ANATOMIE GÉNÉRALE DU REIN
Le rein est ainsi composé par la réunion de lobes qui comprennent chacun une pyramide de Malpighi terminée par une papille et entourée à sa base et sur ses côtés par la substance corticale. Il y a autant de lobes que de papilles, on en compte 10 à 15.
Ces lobes primordiaux, rein élémentaire, rénicule, peuvent se décomposer en lobules qui sont constitués par une pyramide de Ferrein et la substance glandulaire qui l’entoure; on en compte de 400 à 600.
Le lobule rénal lui-même se décompose en lobulins ; ceux-ci sont constitués par un tube excréteur auquel sont appendus un certain nombre dé tubes sécréteurs, lesquels comprennent un glomérule et le tube urinifère qui lui fait suite — c’est le système glomérulo-radial de Renaut ; — on compte 200 tubes urinifères ou urinaires par lobule.
En résumé, le lobe rénal est constitué par la pyramide de Malpighi ; le lobule, par la pyramide de Ferrein; le lobulin, parle tube excréteur et l’appareil sécréteur qui lui est appendu, dont la partie la plus élémentaire correspond au tube urinifère ou urinaire &
Le tube urinifère ou urinaire prend son origine dans la substance; corticale, au niveau d’un glomérule se continuant sans transition avec la membrane propre du tube.
Large à son origine, ibdécrit un certain nombre de circonvolutions au voisinage du glomérule, il prend le nom de tube contourné dans cette partie de son trajet.
Puis, par diminution insensible de son calibre, il devient rectiligne' et se trouve placé dans la pyramide de Ferrein, il gagne ainsi la portion supérieure de la substance médullaire. Là, Use recourbe en une anse dont la convexité est tournée du côté du sommet de la pyramide, — branche descendante et anse dé Henle. — Il remonte ^ensuite vers la; substance corticale en suivant une direction parallèle à la portion descendante, — branche ascendante de Henle . — A une distance variable de son eoude il s’évase et devient sinueux, il pénètre dans la substance corticale en se rapprochant du glomérule qui lui a donné naissance, — segment intermédiaire de Shweiger-Seidel. — Mais après un trajet assez court, il se rétrécit et se jette dans un tube collecteur.
Ces tubes collecteurs, dont la direction est rectiligne, reçoivent dans la substance corticale plusieurs segments intermédiaires, ils pénètrent ensuite dans la substance médullaire et là se réunissent sous une faible incidence à d’autres tubes voisins. Ils augmentent
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ainsi de largeur à mesure qu’ils se rapprochent du sommet de la pyramide et s’ouvrent enfin à la papille rénale.
Le nombre des tubes urinifères serait de 200,000 chez l’homme, pour Sehweiger-Seidel; d’après Sappey, ce chiffre serait de 560,000. .
CiRcüLATïON du rein. — V artère rénale se divise généralement à égale distancé de la colonne vertébrale et du hile en donnant une branche pour chacune des faces et pour chaque pôle.
Les artères abordent le rein entre les papilles et se divisent en rameaux qui pénètrent dans les colonnes de Bertin. Les artères interlobaires montent sur les faces latérales des pyramides en émettant un grand nombre de rameaux dans toutes ces parties. A la base des pyramides elles s’infléchissent sans s’anastomoser, car la voûte artérielle du rein n’existe pas (MaxBrodel, Grégoire, Bérard et Detot, Castiaux). Ainsi, les différents territoires artériels sont indépendants les uns des autres, toutes les branches étant terminales et sans anastomoses. De la base des pyramides ces artères émettent une série de rameaux qui montent vers la surface du rein en cheminant à égale distance des pyramides de Ferrein : artères radiées interlobulaires. Ces rameaux se réduisent en artères afférentes du glomérule.
j)es capillaires glomérulaires naît l’artère efférente qui se subdivise en capillaires autour des tubes urinaires.
Les artères de la substance médullaire ont une origine discutée. Alors que certains auteurs les font naître en partie des premières ramifications terminales des artères interlobaires (Golubevv) qui se subdiviseraient en fins rameaux parallèles aux tubes (Arnold)* Gérard et Castiaux pensent que la circulation artérielle est assurée seulement par les collatérales qui naissent le long des artères interlobaires dans leur trajet entre les pyramides. Bérard et Detot, Grégoire, admèttent plutôt qu elles naissent des artères efférentes glomérulaires et peutêtre des artères radiées.
