VAISSEAUX ET NERFS DU POUMON
Toutes ces formations, parvenues dans les capillaires, entrent en coalescence.
Les plus gros amas, enserrés dans les parois des capillaires, adhèrent à celles-ci par viscosité et s’y arrêtent, sans doute possible, formant de véritables embolies. Dans un cas expérimental, après injection d’huile dans le sac lymphatique, chez la grenouille, le fait a été constaté directement (Prévost) ; il n’y a aucune raison pour qu’il ri’eir soit pas dé même pour les corpuscules de graisse circulant normalement dans le sang.
Ces gros blocs graisseux intracapillaires sont absolument comparables à ceux décrits dans l’embolie pulmonaire graisseuse. Par suite de la rupture du vaisseau qui les contient, ils peuvent, commè dans l’embolie graisseuse, mais rarement à la vérité, tomber dans la cavité de l’alvéole et apparaître là entourés de globules sanguins épanchés. On devra tenir compte, il est vrai, pour l’appréciation du phénomène, des hémorragies pulmonaires, qui peuvent avoir été provoquées par la piqûre des centres nerveux, au moment de la mort de l’animal.
Donc, entre l’état physiologique et l’état pathologique, il ne peut être établi d’autre différence que. des différences de degré. Le fait devra être pris en considération par les médecins légistes et par les anatomo-pathologistes (1). :