ÉPITHÉMÔME A CELLULES CYLINDRIQUES. QUI
raif tout aussi hion c\vc rogardôo oomnie serondaiiH^ quo fnmnic priuiilive. Riiuilleiscli regarde le développement lial)iluel du carcinome comme se faisant par la prolifération des cellules hépatiques. INous ne croyons pas que ce mode de iormation soit aussi commun. Mais il n'en est pas moins vrai que si l'on connaît certains faits de développement du carcinome du foie, il y a encore bien des inconnues à résoudre et, en particulier, on n'a pas étudié le rôle des vaisseaux lymphatiques au début de ces tumeurs. On a dit que les cellules du carcinome hépatique reproduisaient la struclure et la forme des cellules normales du foie : nous n'avons pu observer une telle analogie ; les cellules du carcinome hépati(iue sont, comme partout, claires, munies de noyaux ovoïdes très-volumineux, de nucléoles brillants, etc., elles ne ressemblent en rien aux cellules hépatiques et ne contiennent pas les granulations qu'on rencontre dans le protoplasma de ces dernières.
Êpithélmne à cellules cyUndnqucs. — L'épithéliôme à cellules cylindriques (voy. p. 280) s'observe assez souvent dans le foie consécutivement aux tumeurs de même nature développées primitivement dans l'estomac, dans l'intestin grêle, dans le rectum et dans la vésicule bihaire. A l'œil nu, cette vaiiété de tumeur ofl're les mêmes caractères que l'encéphaloïde, c'est-à-dire qu'elle consiste en des nodules plus ou moins volumineux et de consistance molle donnant beaucoup de suc laiteux. Elle peut aussi revêtir l'aspect du cancer colloïde par suite d'une transformation colloïde partielle ou très-étendue de ses cellules, aspect que présentent alors aussi les tumeurs primitives. Pour déterminer la nature de ces tumeurs, il est nécessaire de les faire durcir dans l'alcool absolu ou dans le liquide de Mûller, la gomme et l'alcool : si l'on se contentait de l'examen par le raclage, on ne pourrait pas voir la forme tubulée du néoplasme. Sur les sections obtenues après durcissement, on observe des tubes suivant leur longueur ou des hgui'es transversales si la coupe est transversale, ou des cavités ovoïdes qui sont tapissées pai'tout par une seule couche de cellules cubiques ou cylindriques. Ces éléments et leur disposition reproduisent lidèlement la structure de la tumeur primitive. Il n'est pas possible (le démoidrer une membrane isolable autour de ces productions tubiilées; elles sont tout simplement limitées par le tissu conjonctif voisin. Le centre des tubes montre une lumièi'c ou cavil(' bien nette. Les parties cidloïdes de la tumeur olVrent
les mêmes tubes et les mêmes cavités tapissés par une couche de cellules ayant subi la dégénérescence colloïde.
Cet épithéliôme à cellules cylindriques a été décrit dans le foie sous le nom d'adénome, par plusieurs auteurs, et en particulier par Rindfleisch. Nous n'avons pas à réfuter cette erreur, qui ne soutient pas l'analyse dans les cas où la tumeur hépatique est secondaire à un épithéliôme à cellules cylindriques né primitivement sur une muqueuse à cellules cylindriques. Pour ce qui est de notre expérience personnelle, les tumeurs du foie assez nombreuses de ce genre que nous avons pu observer étaient toujours secondaires. Nous admettons toutefois parfaitement la possibilité d'un épithéliôme primitif du foie, mais ce ne serait pas une raison pour considérer comme un adénome une production qui est absolument identique avec l'épithéliôme à cellules cylindriques. Il serait plus logique de la regarder comme un épithéliôme développé par le bourgeonnement et la néoformation de canalicules biliaires. Dans la plupart des observations publiées on France sous le nom d'adénome par MM. Lancereaux, Dubrac, etc., lorsque les détails anatomiques sont bien indiqués, en reconnaît qu'il s'agit de cas de cirrhose hypertrophique ou atrophique avec de grosses granulations hépatiques. Un vérital)le adénome du foie devrait reproduire la structure des lobules hépatiques, et alors comment distinguer au sein du foie les lol)ules de nouvelle foimation d'avec les lobules normaux? Cela ne nous semblerait pas possil)le au premier abord, et nous ne connaissons pas de faits bien démontrés de pai'eilles tumeurs. Ceux qui ont été publiés sous le nom d'adénome ])ar Hinflciscli et plusieurs autres auteurs allemands sont des épitliéHôiiies à celhih's cylindriques i)rimilivcnuMif développés dans le foie, ou des faits ch' carcinome (bms lesquels les cellules de la fumeur ont paru seml)lables à ceUes du foie. Pour ce qui est des nodules isolés saillants sous la capsule de Clisson, à la surface du foie, cl reproduisant la structure d'un îlot hépatique, ce sont moins des adénomes ayant de la tendance à s'accroilre que des vices de dévelopitoment et de conformation lemonlanl à la vie inha-utérine et n'ollranl qu'un infi-rèt purement h'ratnl()^i<|nc (v(iy. lig. WIO).
