‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 3 sur 146 · OSSES \APALES. (iSf · texte numérisé non relu

OSSES \APALES. (iSf

L'inflaniniafion aiguë guérit on devient ohroniqne. Les coryza fréquents et chroniques déterminent un épaississement du tissu conjonctif de la nuiqueuse et du tissu sous-niuqueux qui a été indiqué par les auteurs comme pouvant être le point de départ de polypes des fosses nasales. Ils peuvent aussi s'accompagner d'exulcérations et même de petits abcès dans le tissu sous-muqueux. Il est rare alors que le périoste ouïes os euxmêmes ne soient pas atteints d'ostéite, et même de nécrose.

Le coryza chronique ou ozéne ne s'observe guère que dans le cas de scrofulose ou de syphilis ; les lésions profondes de la muqueuse et du tissu sous-muqueux, les gommes ulcérées, les nécroses des os qui forment le squelette du nez ou de la voûte palatine donnent lieu à des perforations de la voûte ou du voile du palais^ à l'issue de fragments osseux^ à l'afTaissement du nez, etc.

Tumeurs des fosses nasales. Polypes muqupux. — Les polypes muqueux des fosses nasales implantés habituellement dans la région antérieure de ces cavités sont uniques ou multiples ; leur pédicule est plus ou moins épais, leur forme est déterminée par celle de la cavité, leur grosseur varie entre la gro?seur d'un pois et celle d'une noix; ils sont mous, d'apparence muqueuse, tremblotants et faciles à déchirer ; ils proéminent le plus souvent du côté des narines, mais ils peuvent exceptionnellement faire saillie à l'ouverture postérieure des fosses nasales. Ils prennent naissance dans un accroissement de volume du tissu conjonctif de la muqueuse et du tissu sousmuqueux. Ils sont recouverts sur toute leur étendue par la muqueuse, et comme leur surface est souvent bosselée et ii-régulière, la muqueuse s'enfonce dans ces dépressions. Lorsqu'on examine une section mince d'une de ces tumeurs, on voit qu'elle est limitée par la couche d'épithélium cylindrique stratifié et à cils vibratiles qui appartient à la nuiqueuse, et, dans un certain nombre de cas, elle possède des glandes muqueuses qui viennent s'ouvrir à sa surface. Ces glandes ont subi parfois une hypertrophie notable: nous avons vu plusieurs fois leurs conduits excréteurs ou leurs culs-de-sac présenter des dilatations kystiques analogues à celles qu'on trouve dans les polypes muqueux de lutérus (voyez page 299). C'est à cette variété qu'apparliennent les tumeurs kystiques du sinus maxillaire décrites par Ciraldès. Dans certains polypes muqueux des fosses nasales, au contraire, on ne rencontre pas de glandes. Le tissu mu«iueux qui fornu* la mas>e

de la tumeur est Irès-vascularisé ; il possède des faisceaux ou des libiilles de tissu conjonctif séparés par un liquide muqueux et par des cellules.

Un fait assez curieux observé sur toutes les tumeurs des fosses nasales, c'est que, lorsquelles proéminent à l'extérieur, la muqueuse de la partie proéminente possède im revêtement d'épitliélium pavimenteux stratifié.

l'olijpes flhrvux. — Les polypes fibreux des fosses nasales, de même que ceux qui naissent sur la voûte du pharynx audevant de l'apophyse basilaire de l'occipital, et à la face inférieure du corps du sphénoïde, prennent leur origine dans le périoste et même dans les os. Lorsque ces polypes naissent des fosses nasales, ils ont généralement leur point d'implantation dans la région postérieure de ces cavités. Ils envoient alors des prolongements dans foutes les directions, dans toutes les cavités, en éludant les obstacles ou en les écartant, élaigissant les fosses nasales, amincissant ou détruisant les os, et pénétrant par des voies nouvelles ou par les ouvertures naturelles les trous sphéno-palatins par exemple, dans les sinus qui entourent les fosses nasales, et en particulier dans la fosse zygomatique. Us sont constitués par du tissu fibreux, et d'après l'observation de Muron, ils possèdent une quantité considéral)le de vaisseaux capillaires à parois minces et embi-yonnaires, ce qui les rend sujets aux hémorrhagies.