Les veines naissent au niveau de la substance corticale, certaines se réunissent sous la capsule et constituent les étoiles de Verheyen. — Les rameaux veineux suivent une direction parallèle aux artères interlobulaires et reçoivent ceux qui naissent des capillaires intertubulaires. A la base des pyramides elles s’anastomosent entre elles pour former des arceaux au-dessus des pyramides, mais ne s’anastomosent jamais avec celles des pyramides voisines (Grégoire) ; ces gros arceaux reçoivent les veines de la pyramide qui montent parallèlement aux tubes : veines droites pyramidales.
HISTOLOGIE DG REIN
De chaque côté de la pyramide, de gros troncs veineux, collecteurs des arceaux sus-pyramidaux, descendent dans les colonnes de Bertin et émergent dans le fond des sinus entre les papilles. Ces grosses veines communiquent largement entre elles par de grosses anastomoses formant des couronnes.
Il existe des anastomoses artérielles et veineuses entre la circulation du rein et la circulation de la capsule adipeuse. Certaines artérioles peuvent même pénétrer directement du rein dans la couche adipeuse.
Lymphatiques. — Le réseau lymphatique péritubulaire décrit, par Ludwig et Zawarykin n’est plus admis (Renaut et Hortolès). Stahr a montré qu’à la base des pyramides il existait un réseau lymphatique assez développé dans lequel se rejoignent les lymphatiques de la substance corticale et ceux de la médullaire; pour ces derniers, le sens du courant lymphatique se ferait de bas en haut des papilles vers la base des pyramides. •
Stroma. — Dé la face profonde de la capsule, partent des gaines conjonctives ordinairement très fines qui s’intriquent dans le parenchyme rénal et sont surtout apparentes au niveau des vaisseaux.
Au niveau de la pyramide le tissu conjonctif est plus fourni, il forme dans les papilles des bagués concentriques autour des canaux collecteurs. Pour Renaut et Dubreuil, ces bagues conjonctives ne seraient composées que de larges cellules rameuses baignant dans une substance fondamentale claire : cellules rhagiocrines.
Il existe aussi des fibres musculaires lisses qui, pour Jardet, occupent exclusivement les espaces périvasculaires, et sont surtout développées à la base de la pyramide et dans la région papillaire; Brandeis a observé un cas de néphrite dans lequel elles étaient très hypertrophiées.
Les glomérules de Malpighi sont disposés en séries régulières autour des pyramides de Ferrein, dans la couche corticale. Leur volume est de 130 à 220 p. De forme sphérique, quelquefois conique, ils sont composés d’une membrane d’enveloppe dite capsule de Bowman et d’un contenu formé par un bouquet de capillaires. La capsule de Bowman, hyaline, mince et transparente, se moule sur le bouquet vasculaire qu’elle entoure; elle présente deux pôles ou orifices; l’un,
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dit pôle urinaire, se continue sans transition avec le tube contourné; l’autre, dit pôle vasculaire, laisse pénétrer deux artérioles contiguës, vaisseaux afférent et efférent du glomérule.
La surface externe de la capsule est tapissée par des cellules conjonctives plus ou moins nettement différenciées. Sa face interne est revêtue par un épithélium aplati fort mince, à contours polygonaux, facilement nitratable et possédant des noyaux assez volumineux.
Le peloton vasculaire intra-capsulaire émane du vaisseau afférent, artériole qui présente jusqu’à son entrée dans le glomérule une couche continue de fibres musculaires annulaires. Ce peldton est formé par des anses vasculaires superposées, et non enroulées, qui communiquent largement entre elles : ce sont des capillaires embryonnaires^ dont l’endothélium n’est pas nitratable. Cet endothélium se
(compose d’une lame de protoplasma granuleux au sein duquel sont semés sans ordre de nombreux noyaux!
Dans l’intervalle des capillaires on trouve un certain nombre fle^ .cellules conjonctives, émanation de la gaine fibreuse qui accompagne les artérioles afférente et efférente.
Dans les angles rentrants des anses on voit des noyaux plats qui sont distincts des capillaires, tout en faisant corps avec leur paroi; ces noyaux sont plongés dans une lame mince et. granuleuse de protoplasma. L’endothélium qui revêt les capillaires a été comparé à un endothélium embryonnaire (Hortolès). En fait, les cellules situées à la surface du glomérule ne se comportent pas, sous l’influence des processus inflammatoires, comme les endothéliums tels que ceux de la capsule de Bowman ou ceux des séreuses (péritoine, plèvre, péricarde). Tout au contraire, elles réagissent à la façon des éléments d’un tissu conjonctif extrêmement délicat (Corail et Brault).
