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VARIÉTÉS DES ÉLÉMENTS ANATOMIQUES

On peut reconnaître sur la lame :

Cellules épithéliales du pharynx grandes, plates, polygonales, à petit noyau, à protoplasma bourré le plus souvent de formes microbiennes;

Cellules bronchiques : Noyau violet rougeâtre par le bleu polychrome, c’est-à-dire ayant les mêmes réactions colorantes que le mucus. Ce n’est d’ailleurs qu’au début de certaines bronchites aiguës ou au cours de l’attaque d’asthme qu’on peut observer, dans les crachats, les cellules bronchiques à peu près intactes ayant cet aspect. Le plus souvent, elles sont dégénérées, leur prôtoplasma diminue ou est à peine décelable, et il ne reste plus qu’un noyau vésiculeux, vacuolisé, ou même qu’un réticulum rougeâtre représentant le squelette du noyau tuméfié.

Les cellules alvéolaires du poumon se rencontrent sous plusieurs aspects : a) Petites cellules à noyau rond , foncé, se différenciant mal des mononucléaires du sang, à protoplasma non granuleux, b) Macrophages endothéliaux , soit cellules à poussière, soit cellules à pigment, qui existent dans le poumon normal et dans le poumon cardiaque. Le pigment de la cellule à poussière est du charbon noirâtre; on le trouve à la résolution des pneumonies et bronchopneumonies. Le pigment de la cellule cardiaque est jaunâtre, rougeâtre, ou verdâtre. On trouve cette cellule dans les crachats des asystoliques, des urémiques qui présentent des accidents pulmonaires, et surtout dans l’apoplexie pulmonaire où elles forment de véritables placards de cellules pigmentées de toutes dimensions, c) Cellule dégénérée à réaction muqueuse:

Les éléments figurés dans le sang se retrouvent dans les crachats : les globules rouges, en dehors des crachats sanglants, se voient au début des alvéolites. Ces crachats histologiquement hémorragiques signi-

fient, au cours d’une bronchite, menace de complication alvéolaire. Les leucocytes polynucléaires neutrophiles normaux ou dégénérés, sont constants dans les crachats, particulièrement dans les vieilles bronchites chroniques. Les éosinophiles sont constants chez les asthmatiques.

Le mucus se rencontre dans les crachats soit sous forme de fibrilles onduleuses (spirales de Curschmann) qui ne sont nullement caractéristiques de l’asthme, soit sous forme de grands réseaux réticulés considérés par la majorité des auteurs comme des réseaux fibrino-leucocytiques et qui ne sont, en réalité, nullement fibrineux, comme le montre l’étude histo-chimique, mais constitués par des pseudo-fibrilles de mucus. Les fibrilles de mucus sont, comme nous le disions plus haut, onduleuses; les fibrilles de fibrine sont au contraire raides, anastomosées à angles droits ou aigus, avec de petits nœuds dé placé en place. Par le bleu polychrome, le mucus se colore en violet rouge; il est nettement métachromatique, alors que le liquide albumineux forme de grosses gouttes irrégulières de coloration violet bleu, ou verdâtre.

L’ exsudât séro-albumineux a été décrit de la manière suivante par Bezançon et Israël de long : Sur un fond de mucus hyalin, masse uniforme qui semble un enduit sans contour nettement dessiné, sont plaquées des gouttelettes d’aspect anhyste, sans rien qui rappelle une structure d’élément cellulaire; Leurs bords sont plus ou moins bien limités, parfois assez baveux. Leur épaisseur semble variable ainsi que leur forme; tantôt on a des aspects de gouttes nettement rondes ayant un diamètre triple d’un globule rouge, tantôt elles sont très volumineuses, gardant soit l’aspect d’une grosse masse ronde, soit de masses allongées ; parfois dés gouttes de grosseur moyenne peuvent s’accoler, donnant l’illusion d’une levure bourgeonnante. Yis-à-vis du bleu polychrome, cette substance a une réaction colorante violet bleu; quand elles sont très épaisses, le centre le plus foncé peut paraître violet noir, réaction tout à fait distincte du violet rouge du mucus. Tantôt le mucus hyalin domine, tantôt ce sont les gouttes de cet exsudât qui l’emportent et sont agglomérées. Dans quelques cas elles confluent, formant une véritable nappe bleu violet, encore plus bleue que violette.

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