Parmi les polypes des fosses nasales, il y en a qui sont de vérital)les i)apill(jmes. Ils sont formés par de nombreuses pa- [jilles conqjosées, pressées les unes contre les autres, ou soudées par un revêtement épithélial comnuni, Leui' stroma csl fibreux et vasculairc, peu abondant, et leur revêtement épitliélial épais est constitué par des cellules pavimenteuses. Un jtolype de ce genre nous a été remis par M, Tillaux. Après l'e.xtiipatioii la tumeur a lécidivé.

Les saixiiuicA peuvent avoir le même siège et la nu-'me marche et il est possible <pu' plusieurs des tumeurs décrites sous le nom de polypes libreux des fosses nasales soient en réalité des sarcomes.

Les airrjiiùinrs primitifs \\i}s losses nasales sont très-raresj nous n'en connaissons pas de l'ail bien a;ilbenli(|ne.

Les I itithiliùinni a ccllnlrs iiariiiKiifcitsis dt'veloppés sur la peau du nez, de l;i joue, de la paupière supérieure, siu' le i)or(l des iiiiiines, on à la Ir.vre supérieure, envahissent souvent les fosses natales. Il existe en outre dans les fosses nasales une forme

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d' ëpithéliùmc à cellukfi cylindriques qui s'y d('veloppe primitive-? ment et qui ne pourrait pas être clifTérenciée, à l'œil nu, des polypes muqueux (voy. p. 280).

On observe, dans les sinus maxillaires, des tumeurs poly^ penses qui proéminent souvent dans les fosses nasales et qui appartiennent à répithéliùme tubulô. Ces polypes reposent sur mia base de tissu morbide, et leur gravité est très-grande ; leur fitroma est très^riche en vaif^seaux et on tissu embryonnaire,

§ 2, — Larynx,

Congestion, catarrhe atgu du i.aryxx ou laryngite catarrhale, —Le catarrhe aigu est primitif, causé le plus souvent par l'im* pression du froid, ou consécutif à un exanthème fébrile (scarla' tine, rougeole, etc.). La rougeur congestive et inflammatoire, accompagnée de gonflement, s'observe pendant la vie des malades, par l'examen laryngoscopique; mais à l'autopsie la muqueuse laryngienne est pâle, ce qui est dû à la quantité de fibres élastiques qu'elle contient, et qui chassent le sang des vaisseaux après la mort.

Les phénomènes qui se passent sur la muqueuse sont les mêmes que dans le coryza : exsudation d'un liquide muqueux transparent d'abord, contenant des cellules globuleuses et des corpuscules de pus, puis présentant une certaine opacité à mesure que la production de ces derniers éléments est plus abondante; expulsion de ces exsudais par la toux. Les crachats provenant de la laryngite, et en général des inflammations des canaux respiratoires, contiennent rarement des cellules d'épithélium cylindrique normales, et pourvues de leurs cils vibratiles : cellesci sont difficiles à détacher, et persistent d'habitude au-dessous de la couche de.vsudat muqueux ou puriforme ; néanmoins, on peut trou\er différents états de ces cellules qui indiquent une prolifération de leurs éléments, ainsi que la déciit Eberth (voy. fig. 252).

llindlleisch a indi(jué le mode suivant de formation des globules de pus : les corpuscules de tissu conjonctif de la couche la plus superficielle du ciiorion muqueux entreraient en prolifération, deviendraient globuleux et, animés de mouvements aniiboïdes, se dirigeraient entre les cellules cylindriques à la surface de la nuKiueuse. C'est le même trajet que suivraient, suivant Conheim, les globules blancs sortis des vaisseaux. Il est ceilain que, dans la laryngite, le stronia de la muqueuse est

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infiltré de cellules lymphatiques, surtout autour des vaisseaux. C'est ce qu'on voit en particulier dans les replis aryténo-épiglottiques, dans la laryngite de la rougeole.

