‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 36 sur 146 · ÉTAT DES VAISSEAUX SANGUINS BANS LA CIRRHOSE · texte numérisé non relu

ÉTAT DES VAISSEAUX SANGUINS BANS LA CIRRHOSE

État des vaisseaux et de la circulation du foie dans la cirrhose. — Dans les faits de cirrhose récente à tissu embryonnaire, les branches interlobulaires de la veine porte sont entourées de cellules rondes que, par analogie avec ce (jui se passe dansl'in-

F)?. 309. — Cirrhose hy^iortropliiqiio : f, f, végétationsdn péritoine a et do la capsule de Glipsonn : i, une partie d'un lobnlo hépatique; toute la Bgure est occupée par du tissu conjonctif parcomu par des canalieules biliaires e et par des vaisseaux capillaires dilati'H énorini'mcnt V.

flammation du péritoine de la grenouille, on pourrait supposer en être sorties. La paroi des veines présente elle-même des cellules rondes assez abondantes infiltrées dans la membrane externe. Dans l'ilot, le tissu conjonctif qui accompagne les capil-

laires est parsemé des mêmes éléments. Les capillaires et les petits vaisseaux y subissent la même altération que dans l'intlammation ; les cellules qui composent leur paroi se tuméfient ; ces éléments deviennent embryonnaires et le tissu prend des qualités de mollesse et de friabilité qu'ils ne possédait pas jusque-là.

Les vaisseaux portes extra-lobulaires et intra-lobulaires et les petits vaisseaux de l'artère hépatique siégeant au milieu du tissu conjonctif de la cirrliose récente ou à tissu embryonnaire peuvent se laisser considérablement dilater, au point de faire ressembler de grandes masses du foie à des tumeurs érectiles (voy. fig. 309 en V). L'un de nous a observé un cas de ce genre en mai 1873 (Communication à l'Académie de médecine le U novembre 1873 et Archives de physiologie, ISlk) chez un sujet mort dans le service de clinique de M. Sée. Il s'agissait dans ce cas d'une cirrhose hypertrophique, l'hypertrophie tenant surtout à la grande masse de tissu conjonctif et embryonnaire de nouvelle formation.

Les parties du foie imbibées de sang montraient, dans la partie sclérosée, des vaisseaux capillaires énormément dilatés, anastomosés les uns avec les autres, et même en certains points il existait un véritable tissu caverneux dont les lacunes irrégulières étaient, comme les capillaires, dilatées, remplies par du sang. Les parois de ces cavités et vaisseaux étaient formées simplement par le tissu conjonctif voisin et leur surface interne était tapissée par une couche de cellules plates : il n'y avait plus de paroi propre vasculaire dans ces points. La même lésion existait dansun certain nombre des lobulesbépaliqueset celadanstoute leur étendue; les capillaires de l'ilot, énormes et pleins de sang avaient disséqué et alro[)hié les travées de cellules hépatiques granuleuses, souvent graisseuses ou alropiiiées |)ar la compression des vaisseaux dilatés, il ne parait pas douteux que la qualité (lu tissu embryonnaire nouveau, sa mollesse, n'ait favorisé ces dilatations. Les branches de la veine porte et de l'artère hépatique étant en efl'et perméables au sang, tandis (|ue la circulalioii est ^^ênt-e dans les capillaires de l'ibil, la pression du sang ddil dilater les |>lus pclils des vaisseaux qui sont restés perméables, surlitut |(trs(|u'ilssit''gi'nl dans un lissu mon (dinine le tissu enjbiyonnaire. (l'est dans de paieilles conditions et au milieu d'un tissu analnj^uc que se lii'v cIoiiimmiI les angiôint>s caverneux (lu l'oie.

.Nous a\oiis eu l'oecasinn d'observer, dans deu\ autres fnils,

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