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HISTOLOGIE NORMALE (PROSTATE ADULTE

„ C’est chez radulte’ Pendant la période génitale active, alors que appareil glandulaire atteint son développement complet, qu’il faut etudier la structure de la prostate normale. C’est, en effet, la période intéressante au point de vue pathologique.

La disposition et l’importance relative des deux parties constituantes de l’organe, glandes et stroma, doivent être étudiées sur de* coupes transversales et longitudinales, . perpendiculaires et parallèles au canal de l’urèthre : examinées à un faible grossissement, ces coupes donnent des notions topographiques indispensables pour l’in-

.lerpretation des faits pathologiques.

La prostate est une agglomération de glandes en grappe, nombreuses, de volume très. variable, .logées dans un stroma fïbro-museulaire, et qui forment deux groupes principaux, central et périphériquebien distingués par Albarran et Motz.

Les unes, petites, courtes, simples, entourent immédiatement lurethre; situées au-dessous de sa muqueuse, elles s’y ouvrent, sur toute sa circonférence, par de petits orifices punctiformes, visibles à la. oupe. Ces glandes centrales, dont le volume est minime â l’état normal, prennent souvent une importance considérable à l’état pathologique.

Les aulres, glandes périphériques, forment, en volume, la plus grande partie delà prostate. Surtout développées dans les parties poserieuies et latérales de l’organe, situées sous sa capsule externe,.

es entourent 1 urèthre d un anneau incomplet, épais sur les parties postéro-latérales, ouvert en avant : elles s’abouchent, par de longs canaux excréteurs, sur la paroi inférieure ou postérieure du canal, où leurs orifices sont facilement visibles à l’œil nu.

On peut dire, d’une manière générale, que ces deux groupes glan-

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dulaires sont séparés 1’un de l’autre par le. sphincter musculaire lisse de l’urèthre prostatique et le noyau conjonctif central de la charpente prostatique : les centrales sont sous-muqueuses etintra-sphinctériennes, les périphériques. sous-capsulaires et extra-sphinctériennes.

A. Glandes centrales. — * Elles forment, d’après les mêmes auteurs, plusieurs groupes distincts. 1° Le groupe circulaire des petites glandes sous-muqueuses, rudimentaires, mais visibles cependant sur toute la longueur et toute la circonférence de l’urèthre prostatique.

2° Le groupe des glandes sous-cervicales (Albarran), petit groupe de glandes peu développées, situées au niveau du col vésical, sur la partie médiane de sa circonférence postérieure, superficielles, sousmüqueuses, en dedans de la couche musculaire du col vésical qui les sépare du reste de la prostate.

3° Le groupe des glandes préspermatiques : groupe glandulaire en forme de pyramide à hase postérieure, qui occupe l’espace angulaire limité en avant par le muscle vésical, en arrière, par les canaux éjaculateurs. C’est, en somme, le lobe moyen. anatomique. Il est formé de glandes bien développées, allongées, qui viennent s’ouvrir à la paroi postérieure de l’urèthre, directement, ou dans l’utricule prostatique; il est séparé du précédent par le muscle vésical.

fi. Glandes eériphériques. — Ce sont les grosses glandes qui forment la masse principale de la prostate. Elles occupent tout l’espace situé entre le sphincter lisse de l’urèthre et la capsule prostatique. Au nombre de trente ou quarante, elles ont une forme .conique ou pyramidale; le corps glandulaire, renflé en dehors au contact de la capsule, se rétrécit en dedans et se continue jusqu’à l’urèthre par un canal allongé. Tons lés canaux excréteurs viennent s’ouvrir sur la paroi. inférieure de l’urèthre par des orifices situés dans les gouttières latérales du verumontanum Ges glandes périphériques, qui constituent les lobes latéraux de la prostate, forment autour du canal un anneau épais sur les côtés et en arrière, incomplet en avant. Lesplus antérieures ont un trajet descendant, et leurs canaux contournent les parties latérales du canal pour venir sduvrir sur sa paroi inférieure.

Les glandes prostatiques sont des glandes en grappe formées de lobules de volume inégal, et irrégulièrement bossués. Les aciiii qui constituent les lobules sont ovoïdes ou piriformes, longs de 1 à

APPAREIL U RI A AIRE

2 dixièmes de millimètre, un peu moins larges. Ils sont formés par une paroi conjonctive, tapissée directement par l’épithélium glandulaire, sans membrane basale distincte. L’épithélium est formé, d’une couche profonde de petites cellules arrondies ou polyédriques, à gros noyaux, à protoplasma peu abondant; et d’une couche superficielle de cellules cylindriques basses ou cubiques, à gros noyau basal, entouré de granulations, à corps, superficiel clair, régulièrement rangées en palissade (Langerhans, Régnault, Albarran).

