DYSENTERIE CHRONIQUE
de ces cavités sont presque toutes cupuliibrmes (voy. fig. 294;. Dans les cavités où elles n'existent que sur une partie de la paroi, on les observe seulement à la partie supérieure la plus rapprochée de la surface intestinale. Dans les points où les cellules cylindriques manquent, la paroi est généralement trèsriche en globules blancs, et il y a là encore une inflammation destiuctive intense qui empêche le revêtement épithélial dise fixer (voy. C^ fig. 29'4).
Fig. 294. — Kopi'ér^eulatiou » un tort grossissement ( iOO iliamèti'cs) , do plusieurs points liifnrés dans le dessin précédent.
A, cellules cylindriques cupulifurnics iniplantiio» sur la paroi de la grande cavité et figurées en /■ dans la ligure 293 ; e, cidlulcs embryonnaiies appartenant au tissu qui limite la cavité.
r., partie de lii paroi de la grande cavité représentée lig. 203 et sur laipielle on n'observe pas de cellules cylindriques; e, cellules embryonnaires libres dans le mucus ; rf, cellules plates également libres; «, vaisseau sanguin rempli de globules rouges.
B, cellules libres dans le mucus et devenues vésiculeuses.
Le tissu conjonctif qui entoure ces cavités pleines de mucus est infiltré de globules blancs ou globules de pus dans une zone plus ou moins étendue. A ce niveau, les glandes en tube ont disparu ou bien elles sont réduites à leur cul-de-sac, ou bien
elles sont hypertrophiées et dilatées de telle sorte que leur extrémité inférieure remplie de cellules cy!indri(iues se divise eu deux ou trois bourgeons (voy. fig. 293, e).
Nous croyons que les follicules glandulaires précédemment décrites occupent ordinairement la place de follicules clos détruits, et voici sur quoi nous nous appuyons. Elles ont le même siège, les mêmes rapports avec la couche glanduleuse et la couche musculeuse superficielle, et la même forme que les follicules clos. De plus, nous avons pu voir sur nos préparations histologiques des follicules clos en voie de ramollissement et de destruction. Ces derniers sont plus volumineux d'abord qu'à l'état normal, et lorsque, sur une section, ils ont été traités par le |)inccau, les corpuscules lymphatiques (]ui les remplissent ayant été chassés, on voit que leur tissu réticulé fait défaut par places et qu'ils sont transformés en plusieurs grandes loges limitées par des tractus. Oue ces parties ramollies des follicules se rompent à la surface de la muqueuse, on aura les cavités cloisonnées dont nous avons donné la description, cavités qui seront bientôt remplies par le nnicus intestinal et tapissées par l'épitliélium cylindriijue de la surface ou par l'épithélium des glandes de la muqueuse voisine.
Une fois formées, les cavités folliculaires s'agrandissent par la destruction des cloisons, et elles peuvent être dilatées au point d'acquérii- jus(iu'à ^ et 5 millimètres de diamètre.
Ces altér.itions, qui avaient été bien décrites à l'œil nu par |)lusieurs auteurs, et en particulier par M. Charcot, ont été déterminées pour la première fois, croyons-nous, par l'un de nous et, peu de temps après, bien décrites par M. Kelsch.
Le tissu conjnnctif sous-imiqueux est en nu'Miie teni|)s é|)aissi, tibreux, et il présente des \aisseau\ hnqdiaticjues remplis par (le rendnllK'linm gonflé (Kelsch) : rinllainmation se propage assez souvent dans le tissu conjonclif qui s('pare les couches niusculeuses de l'intestin et jusiju'au tissu sous-séreux.
Cet t'|iaississemeiit librenv de toutes les couches du gros intestin, surtout marqué dans la tnniqiu' celluleuso, (h'Ierniinanl im état d'hyperlro|)liie apparente «les plans nnisiulaires, a pcHir ions(''(pu'nce de transformer le conduit inteslituil, surtout h sa |»arlie inh-rienre, en un canal à parois presipu" rigides.
C'est ce qui se voit surtout dans les cas <le dysenterie chi()ni<|ue avec nlii-ralions assez étendues et guéries, remplacées par un tissu cicatriciel (h'nse et ^(dide. Sur ces cicatrices, où la nniqneuse ne se reinrine jamais cnuqilélenienl, on trouve snuvenl