Les glandes de la muqueuse laryngienne entrent pour une grande part dans la production de l'exsudat. Leurs culs-de-sac augmentent de volume ; les cellules qui y sont contenues sont tuméliées, et dans la lumière des culs-de-sac et des conduits excréteurs existe un liquide muqueux abondant contenant des globules de pus et des cellules tuméfiées. A cet état correspond à l'œil nu ime hypertrophie notable des glandes, et lorsqu'on presse la muqueuse on fait sourdre de l'orifice glandulaiie une gouttelette de muco-pus. Plus tard, si la suppuration de la glande continue, le conduit et les culs-de-sac sont détruits, et il n'en reste plus qu'une petite érosion ou ulcération arrondie, peu profonde, érosion ou ulcération (jlaudujnirc.

Catarrhe chronique nu larynx ou laryngite catarruale chronique.— Cette maladie est tantôt la suite du catarrhe aigu, tantôt la conséquence d'une pharyngite chronique granuleuse ou de la tuberculose ou d'une autre maladie du larynx. La nmqueuse est congestionnée, brune ou grisàtie ; elle sécrète un liquide muqueux ou purifoi me : la muqueuse est épaissie et ses glandes sont en particulier hypertrophiées de telle sorte, que cette maladie est appelée angine glaiululeusc, et elle s'observe avec cette hypertrophie des glandes à la suite de l'angine de même nature du pharynx.

L'hypertrophie des glandes détermine quehjuefois un relief assez considéraltle de la muqueuse. Nous avons observé deuv faits de ce genre dans lesquels la couche des glandes hypertrophiées au devant des aryténoïdes avait une épaisseur de 3 à .') millimètres.

Dans les indanmiations de longue durée, le tissu conjonctif de lanm(|ueuse entre en |troliréiiilion el il en résulte un épaississeuu'ut avee tendance à la piodiulion de végétations el de papilles plus ou moins nnmhreuses, limitées parfois en un point, les cordes vocales inférieures, pai- exemple, ces végétations, à un degré plus prononcé, consliluenl de petites tumeurs sessiles ou pédiculées. (!es modifications du derme de la muqueuse s'accompagnent d'mie Iransfoinialion de l'épilhélium qui devient de l'i-iiitlir-lium |>avimeuteux slralidé, non pas seulenu>nl sur b's cordes vficnles où il existe normaliMuenl, mais sur h's autres portion-» de la surface fapi>^>;(''e à Té-tal normal de

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collulos cylindriques. (Test là ce que Foerster a décrit pour la première fois sous le nom de métamorphose dermoïde.

Laryngite piphtréritique or croup. — La laryngite croupale est primitive, ou consécutive à une extension de la maladie développée primitivement dans le pharynx ou dans les parties inférieures des voies aériennes. Elle s'observe surtout chez les enfants; elle commence par une période d'inflammation purement catarrhale, mais bientôt la muqueuse présente des fausses membranes. Celles-ci sont blanchâtres ou grisâtres, plus ou moins étendues, plus ou moins épaisses, disposées par couches superposées qui se reproduisent dans la couche profonde au contact de la muqueuse, tandis que les parties superficielles se désagrègent et sont expulsées. La fausse membrane est plus ou moins résistante; tantôt épaisse et difficile à dilacérer et à détacher de la muqueuse, tantôt au coiitiaire molle et facilement réduite en un détritus granuleux ou caséeux. Ces variétés de consistance dépendent uniquement de l'âge de la fausse membrane et, à l'autopsie d'enfants qui expectoraient une grande quanti! é de fausses membranes denses, on est étonné de ne trouver presque rien dans le larynx ou la trachée, si ce n'est quelques détritus pulpeux insignifiants. Nous avons donné, page 89 et 90, l'explication de cette particularité en décrivant les modifications de l'épithélium dans ces inflammations spéciales. La fausse membrane expulsée par la toux a la forme de la partie de la muqueuse qu'elle recouvrait, et par exemple, lorsqu'elle provient de la trachée ou des grosses bronches, elle peut avoir un aspect tubulé et même présenter une bifurcation. Elle peut, dans le larynx, siéger sur toute la surface de cette cavité.

Les fausses membranes sont constituées histologiquement par de la fibrine sous forme de lilaments, par des globules de pus et des cellules épithéliales. Ces dernières, qu'elles proviennent de l'épithélium cylindrique à cils vibratiles ou de l'épithéliun\ pavimenteux des cordes vocales inférieures, sont modifiées dans leur forme et dans leur composition chimique ainsi que cela a été exposé page 90.

