CHAPITRE II. — HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE
§ 1 . •— Fo!9ses nasales.
Coxr.ESTiox; iiKMORRTiAaiE. — La coniieslion des fosses nasales s'observe comme le phénomène initial de l'inflammation ou de l'hémorrhagie, ou comme un phénomène lié aux lésions du cœur et des poumons, ou aux tumeurs des fosses nasales, ou aux maladies générales fébriles telles que la fièvre typhoïde.
Les hémorrhagies ou épislaxis sont tantôt primitives, comme cela a lieu si souvent chez les jeunes sujets, tantôt secondaires, dans la fièvre typhoïde, l'hémophilie, le scorbut, les fièvres graves, etc. On ne connaît pas de lésions des vaisseaux qui puissent les expliquer et en donner la cause prochaine oii éloignée.
Inflammation- de la MUouErsE des fosses nasales; coryza. — Le coryza aigu commence par une congestion accompagnée d'une exsudation séreuse. Les premières gouttes du liquide absolument transparent qui s'écoulent par les narines contiennent déjà des globules lymphatiques. La présence immédiate de ces éléments dans la sérosité du coryza fait penser que ce sont des globules blancs sortis des vaisseaux, plutôt que des produits de la multiplication des cellules épithéliales ; néanmoins on peut y étudier d'autant plus facilement que le produit de sécrétion est plus à la portée de l'observateur, des multiplications et des transformations des cellules épithéliales. Les cellules cylindriques deviennent globuleuses et peuvent être, segmentées suivant leur longueur, dételle sorte qu'un élément sphérique, ayant le diamètre, la forme et les réactions dun corpuscule de pus, possède encore les cils vibraliles indiquant bien évidemment sa provenance (5, fig, 1^52). Ces cils vibraliles s'implantent sur le protoplasnia ; le plateau de la cellule a disparu. Ces cellules sont détachées, mêlées dans le liquide exsudé avec les nombreuses cellules l>,mphaliques sorties des vaisseaux ou formées dans la couche profonde de la nuuiueuse.
(iJ4 MALADIES DES OKr.ANES. .
11? donnent à ce liquide une apparence muqueuse ou trouble et puriforme, suivant le nombre des éléments cellulaires qui y sont tenus en suspension.
Le coiyza aigu secondaire s'observe dans les fièvres exanthématiquos, surtout dans la rougeole, dans l'extension aux fosses nasales de lérysipèle de la face, dans la propagation de la diphthérie du pbarynx ou du larynx, et dans la morve. Chacune de ces maladies se manifeste sur la muqueuse des fosses nasales avec les caractères locaux et la marche qui lui sont propres.
I"i?. 2.'.3. — Klrineiil- I i-lliilaiio> lin imu'iis lin roi w.a ; i-i-llnli- f) iiinli'iiino i>n |irtilifiTatiun; i, (•l'Ilnlos i-vliiiclrii|ni>« ilélnrliri's ol i;liibiilensi>!; ; 2, 3. ijlohnlcs ili' pns; 4, inniiveinont^ ilf rellnlcs rvliiiilrl(|iie(* ili-laoln-os ; .'i, poilion irnni' oollnln oylinilrii|iii', nnnlciirno à nn •-■Inlinli' ili' pn> i-l iiyiinl cinisoivr sc> lils vilnnlil-. ririis>i>- 'cineiit r)00 iliaini'ti"'-.
Ainsi, dans l'érysipèle, la muqueuse et le tissu sous-muqueux «»nt poulies et (l'dénialiés: dans la variole on trouve les pusiules, dans la diplillu-rie les fausses nu'ml)ranes caractéristiques de ces an'cctions. Dans la niorve evisle uiu' vive rougeur, une exsudation purulente, des ulcérations, de jx'tils abcès niiliaiies sous-mu(|Ucu\ isoh's ou coullueiils, des iilo-ralioiis profondes qui leur surcèdcnl, et des lésions inllaïunialoircs consécnlives du pi-rioslc cl des os.