‹ Manuel d'histologie pathologiqueChapitre 206 sur 289 · CONGESTION SIMPLE · texte numérisé non relu

CONGESTION SIMPLE

1 lest .banal de . rencontrer, à l’autopsie, des reins qui ont subi pendant les, dernières, périodes de la vie une stase suffisante pour provoquer cet. aspect. hyperémique. qui caractérise le rein congestionné! La dilatation vasculaire, plus ou moins accentuée, vient se surajouter aux. lésions. déjà. existantes et ne représente qu’un épiphénomène. ;

Dans.d’auires cas, la, stase constitue la lésion principale et tous lèsintermédiaires existent entre la congestion passive simple, telle qu’on la voit.au début.de la période asystolique des maladiès du cœur, etla congestion chronique des cardiopathies depuis longtemps constituées et mal compensées.

Dansla congestion simple, les reins sont augmentés de yolüme et hyperémiés.. Leur surface est . lisse, rouge et laisse voir les étoilés dé Verheyen très, apparentes.

Sur une coupe faite parallèlement à la surface dès tubes droits, . après avoir. essuyé, le. sang, noirâtre qui suinte abondamment, la substance médullaire paraît violacée, plus foncée que. la substance corticale. Les. pyramides de Malpighi sont striées de bandés longitudinales très fines de teinte rouge brunâtre qui se prolongent dans lâ corticale entre les pyramides de Ferrein. Ce sont, soit les tubes remplis dé sang;. soit. plus, souvent les vaisseaux droits et les capillaires dilatés. Au niveau.de la corticale, on voit à jour frisant une série de petits points rouges brillants, ce sont les glomérules de Malpighi dilatés qui parfois apparaissent sous forme d’une tache ecchymotique brunâtre punctiforme lorsqu’une hémorragie s’est produite dans la capsule de- Bewmaüi.

A l’examen histologique, la lésion dominante est earactériséepar la . dilatation vasculaire très évidente au niveau des pyramides où. les grosses veines largement ouvertes peuvent comprimer et masquer les tubes collecteurs.

Dans la substance corticale, la dilatation vasculaire n’est pas tou—

CONGESTION RÉNALE PASSIVE

jours généralisée- au même: degré et se montre plus apparente au niveau de certains lobules. Là, les glomérules - agrandis remplis de sang présentent .tous les degrés et toutes les variétés d’aspeetdesétats congestifs, depuis la simple dilatation capillaire jusqu as l’hémorragie localisée ou diffuse dans tout l’espace endoeapsulairer

Les tubes- contournés doublés; par une couronne de capillaires, gorgés de sang et distendus,; ont leur paroi mieux marquée, rendue quelquefois un peu épaisse par l’adjonction d’une légère bande ; de tissu conjonctif.

L’épithélium tubulaire, parait peu souffrir, et dans nombre de cas il nous a été possible de ‘constater même sur des reins; prélevés vingt-quatre à trente heures après la: mort) la netteté absolue de la bordure en brosse parfaitement conservée. Cornil et Brault avaient déjà indiqué cet état strié du bord libre des cellules: La striation basale est cependant sauvent invisible ;et la cellule présente un état granuleux toujours plus ou moins accusé sur les reins prélevés plusieurs heures après la mort. Les noyaux parfaitement colorables: et distincts ne subissent aucune altération.. Dan s. certains tubes, la lumière est garnie de détritus granuleux auxquels: se joignent des globules; rouges transsudés ou venus des hémorragies glomérulaires:

Les tubes collecteurs examinés sur des coupes perpendiculaires à leur axe montrent leurs cellules alternant' comme une sorte de carrelage avec les gros vaisseaux dilatés. Leur épithélium, est parfois desquamé- et se mêle; aux exsudais assez ; nombreux, qui , agglomérés en cylindresrse moulent; dans: la lumière des tubes. Les cellules adhé^ rentes aux parois paraissent saines, mais cependant ont un aspect. plus clair sur lequel. le noyau se détache nettement.

Ajoutons que parfois le tissu est dilacéré par des hémorragies interstitielles, , aussi bien dans las substance corticale que dans la médullaire.

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