Développées aux dépens de la couche superficielle du revêtement épithélial de la muqueuse, elles sont repoussées à mesure que de nouvelles cellules et des globules de pus se forment au-dessous d'elles. Il n'y a jamais de vaisseaux dans b'ur inlt'rieur.

660 MALABIES DE? OROANES.

Au-(los«oi]s (les fausses membranes la muqueuse ^st hype'rémice, rouge, infiltrée et ramollie, et il y a souvent entre elle et la fausse membrane des épanchements sanguins, en sorle que des ilôts eccliymotiques s'observent souvent à la face adhérente des exsudais diphtbéritiques.

On a discuté la question de savoir si la fausse membrane était située au-dessus ou au-dessous de l'épithélium : d'après cp qui précède on voit qu'elle est formée précisément dans la couche superficielle du revêtement épithélial et en partie à ses dépens.

Le plus souvent le tissu conjonctif sous-épithélial est intact bien que la surface de la muqueuse paraisse inégale et exulcé^ rée ; cependant ce tissu est quelquefois- enflammé lui-^mèmo et il peut exister une ulcération très-superficielle.

On trouve dans les fausses membranes, des spores de champignons microscopiques sur la nature desquels on est loin d'être fixé.

La laryugo-tracliéite diphlhéritique peut existera l'état chronique ainsi que le prouvent plusieurs observations de ce genre publiées dans les Bulletins de la Société anatomique.

Lahyngite KiiYsiDhLATEi'sE. — L'crysipèle de la face et du pharynx j)r(tpagé à la muqueuse lar\ngienne se caractérise comme à la peau par une rougeur intense et un boursoutlemenl plus ou moins c(insidéial)le du chorion nuujueux. Le tissu cellulaire de la nuKiiu'Use peut alors être intiltré de sérosité connue dans ro'dèinedu larynx et il en résulte des accidents de sulTocati<m qui ont été suivis de mort dans plusieurs observations.

Lahv.N(;iti; VAiuoi.KisE. — Le larynx est le siège, conmu> tout l'arbre aéiieii, de pustules plus ou moins nombreuses dans les varioles coiilluentes. Les pustules du larynx ont, d'une façjon générale, la niêiiu' forme et la même évolution »|ue celles de la peau. Llles sont légèrement saillantes, onibili(juées nu'Mue à uiu! pi'riode doimée, blanches, et la nui(|neuse est rouge à leur pourloiu'. Lorsque sur une pièce durcie dans l'alcool, on fait une coupe perpendiculaire à la surface de la nni(|ueuse, el passant par le centre d'une de ces pustules, on voit, en rexaininant an microscope, un amas de corpuscules de pus situé entre la C(Micli(' ('pithéliiile et le clioriou nuiqueux. I,e revêlenuMit épillit'lial est soulevé, mais inta( 1 ; les coi|>nscules de pus pro\ i(>nnenl des vai>scau\ du chorion cl des cellules d'épitbciiuin de la couche |)roloiidc ; le ti^^su cellii. .ne du ciiorion nniqucuv prt'-

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sente lui-même bienlùt des corpuscules de pus. Plus tard la couche superficielle de la pustule formée des cellules d'épithélium s'imbibe de liquide, se ramollit et se présente sous la forme d'une petite membrane blanchâtre.

Quand les pustules sont très-rapprochées, elles se réunissent par groupes, et la couche épithéliale se desquamant sur une grande étendue forme une véritable fausse membrane qu'on peut, dans certains cas^ confondre avec la fausse membrane du croup. Après la chute de l'épithélium la pustule se vide ; les couches supérieures de la muqueuse peuvent continuer à suppurer, et alors il y a formation d'une ulcération plus ou moins irrégulière et profonde.

Dans certains cas de variole, il se produit plus tard, au moment du gonflement des pieds et des mains un œdème du larynx qui peut devenir rapidement mortel.

Des laryngites plus profondes, des abcès et même des périchondrites ont été observés à la fin de ce processus.

