III. — Syphilis; héréditaire précoce
Lê: rein, pas plus que les- autres organes de l’économie, n’échappe à l'infection. syphilitique héréditaire, et la preuve bactériologique nous en est maintenant fournie depuis les premières constatations du tréponème: de Schaudinn dans son parenchyme faites par Levaditi, Queyrat, Fouquet, Feuilliéi
Toutefois, lés altérations macroscopiques grossières paraissent beaucoup moins fréquentes que, celles du foie, de la rate, du pancréas et des- capsules- surrénales, et c’est seulement l’examen histologique qui nous révélera:Souvent lesdésions d’origine spécifique.
Aux: premières- observations de Klebs, Beer, Virchow, Mollière, Potain, Parrot, Lancereaux, que l’on trouvera réunies dans la thèse de Negel (1882),. de. nombreux documents sont venus s’ajouter et certains auteurs avec Hecker, considèrent les lésions rénaleseomme constantes-. SpiesSj dans 34 cas de: syphilis héréditaire, trouve 12 cas: où les lésions rénales étaient indiscutables.
Stœrk pense que la syphilis du. fœtus. peut agir en. provoquant un arrêt de développement surtout dans- la substance, corticale, aux dépens des tubes contournés et : des glomérules, mais ces altérations sont, des plus rares- et. ressortissent à. l’étude, des malformations de l’organisme d’origine.syphilitique.
Lesdésions que nous avons: à exposer paraissent assez variables quand on compulse les descriptions successivement faites, mais les différences tiennent surtout aux interprétations données par les auteurs et aux dénominations qu’ils ont employées pour, caractériser les; faits histologiques observés : La syphilis n’agit pas autrement sur le rein que sur les autres organes.
On peut ainsi, relever des. faits: dans lesquels les lésions n’appa-r rai s sent que minimes, constituées, par. une hypertrophie plus ou moins marquée du rein congestionné, avec des altérations légères: des: élér menls: sécréteurs et une infiltration lymphocytaire: assez-discrète.
Dans d’autres, cas, cette infiltration lymphocytaire est; plus marquée, elle paraît même prédominante* et, par places: se condense en nodules. Sa localisation périvasculaire est évidente, les: vaisseaux, les glomérules sont touchés; Les épithéliums, sécréteurs sont plus: ou moins atteints et parfois leurs altérations sont très marquées.
SYPHILIS RÉNALE
Si les lésions s’accentuent, des gommes apparaissent, de volume variable, ordinairement miliaires et en pleine évolution.
Enfin certains auteurs pensent que ces diverses altérations, peuvent aboutir à des lésions chroniques, et Guthrie admet que la néphrite -chronique des : jeunes enfants est presque constamment d’origine syphilitique.