SYPHILIS DES BRONCHES
La syphilis a une prédilection toute particulière pour les bronches. Elle y est certainement plus fréquente que dans toute autre partie de l’arbre respiratoire. La plupart des autopsies de syphilis pulmonaire nous montrent même des gommes échelonnées le long des bronches à partir du hile; cette localisation est due sans doute à la propagation lymphatique de la syphilis et à la pénétration de celle-ci dans le parenchyme pulmonaire par l’intermédiaire des lymphatiques et ganglions péribronchiques. Malgré cette fréquence, ce que nous avons dit de la syphilis de la trachée nous permettra d’écourter ce chapitre d’autant plus que, très ordinairement, syphilis trachéale et syphilis bronchique sont associées.
La syphilis bronchique s’observe à la période secondaire et à la période tertiaire. Elle revêt des types très différents :
1° Bronchite catarrhale ;
, 28 Gomme bronchique;
3° Syphilis scléro-gommeuse et rétrécissement bronchique;
4° Dilatation bronchique ;
5° Sclérose pulmonaire avec dilatation bronchique.
Bronchite catarrhale. — La bronchite catarrhale s’observe sur- tout à la période secondaire, au moment de la roséole ou des éruptions papuleuses diffuses. Son anatomie pathologique n’est pas connue faute d’autopsies. Elle est seulement d’observation clinique.
La gomme bronchique n’a rien anatomiquement qui lui soit particulier. Elle ressemble en tous points à la gomme trachéale. Je ne connais pas d’observation de gommes bronchiques isolées.
La syphïlose scléro-gommeuse est la forme ordinaire de la syphilis bronchique. Son histoire est absolument calquée sur celle de la syphilis scléro-gommeuse trachéale, à qui elle est presque toujours associée.
II arrive cependant que la syphilose scléro-gommeuse soit localisée