D’après Kôlliker, l’épithélium serait formé seulement d’une couche de cellules cubiques hautes ou cylindriques. L'aspect de l’épithélium des culs-de-sac, son épaisseur et sa disposition sont variables, vraisemblablement, suivant l’état fonctionnel, ainsi que la lumière et le contenu de l’acinus.

Les canaux excréteurs ont une forte paroi conjonctivo-musculaire, et sont tapissées d’un épithélium cylindrique à une seule couche, cilié d’après Robin, dans les plus gros canaux.

Le contenu normal des cavités glandulaires est un liquide acide, de consistance muqueuse, visqueux et filant, d’un louche laiteux. R contient en suspension des cellules épithéliales desquamées, quelques cellules arrondies mononucléées, des débris cellulaires, des granulations amorphes et réfringentes, et souvent des concrétions azotées concentriques.

Le stroma prostatique est formé défibrés musculaires lisses très abondantes, réunies en petits faisceaux; de fibres lamineuses et de fibres élastiques, entrecroisées sans ordre. Ce stroma se condense à la périphérie pour former la capsule propre de la prostate; au centre, pour former le noyau central. La capsule est épaisse, complète, doublée en avant par les sphincters musculaires extra-prostatiques. Le noyau central est principalement sous-uréthral : il englobe les canaux éjaculateurs q son centre, et se prolonge latéralement par deux lames fibro-musculaires qui remontent de chaque côté du canal pour se perdre à sa partie antérieure, entourant ainsi l’urèthre d’un anneau ' incomplet ouvert en avant.

De la capsule au noyau Central, le stroma forme des travées d’union peu distinctes : elles limitent des logettes piriformes, à grosse extrémité périphérique, remplies par les glandes.

Les vaisseaux forment un réseau important dans la capsule : ils sont petits dans l’intérieur de. la prostate, et entourent les glandes d’un lacis capillaire.

Le verumontanum, siège de lésions fréquentes, est formé d’un

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véritable tissu érectile, creusé dans une trame élastique, condensée en son centre en une colonne médiane solide. Le tissu érectile est traversé par les canaux éjaculateurs et le canal de Tutricule prostatique, tous trois tapissés par un épithélium cylindrique.

Les coupes transversales successives font comprendre l’agencement et la topographie des glandes et du stroma.

Une coupe transversale antérieure passant près du bec prostatique montre l’urèthre plus rapproché de la face postérieure de la glande, entouré d’un sphincter lisse bien distinct, avec ses petites glandes centrales sous-muqueuses : les glandes périphériques apparaissent entre le sphincter et la capsule sous forme de deux lobes franchement latéraux, volumineux, réunis par une mince commissure glandulaire médiane postérieure; elles forment une gouttière postérolatérale, largement ouverte en avant.

Sur une coupe transversale moyenne, passant par le verumontanum, l’urèlhre est au centre de figure, ou déjà plus rapproché de la face antérieure. La coupe du verumontanum montre les orifices des canaux éjaculateurs, latéraux, et de l’ulricule, central. Le groupe des glandes sous-muqueusesceutrales est bien développé, apparent tout autour de l’urèthre ; il est limité en dehors par le noyau central fibro-musculaire, avec scs deux expansions antéro-latérales en forme de lyre. Les glandes périphériques entourent d’une couche épaisse et continue la face postérieure, les faces latérales du canal et les parties latérales de sa face antérieure; les deux bords de la gouttière, tendent à se rejoindre sur la ligne mé liane antérieure.

La coupe transversale postérieure passant près du col vésical, montre l’urèthre très près de la paroi antérieure, entouré des petites glandes centrales et du"sphincter musculaire lisse : les glandes périphériques ont disparu en avant et latéralement, remplacées par le sphincter strjié ; elles forment à la partie postérieure du canal deux groupes postéro-latéraux séparés l’un de l’autre par les canaux éjaculateurs et l’utricule, englobés dans le noyau central sous-uréthial. -

Une coupe longitudinale postérieure passant par la ligne médiane . du verumontanum montre la situation et les rapports des deux groupes supérieurs des glandes centrales : glandes sous-cervicales, sousmuqueuses, au col même; glandes préspermatiques oudu lobe moyen, en avant des canaux éjaculateurs, séparés du groupe précédent par la musculature du col vésical.

APPAREIL URINAIRE

PROSTATITE-S

L’inflammation de la prostate est aiguë ou chronique.

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