MUGUET DE L’ŒSOPHAGE
Le muguet envahit fréquemment l’œsophage (Yalleix-Serres). Sur la muqueuse rouge, lisse, il s’implante, formant des taches, des traînées ou des plaques, au niveau desquelles la muqueuse présente les
TUBE DIGESTIF
mêmes altérations que sur les autres épithéliums pavimenteux. EppiQ ger a signalé la coïncidence du muguet et de la tuberculose de l’œsophage.
ACTINOMYCOSE DE L’ŒSOPHAGE
Le plus ordinairement les altérations actinomycosiques de l’œsophage sont secondaires, l’organe étant pris dans la masse extensive des lésions de voisinage ; cependant il semble qu’il peut servir de porte d’entrée au parasite. L’actinomycose primitive de l’œsophage résulte de la pénétration du parasite dans son épaisseur même par une plaie ou une ulcération. Très rare, non mentionnée par les statistiques, elle a fait en 1896 l’objet de la thèse de Garde qui signale les observations de Netter, de Poncet et de Soltmann. Elle siège le plus souvent à la partie moyenne de l’organe, déterminant au début des ulcérations, des lésions phlegmoneuses partielles, puis plus tard des fistules. A l’origine il n’existe qu’un nodule inflammatoire avec grains caractéristiques, plus tard il se produit des lésions péri-œsophagiennes envahissant le tissu cellulaire prévertébral, le larynx, le paquet vasculo-nerveux du cou, la colonne vertébrale, la trachée (Poncet), le péricarde et le myocarde (Ponfick), la plèvre et les poumons (Netter-Soltmann).
L’actinomycose peut former une véritable tumeur; chez un malade Gottstein a pu, par l’œsophagoscope, exciser un fragment de la tumeur et y reconnaître l’agent pathogène. Chez un malade de Lauger, ayant eu une hémorragie œsophagienne, l’examen microscopique des matières du vomissement permit de reconnaître à côté des cellules pavi-7 menteuses des grains blanc jaune de streptothricose.
La forme secondaire de l’actinomycose oesophagienne est plus fréquente. Dans l’observation de Ponflck il s’agissait d’actinomycose thoracique, dans celle de Bérard l’infection d’origine thyroïdienne avait envahi les zones périlaryngées et formé un phlegmon cervical chronique englobant pharynx et œsophage •