Aux capillaires des glomérules fait suite une artériole efférente plus grêle que l’afférente, cette artériole possède seulement au voisinage de la capsule une couche de fibres musculaires annulaires constituant une sorte de sphincter.
Le bouquet vasculaire remplit totalement la capsule; dans les coupes bien fixées il se moule presque exactement sur elle; il faut donc tenir pour un artifice de préparation dû à la rétraction eausée par certains fixateurs, l’espace clair dit semi-lunaire laissé entre la surface extérieure du peloton vasculaire et le pôle urinaire; ,
Le passage de la capsule au tube contourné se fait suivant deux types; soit par l’intermédiaire d’une partie rétrécie et allongée, d’un col,- disposition que Peter considère comme constante chez l’homme.
HISTOLOGIE DU ,REIN
soit par l’intermédiaire d’une partie évasée en entonnoir qui forme an angle considérable chez l’homme où le tube aborde presque sans transition la capsule (Policard). L’épithélium plat de la capsule de Bowman se prolonge sur cette portion, augmente de hauteur et revêt peu à peu les caractères de l’épithélium qui tapisse le tube contourné ; mais, dans la région du col, cet épithélium ne présente ni stries ni bâtonnets (Renaut).
Le tube contourné émane du glomérule par une partie rétrécie ou ■col, il décrit de nombreuses circonvolutions et, suivant le sens ou il a été sectionné sur une coupe histologique, il apparaît régulièrement arrondi ou oblique, ou d’aspect réniforme. L’épithélium qui le tapisse sert à le caractériser, formé de hantes cellules prismatiques laissant à l’intérieur une lumièra-étmite- Ces cellules sont finement | siriées dans la portion qui avoisine la membrane basale; elles sont limitées vers la lumière du tube par une mince bordure nettement striée dite bordure en brosse , et ne préséntent pas de limites intercellulaires appréciables.
La cellule, haute de 38 à 50 p, a une forme pyramidale et repose directement sur une basale que Bowman considérait comme homogène; actuellement on la décrit comme composée de deux feuillets, l’un externe fibrillaire, l’autre interne homogène, réunis entre eux par «ne sorté de ciment.
Le protoplasma se divise en deux portions distinctes, l’une située entre le noyau et la basale, l’autre au-dessus du noyau.
La portion infra-nucléaire est composée par une série de filaments ou bâtonnets parallèles entre eux et au grand axe de la cellule. Ce sont les bâtonnets d’Heidenhain. Tour à tour admis et niés, il semble actuellement que tous les auteurs soient d’aecord pour accepter leur existence ; la hauteur et la forme des filaments ou granulations qui «omposent ces bâtonnets varient sous l’influence du stade sécrétoire de la cellule (Benda).
Ils représentent des éléments différenciés du protoplasma inclus \\
| au sein d’une substance réfringente faiblement colorablë.
Ces bâtonnets s’arrêtent au pourtour du noyau qui vient se loger a au-dessus d’eïïx7~ceux-ci lui formant comme une capsule, les bâtonnets du centre étant moins hauts que ceux des bords (Policard). *
Le protoplasma situé dans la partie supra-nucléaire est formé d’une substance hyaline remplie de granulations réfringentes.
On a décrit en outre dans les cellules du tube contourné de certaines espèces-aoimales des enclaves protoplasmiques qui n’ont pas
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été retrouvées chez les mammifères. On y voit cependant à l’état normal des corps gras (Regaud, Policard, Gurwisch, Tribondeau, Sauer); d’une étude récente faite par Mulon, ces enclaves graisseuses se distinguent en deux groupes vis-à-vis de l’action de l’acide osmique ; les unes se colorent bien, d’autres ne se colorent que par Je Scharlach (graisse labile) ; la graisse est unie aux albuminoïdes du protoplasma et jouerait un rôle d’accumulateur.
Le noyau elliptique, de taille variable, est situé au tiers moyen de la cellule; il est composé d’un réticulum très fin avec des nucléoles chromatiniens qu’entoure une membrane nucléaire facilement çolo-’ rable.
La portion axiale de la cellule qui regarde l’intérieur du tube est tapissée par une bordure finement striée dite bordure en brosse.