Les A.v.sYcs- séreuv {\\\ l'oie ne soiil lii-s-iirobaMeinml Jamais autre cbosc (|ue des diverlicnles (lilah's des conduits biliaires, diverticiiles (|ui |ieuveiil s'isolcM" du condnil d'où ils sont prinntivemt'nt une (Mnanatint).
KYSTES HYDATIOLES DU FOIE. 9/i9
Nous avons examiné plusieurs fois des kystes contenant du sable biliaire et siégeant à la surface du foie. Le revêtement interne de ces kystes consiste en une seule couche de cellules épilhéliales plates. Le tissu conjonctif qui les entoure se continue avec la périphérie des lobules voisins, et il y a une sorte de cirrhose locale. Dans le tissu sclérosé, les canaux biliaires piésentent la même lésion que dans la cirrhose (voy. p. 921 et suiv.).
Les kystes séreux du foie sont très-rares. Ils sont entourés de tissu conjonctif et tapissés par un épithélium pavimenteux. Il
Fig. 320. — Granulation saillante à la surface du foie et formée par un lobule hépatique
chez un enfant nouveau-né. Grossissement de 150 diamètres.
a, capsule de Glisson ; c, ilôt de cellules hépatiques entouré de tissu conjonctif
embryonnaire 6.
faudrait bien se garder de considérer comme des kystes les cavités qui peuvent se trouver au centre de tumeurs cancéreuses ou qui succèdent à des abcès. La putréfaction avancée du foie et le développement de vacuoles contenant de l'air et un peu de liquide sous la capsule de Glisson pourraient en imposer au premier abord pour de petits kystes séreux.
Kystes hyriatiqufs. — Les kystes à échinocoqucs, qui sont assez communs dans le foie sont constitués par une tumeur volumineuse, hahitucllement saillante, soit à la surface convexe du côté du diaphragme, ou du côté de la paroi abdominale, soit au bord supérieur : quelquefois elle siège dans la profondeur même de l'organe. On y trouve, en allant dedehorsen dedans: 1° une enveloppe fibreuse épaisse ou membrane adventice, dont la structure est la même que celle du tissu libreux à lauu>s
950 MALABIF.S DES ORGANES.
parallèles o\ h cellules aplaties. Cette membrane fibreuse se continue avec le tissu conjouctif é[taissi <jui entoure les Ilots hépatiques de telle sorte qu'il y a une cirrhose périphérique à la tumeur, et les lobules hépatiques voisins sont aplatis par compression : 2" à l'intérieur de cette membrane se trouve la membrane hydatique complète, sphérique et tendue dans les productions récentes, flétrie, ridée et déchirée dans les kystes anciens. Cette membrane est caractérisée par ses lames régulières toutes parallèles entre elles, formées d'une substance hyaline amorphe, sans aucun élément cellulaire interposé entre les lames. A l'intérieur de cette membrane dont la cassure nette, la décomposition en lamelles, l'aspect vitreux et tremblotant ne peuvent être confondus avec rien autre (voy. p. 335 et 336), on trouve des vésicules filles ayant aussi elles une membrane analogue plus mince, un volume très-variable, depuis la tète d'une grosse épingle jusqu'au volume d'un œuf. Ces vésicules sont très-régulièrement spliériques. Elles contiennent un liquide aqueux ne renfermant pas d'albumine, et de petits grains qui ne sont autres que des échinocoques. Souvent les vésicules ne contiennent rien et sont stériles; 3° les échinocoques sont de petits vers vésiculaires formés par une vésicule caudale adhérente à la membrane germinale ; au milieu de la vésicule on trouve le corps et la tète de l'animal. Leur tête présente un proboscide, une double rangée de crochets et quatre ventouses (voy. p. 336).
Les échinocoques sont les vers vésiculaires du Tamia cc.hiïioeoTOHS (|ui ne vit pas dans l'intestin de l'homme mais (]ui est assez conunun chez le chien où l'on trouve du reste d'autres variétés (k> tii-nia Le Tiriiùi cclunococriis cA remanpialih' par le petit nombre de ses anneaux. Les cu'ui's de cet animal mis en lilicrlé avec les matières fécales du chien, iorsipiils >onl ingér(''s avec l'eau ou les aliments, jifrchMit dans l'estomac de l'bonime leur membrane d'enveln|)|)i', et lenibruMi devenu libii' peifore les meml)ranes de l'esldiiiac pour se loger ilans les oigant'S voisins et y subir la seconde phase de son développement. Tous les faits de migralinn de ces embryons font supposer qu'ils peuvent chemiiuM' à travers tous les tissus à l'aide df h'Ui s crochels droits et mobiles, et (|ue lem- voyage est facilité par la circulation sanguine lorsi|irils iicnelrenl dans un vaisseau (voy. p. y.i'2 et siiiv.).
Lorsque les kystes hyd.ilique« oui aclicvi- leur dcvcioppenu'iit cl qu'ils si'jouniriil i-iicore dans le foie, ils r<'\ieunt'ii( sur