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NÉCROSE CELLULAIRE

Dans certains cas, la mort de la cellule peut être extrêmement, rapide et brutale; il s’agit alors d’un processus nécrotique que certains auteurs ont identifié à la nécrose de coagulation de Weigert. La vraie nécrose de coagulation de Weigert, ou nécrose fibrinoide, s ecaractérise par la transformation totale du protoplasma cellulaire en un bloc compact, densifié, sec et cassant, ayant tout à fait l’apparence de la fibrine coagulée; le noyau cellulaire a toujours disparu, ou tout au moins est impossible à colorer. La cellule, comme fixéepar ce processus de dégénérescence, garde sa forme générale.

Malgré qu’il soit classique de dire que la nécrose de coagulation, se rencontre principalement au cours des infections et des intoxications suraiguës, il est assez rare qu’on ait l’occasion de l’observer. La lésion reste ordinairement limitée à un petit nombre de. tubes et neprésente jamais un caractère de généralisation. Letulle et Nattan- Larrier l’ont signalée, au cours de néphrites chroniques terminées par urémie aiguë. Sémblable résultat peut s’observer expérimentalement, au cours de la ligature temporaire de l’artère rénale.

La nécrose cellulaire se combine beaucoup plus souvent aux processus dégénératifs que nous avons signalés précédemment, elle en constitue le processus terminal. On constate alors des portions limi- [tées de protoplasma comme coagulées en un bloc amorphe et compact, [le npyau ayant disparu (processus d’homogénéisation décrit par Cas— taigne et Rathery).

Les diverses lésions cellulaires que nous venons d’étudier peuvent aboutir à la destruction plus ou moins complète et, en fin de compte, à la mort de la cellule.

Est-il possible de marquer les étapes de ces altérations suivant,, en quelque sorte, une échelle de gravité dans leur évolution?

Castaigne et Rathery ont proposé de ramener à certains types très définis les diverses, sortes d’altérations qui touchent les cellules sécrétrices du rein. Dans les cas aigus, la lésion la plus simple serait caractérisée par une raréfaction périnucléaire des granulations protoplasmiques. La cellule conservant sa bordure en brosse intacte, c’est la cytolyse protoplasmique du premier degré.

A un stade plus avancé, les granulations ont disparu autour dm

noyau et dans toute la zone sus-nucléaire, mais la bordure en brosse persiste; c’est la cylolyse protoplasmique du deuxième degré.

Enfin, dans un troisième type, les lésions peuvent se montrer suivant deux variétés : ou bien la basale et la bordure en brosse persistent, l’intérieur de la cellule étant absolument privé de granulations protoplasmiques, ou bien la bordure est dilacérée. Des granulations 'font irruption dans la cavité canaliculaire, le reste de la cellule n’est plus qu’un magma amorphe plus ou moins fragmenté (homogénéisation avec fragmentation du proloplasma) et qui peut être dans d’autres cas transformé en larges vacuoles vides ou comblées de rares granulations.

Ces derniers stades sont ceux qui correspondent à la nécrose totale de la cellule.

Il nous a paru que les altérations cellulaires ne suivaient pas une progression aussi nette et des stades aussi tranchés. Existe-t-il une grande différence entre la dégénérescence vacuolaire de la cellule qui se termine souvent par la désintégration, l’éclatement intra-tubulaire et la desquamation, et ces diverses variétés de cytolyse protoplasmique dans lesquelles le résultat final est le même? Nous ne le croyons pas, et il ne s’agit peut-être que d’une simple différence dans la dénomination des lésions.

Quant au processus d’homogénéisation avec fragmentation du protoplasma, il constitue une lésion nécrobiolique qui peut apparaître très rapidement et qui a été décrite par nombre d’auteurs, regardée par eux comme une variété de la nécrose de coagulation de Weigert. Il semble, en effet, que dans certaines circonstances les épithéliums du rein subissent des altérations extrêmement rapides et brutales qui aboutissent rapidement à la mort de la cellule.

Dans la plupart des cas, c’est au cours d’infections ou d’intoxications suraiguës que ces faits sont constatés. On peut cependant les rencontrer parfois au cours de néphrites subaiguës ou prolongées correspondant alors à des décharges toxiques.

Dans une première variété de lésions, le protoplasma est réduit à l’état de grosses mailles renfermant des granulations assez volumineuses, souvent mêlées de granulations graisseuses; le noyau ne montre plus qu’un contour indistinct et est impossible à colorer, ou bien il est fragmenté en état de pycnose.

Dans une autre Variété, on se trouve en présence d’une lésion qui peut être identifiée à la vraie nécrose de coagulation de Weigert.

Il est nécessaire de faire remarquer qu’entre ces deux variétés il existe des aspects dégénératifs fort complexes et très différents.

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