Découverte par Nusbaum en 1878 dans le rein de la grenouille, elle fut l’année suivante décrite par Cornil chez l’homme. Ayant environ 3 a de hauteur (Carlier), elle serait constituée pour la majorité des histologistes, par une série de bâtonnets parallèles les uns aux autres, enrobés dans une substance intermédiaire. Continue sur toute la surface de section du tube, elle ne présente pas de séparations entre les cellules. Son insertion sur le protoplasma est parfois marquée par une série de granulations basales, ligne de Nicolas, ligne qui n’apparaîtrait d’après Policard et Garnier qu’avec les réactifs liquides et par suite serait la conséquence d’un artifice de préparation.
Le TUBE DESCENDANT DE HENLE OU SEGMENT GRÊLE DU TUBE URINIFÈRE
fait suite au tube contourné; il peut avoir chez l’homme de 0 mm. 25 à 5 millimètres de longueur (Peter). Il est tapissé d’un épithélium formé de cellules plates reposant directement sur une basale; ces cellules, à protoplasma clair sans granulations et réseau filamentaire, sans bâtonnet ni bordure en brosse, ont un noyau assez volumineux qui soulève le milieu de la cellule et la fait saillir dans la lumière canaliculaire. Situé, nous le savons, dans la pyramide de Ferrein et dans la portion interne de la substance médullaire, le tube descendant se recourbe en U à une distance variable de son point d’origine, mais toujours dans la médullaire, et par un trajet parallèle revient vers la substance corticale. Par une transition brusque et plus ou moins près de l’anse elle-même, l’épithélium change de hauteur; nous avons a'ors Yanse ascendante de Henle.
L’anse ascendante de Henle et le segment intermédiaire de S-chweiger-Seidel ont une structure identique; seul leur trajet diffère, rectiligne pour l’anse ascendante, sinueux pour le segment inlermé-
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diaire. Polieard réunit en un seul groupe ces deux formations et les décrit ensemble.
Les cellules qui tapissent la paroi de ces tubes sont cylindriques t disposées sur une seule couche, reposant sur une basale épaisse surtout dans la portion rectiligne ou ascendante. Elles présentent jusqu’aux environs de leur basale, 4/3 externe environ, des limites latérales bien visibles (Sjôbring, Polieard).
Le protoplasma se distingue en deux portions, de même que dans le tube contourné, mais il en est cependant très différent.
La zone sus-nucléaire est composée d’une substance finement granuleuse, extrêmement délicate et sensible à l’action cadavérique et aux fixateurs divers; elle se gonfle très facilement et éclate. Elle ne possède pas de bordure en brosse.
La zone infra-nucléaire, d’aspect sombre, renferme des bâtonnets qui ressemblent à ceux du tube contourné, mais ils sont plus courts, plus résistants aux altérations cadavériques et à l’action des toxiques (Polieard); jamais ils ne dépassent le milieu de la hauteur de la cellule; ils affleurent tout juste le noyau qui, très chromatique, est situé au milieu de la cellule.
Les tubes collecteurs ou excréteurs, situés à l’origine dans le labyrinthe, au sommet de la pyramide de Ferrein, ont une direction rectiligne et constituent les rayons de la pyramide de Ferrein; ils sè continuent, sous le nom de tubes de Bellini, dans la substance médullaire. Leur diamètre chez l’homme serait, d’après Both, de 0 mm. 028 à 0 mm. 029; d’après Josse, de 0 mm. 03 à 0 mm. 04. Tubes larges, à épithélium clair formé de cellules prismatiques ou cubiques ayant des limites cellulaires très nettes. La cellule ne possède ni bâtonnet ni bordure en brosse.
Renaut et Dubreuil distinguent deux zones au proloplasma : l’une périphérique, dite exoplasme, se colore diffusément en noir par l’acide osmique parce qu’elle contient des matières lipoïdes; l’autre, située autour du noyau, reste claire, c’est l’endoplasma péri-nucléaire. Outre ces enclaves lipoïdes, ces cellules renfermeraient du glycogène, surtout abondant chez les animaux jeuries.
A côté de ces cellules claires, Muron, puis Steiger ont décrit des éléments foncés biconcaves réduisant énergiquement l’acide osmique ; ils ont été étudiés par Renaut et Dubreuil qui les considèrent comme des cellules de remplacement qui s’insinuent entre les cellules claires voisines et prennent une forme biconcave en sablier.
