peut n’exister qu’un rein et le rein droit est plus souvent absent que le rein gauche; ce rein unique peut occuper l’une des fosses lombaires ou se placer à cheval au-devant de la colonne vertébrale. Les cas signalés de triplicité ou quadruplicité des reins sont contestés.

La forme du rein est classiquement comparée à un haricot dont la face concave ou hile regarde en dedans.

Le volume du rein est variable suivant les individus. Sa longueur moyenne est d’environ 12 centimètres, sa largeur varie entre 5, 6 à 1 centimètres, son épaisseur entre 3 et 4 centimètres. La dimension la moins fixe est la largeur.

Son poids, d’après Sappey, serait en moyenne de 170 grammes. Pourteyron, sur 86 sujets, a trouvé 141 grammes chez l’homme/ 124 grammes chez la femme comme moyenne.

Le rein est complètement entouré par une couche épaisse de tissu eellulo-adipeux qui contribue à le fixer dans sa loge. Débarrassé de cette couche graisseuse, on le voit recouvert d’une enveloppe fibreuse dite

CORNIL ET RANVIER. — IV. 7-4

REIN

capsule , laquelle est adhérente d’une part à la couche graisseuse par des petits vaisseaux et des tractus conjonctifs, et d’autre part est accolée à la substance même du rein dans lequel elle envoie de fins prolongements. Cruveilhier et Sappey admettaient que la capsule, au niveau du hile, pénètre avec les vaisseaux dans l’intérieur de la glande en leur formant des gaines; cette disposition est très discutée chez l’homme et nullement prouvée. La capsule est mince, blanchâtre, de- 0 mm. 1 à 0 mm. 2 d’épaisseur, assez résistante; elle se détache facilement du parenchyme rénal malgré les tractus qui partent de sa face interne. Quand le rein est normal, la décortication est facile. Cette membrane est constituée par des faisceaux de tissu conjonctif au milieu desquels existent quelques fibrilles élastiques.

La capsule enlevée, la surface de la glande apparaît chez 1’enfant, mamelonnée jusqu’à l’âge de quatre ou cinq ans; chez l’adulte elle est parfaitement lisse ; toutefois la disposition mamelonnée peut persister chez l’adulte sans qu’elle soit l’indice de lésions pathologiques ; elle résulte alors d’une fusion incomplète des lobes primitifs de l’organe.

Lorsqu’on sectionne le rein suivant son grand diamètre, sur une coupe longitudinale, deux portions de couleur et de forme différentes apparaissent.

L’une interne, dite substance médullaire ou tubuleuse , de coloration rouge clair, d’aspect strié et rayonné, est composée d’un certain nombre de segments triangulaires dont le sommet regarde le hile et dont la hase mal limitée se perd vers la portion externe du parenchyme. Ce sont les pyramides de Malpighi. ,

L’autre externe, dite substance corticale , de teinte jaune rougeâtre,, ayant de 8 à 40 millimètres d’épaisseur, présente un aspect finement granuleux dû à l’existence des glomérules de Malpighi, bien visibles à la loupe sous forme de points brillants. Elle s’étend delà base des pyramides à la capsule et envoie, entre les faces latérales des pyramides, des prolongements appelés colonnes de Berlin. De la base des pyramides, partent un grand nombre de prolongements radiés qui montent dans la substance corticale ; ces irradiations médullaires ou pyramides de Ferrein s’amincissent à mesure qu’elles atteignent les portions périphériques et se tiennent proche de la capsule, mais sans l’atteindre. Toute la partie de la substance corticale qui est située au-dessus des pyramides de Ferrein et celle qui s’étend entre les pyramides pour former les colonnes de Berlin, s’appellent le labyrinthe.

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