‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 7 sur 146 · BRONCHES · texte numérisé non relu

BRONCHES

et uno rtM'laino nuidifé ; los globules se vemplisseni de granulations graisseuses et l'on y trouve souvent des cristaux de margarine et de cholestérine. Lorsqu'on mêle ce pus à l'eau dans un verre, il se dissout facilement dans l'eau, ce qui indique qu'il contient peu de mucine. U se sépare bientôt en trois couches, l'une supérieure, écumeuse et aérée, une moyenne claire, une inférieure opaque contenant les éléments solides, c'est-à-dire les globules de pus et les cristaux précédents. Les mêmes caractères appartiennent aux crachats.

Les lésions propres aux dilatations bronchiques ou causées par elles ont une marche lente. Il peut arriver que la paroi d'une bronche dilatée se calcifié (Schrader). Plus souvent des lu'onches dilatées et isolées du reste de l'arbre bronchique, au milieu du sommet indui'é d'un poumon par exemple, sont remplies d'une masse jaunâtre, presque solide, de puscaséeux: après avoir enlevé le contenu, on reconnaît la structure de la paroi bronchique.

Ulcérations des bronches. — Les ulcérations des bronches sont tant»H des ulcérations glandulaires, très-supertlcielles, tantôt elles sont dues à une bronchite intense, suppurative, s'accompagnant de noyaux de pneumonie suppurée comme dans l'infection purulente, la lièvre puerpérale, la fièvre typhoïde, la morve; d'autres fois elles sont causées par des pustules varioliques, par la syphilis pulmonaire des enfants nouveau-nés : mais leurs causes les plus fréquentes sont les gangrènes pulmonaires et la tuberculose (voyez plus bas).

Ces diflerentes causes, abcès pulmonaires, gangrènes, phthisie, peuvent déterminer des perforations delà bronche de dehors en dedans, de même que toutes les formes d'ulcérations peuvent être le point de départ de perforations propagées de l'intérieur de la bronche au tissu pulmonaire. Ajoutons aussi, comme causes de perforations, les anévrysmes. les tumeurs malignes, la pleurésie, les suppurations de ganglions bronchiques atteints de dégénérescence caséeuse.

Tumeurs «ks bronches. — Uokitausky a observé une fois u lip('me développé dans le tissu cellulaire sous-muqueux et fai sani saillie dans la bronche gauche.

l.'inrru station calcaire et l'oss/'/ica^îon vraie des cartilages bronchiques n'est pas extrêmement rare chez les vieillards sujets aux bnin( liilcs chroniques, au niveau de la division de la Ira-

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cliéo et des preinièros hionches. Ces tuyaux deviennent alors absolument rigides. Un processus analogue peut avoir lieu dans les petites bronches, mais il ne faudrait pas croire que toutes les aiguilles osseuses, même creuses, qu'on trouve accidentellement dans les poumons, et en particulier dans les sommets indurés par une pneumonie interstitielle, doivent se rattacher à des ossifications des bronches ou de leurs cartilages. Nous verrons, à pjopos des ossifications du poumon, que l'origitie Araie de ces productions est liée à la formation de tissu embrvonnaire dans la pneumonie interstitielle.

Le otrcinôme n'est jamais primitif dans les bronches, mais il peut y venir par l'extension d'une tumeur du nu'diastin, du poumon, de l'œsophage, des ganglions bronchiques. Nous avons vu aussi plusieuis fois de petites tumeurs semi -transparentes, hémisphéiiqucs, du volume d'un grain de mil à une lentille, faisant saillie à la surface de la muqueuse soulevée par elh^s, et répondant à la structure du carcinome. Ces faits provenaient de la généralisation de squirrhes du sein.

Les tubercules des bronches sont très-communs, et il est très-facile d'étudier toutes les lésions qu'ils y déterminent.

Les granulations tuberculeuses y aU'eclent la mênu^ disposition, la même origine et la même terminaison que sur le larynx et la trachée. On peut les suivre à tous leurs étals (k'puis la granulation à peine visible à l'œil nu, qui soulève la couche épithéliale en se développant dans le tissu cellulaire de la muqueuse, jusqu'au moment oîi elle pioduit une petite ulcération qui s'agrancht pai' la formation de nouveUes granulations à la péii|»hérie et au fond de l'ulcère. Comme le tissu pulmonaire, c'est-à-dire les alvéoles, enhunent cette lésion, ces ahéoles se lenqtlissent de produits d'exsudalion inllammatoire et consliluent un petit nodule de pneumonie lobnlaire (|ui, bientôt, lorsque la petite bionclie aiu'a été ulcérée et détruite on un point, ne tardera pas à être lui-même une petite cavernule. C'est là une des formes variées de la plitliisie puhuonaire, la broncho-pneumonie tuberculeuse ()ue nous étudierons bientôt en détail.

Les tubercules des bronclus (li'lermintiil tanti'it un c;itairhe aigu purifonne (|ui coïncide avec la snp|inration des rudules de pneumonie tuberculeuse, et la formation rapide d'un grand nombre île jietites cavernes; tantôt, lors(|u'on a atVaire à (h's nodules ou de grandes masses dr pncinnonie <•aséeu^e, nnc^ bruin bit)' i'a>Né'eu'><> elle même. Sin mie coMpi- du |ioiMnon,

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