Telle est la structure histologique des divers segments du tube
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urinifère. Policard fait remarquer que l’insuffisance de nos connaissances sur les fonctions de ces segments ne nous permet pas d’en faire une classification physiologique, la seule vraiment juste; à défaut de cette classification, il propose de baser la division du tube urinifère sur les caractères cytologiques des épithéliums, jugeant comme très vraisemblable qu’à des structures cytologiques distinctes correspondent des aptitudes physiologiques également spécialisées.
Les divers épithéliums de revêtement du tube urinifère se réduisent ainsi à quatre types :
1er type. — Cellules à bâtonnets basaux, bâtonnets d’Heidenhain, ayant une bordure en brosse, ne possédant pas de limites intercellulaires nettes. A défaut des bâtonnets d’Heidenhain, très souvent disparus sur les reins prélevés -à l’autopsie, la bordure en brosse plus fréquemment rencontrée qu’on ne le pense habituellement et l’absenee de limites intercellulaires, permettront de caractériser ce premier type et de reconnaître la cellule du tube contourné qui appartient au segment à bâtonnets et à brosse.
2e type. — Cellules présentant des bâtonnets basaux (plus courts), pas de brosse, des limites intercellulaires en partie nettes (1/3 externe de la cellule). Ces cellules, communes à la branche ascendante de Henle et au segment intermédiaire de Schweiger-Seidel, permettent de réunir ces deux segments qui jusqu’ici étaient décrits en deux portions séparées. Policard leur donne le nom commun d e segment intermédiaire à bâtonnets sans brosse.
3e type. — Cellules très basses sans bâtonnets ni brosse, branche descendante de l’anse de Henle, c’est le segment grêle.
4e type. — Cellules prismatiques ou cubiques, sans bâtonnets ni brosse, ayant des limites intercellulaires très nettes, c'est le segment dit excréteur.
Ces différents caractères histologiques constatés sur des reins bien fixés permettront de repérer facilement les divers segments du tube" urinifère. Ceux-ci sont répartis suivant un certain ordre dans les diverses portions du parenchyme rénal ; il est utile d’en fixer à nouveau la topographie^
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Sur une coupe histologique pratiquée dans le sens longitudinal et passant par le hile, nous trouvons :
1° Immédiatement au-dessous de la capsule, la substance corticale , qui se divise elle-même en deux parties, l’écorce ou labyrinthe et les pyramides de Ferrein.
a) L’écorce contient les corpuscules de Malpighi coiffés par les tubes contournés qui en dépendent. Auprès de ces éléments, on voit aussi les portions terminales du segment intermédiaire de Schweiger- Seidel qui, pour Golgi, viendraient toujours s’approcher du pôle vasculaire du glomèrule.
Au milieu de ces éléments passent les vaisseaux interlobulaires, artères et veines, et les capillaires intertubulaires qui dessinent un fin réseau autour de chaque tube.
La partie la plus superficielle de l’éeoree appelée cortex corticis, celle qui affleure la capsule, contient à peu près les mêmes éléments, mais surtout les portions terminales des segments intermédiaires et relativement peu de glomérules.
b) Les pyramides de Ferrein contiennent à leur centre les tubes excréteurs qui descendent vers la substance médullaire ; autour d’eux se voient les tubes grêles qui continuent les tubes contournés et les tubes plus larges à épithélium sombre, branche ascendante de Renie ou partie initiale rectiligne du segment intermédiaire.
2° Insensiblement, la substance corticale se fond dans la substance médullaire qui se subdivise elle-même en deux parties : la zone limitante et la zone médullaire proprement dite.
a) La zone limitante est la prolongation dans la médullaire de la pyramide de Ferrein ; elle contient comme elle, autour des tubes excréteurs plus volumineux, les tubes grêles et larges des branches descendantes et ascendantes de l’anse; c’est dans le labyrinthe que se voit le point de passage entre le tube grêle et le segment intermédiaire de Henle (Peter, Policard); et, en plus, les gros vaisseaux qui s’infléchissent à la base des pyramides et émettent là leurs rameaux interlobulaires.
b) La zone médullaire proprement dite est composée uniquement de segments grêles; c’est à ce niveau qu’ils se recourbent en boucles qui cheminent à la périphérie des tubes de Bellini.
La portion la plus interne de la médullaire ou région papillaire montre les gros canaux papillaires formés par la réunion des tubes collecteurs de Bellini.
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