Laryngite de la morve. — Nous avons eu l'occasion d'observer un cas de ce genre, dans lequel les lésions étaient à leur début : la muqueuse laryngienne était le siège de petits nodules blanchâtres saillants, très-superficiels, gros comme une tête d'épingle qui, percés, laissaient]suinter une gouttelette de pus. L'examen microscopique fait après durcissement de la 'pièce dans l'alcool et au moyen de sections perpendiculaires à la muqueuse a montré le siège de ce pus collecté entre le revèteoient épithélial et le tissu conjonctif du chorion (1). Des groupes de ces petits abcès miliaires se réunissent et donnent bientôt lieu a des ulcérations dont le fond est imprégné de pus, bourgeonnant, mollasse, et qui s'accroissent en largeur et en profondeur (voy. p. 2H et suiv.).

Larvxgite de i.a Fn-.viiE TYPHOÏDE. — La laryngite de la fièvre typhoïde est plus ou moins profonde ; il existe presque toujours un catarrhe superficiel accompagnant dans cette maladie le catarrhe des bronches et de la trachée, mais en outre on y

(1) M. Kelsch a récemment confirmé par une observation de morve chez l'homme, publiée dans les Archives de physiologie, ce fait ipie les lésions morveuses du larynx sont conslituées par de petits abcès miliaires, et non par des granulations morveuses comme cela a lieu dans les fosses nasales et l'arbre aérien du clievai.

662 MAl.ArUK^ DES ORGANES.

observe assez souvent des ulcérations bien décrites par Louis, et dont le siège est sur les ligaments aryténo-épiglottiques-, sur l'épiglotte, au voisinage desaryténoïdes, en même temps qu'on trouve des ulcérations dans le pharynx et dans l'œsophage. Il peut en résulter des périchondrites, ainsi que nous le verrons bientôt, et une laryngite œdémateuse.

La syphilis se traduit sur le larynx par des catarrhes, des plaques muqueuses, des ulcérations superficielles ou profondes, et par tous les accidents qui peuvent résulter de ces derniers, périchondrite, œdème, etc. Les plaques muqueuses résultent d'une irritation limitée de la muqueuse caractérisée par une légère élevure et un épaississement avec prolifération et imbibition de l'épithélium. Toutes les lésions syphilitiques profondes de la muqueuse donnent lieu à une prolifération et à un bourgeonnement du tissu conjonctil généralement plus considérable que dans les maladies du larynx dues à une autre cause.

Les hiri/iiijitcs (h'S Inherculeii.f sont également ti'ès-variables suivant qu'il s'agit d'un catarrhe simple, ou de tubercules laryngiens ou d'ulcérations ou de périchondrites, etc.

LaIIVNGITE ŒDKMATF.rSE; (KDl'.MF. HP, LA CI.OTTK. — Celle lésion

tantôt primitive, conmie à la suite d'une impression du froid, tantôt consécutive à l'une des maladies précédenmient indiquées, ou à une anasarque généralistie, ou à une brûlure, ou à une plaie, consiste dans une inlillraliou séreuse ou puriforme du tissu (onjonclif sous-mu(iueu\.

L'œdème est le plus souvent localisé à la partie sui»érieure du larynx. Les replis aryténo-épigiottiques gonflés, œdémateux, treml)lotants , semi-transparents, oblitèrent alors la lumièi'c du larynx, et cela d'une façon complète pendant l'inspilation qui les porte à la rencontre l'un de l'autre. La légion ar\l(''noïdienue est également œ-dématiée ainsi (pie l'épigldllf à sa base. Toutes les autres régions de la muqueuse peuvent néanmoins être le siège d'un gonilemenl analogue, suivant le si('ge de la lésion primitive dont l'n'dème est la cons(''(|ueiice. hans le plus grand nmiilire des cas, en elVel, il est déterminé |)ar une ulci'ration ou une pi-richondrite.

La nMi(|U(>usc est rouge, livide, ou rost-e : lorsqu'on l'iiu'ise, il s'écoule spoulani'inenl, ou pai' la pression, une notahle qufinlit('' (le liijuide tiansparent st'>reu\ ou pinilorme. Lors(|u'oii enlevé avec les ciseaux des IVagrnenIs du tissu n>d(''mateux oll(di^er\e, idiiinie (l.iii>^ I diliiiie du tissu conjiMlcIif, des fais-

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