‹ Manuel d'histologie pathologique (volume 3)Chapitre 75 sur 146 · TUBERCULES DU TESTICULE · texte numérisé non relu

TUBERCULES DU TESTICULE

l'cpididynie ou le canal déférent qui est le premier afTecté.

Le testicule présente quelquefois des granulations miliaires grises très-fines, à peine visibles à l'œil nu, qui siègent sur la tunique vaginale et dans le tissu conjonctirdu testicule où ils entourent lescanalicules spermatiques. Ces granulations, grises d'abord, deviennent ensuite caséeuses à leur centre et forment des groupeslobulés dont le centre parait sur une section comme une ulcération caséeusc. Il n'est pas douteux que les granulations à leur début se développent autour des canalicuJes spermatiques. Dans un cas de ce genre recueilli par M. Reclus, M. Malassez a vu qu'on pouvait encore étirer les conduits spermatiques et qu'ils présentaient en certains points une tuméfaction, un petit nodule qui les entourait de toutes parts et que ce nodule n'était autre qu'une granulation tuberculeuse. En examinant en effet de pareils canaliculcs au niveau de 'a nodosité, on voyait les lamelles de la paroi fibreuse propre du canalicule écartées par un dépôt abondant de petites cellules lymphatiques, de telle sorte que cette paroi était épaissie très-notablement en ce point.

C'est celte accumulation de petites cellules dansle tissu conjonctif de la paroi qui produisait la tuméfaction limitée de la granulation. En même temps et à ce niveau la lumière du tube était agrandie et non diminuée comme on eut pu le supposer à jmori, par une formation de cellules d'épithélium granuleuses et unies les unes aux autres par une substance grenue. Ce mode de début de la granulation tuberculeuse du testicule observé par M. Malassez est comparable à la granulation développée autour des vaisseaux de la pie-mère (voy, p. 203 et 627). La paroi du tube en contact par sa périphérie avec les lymphatiques, s'infilti-e de cellules lymphatiques en un point limité en même temps qu';\ ce m-'-me niveau l'épithélium inti-a-canaliculaire s'accumule et devient caséeux. Sur une section du testicule infiltré de ces granulations tuberculeuses en voie de développement, on voyait un accumulation de petites cellules lymphatiques formant une zone circulaire autour d'un canal séminifère dont la ca\ité élargie était pleine de cellules d'épithélium caséeux. Les cavités des lymphatiques et des vaisseaux sanguins compris dans le tissu de la granulation étaient remplies par une coagulation fibrincuse ensei'rant danssa substance granuleuse des cellules lymphali(]ues et des cellules endolliéliales. Le tissu conjonclif des cloisons de séparation des tubes montrait aussi des cellules lymphatiques autour de la grauu-

lation dont le tissu se perdait insensiblement dans les parties voisines.

Sur les sections de granulations plus volumineuses, il y a toujours au centre une partie caséeuse qui correspond à la lumière d'un canalicule rempli de cellules : seulementle centre de la granulation, composé de cellules lymphatiques infiltrées dans le tissu conjonctif, est lui-même caséeux pendant que, dans la zone de prolifération périphérique, les tubes séminifères sont atrophiés par compression et plus étroits qu'à l'état normal.

MM. Tizzoni et Gaule, dans un travail récent sur le tubercule du testicule, donnent comme conclusion que l'alVeclion débute par une néoformation de l'épithélium des tubuli. Us décrivent les coagulations fibrineuses englobant les cellules des vaisseaux lymphatiques et les amas de cellules épithélialcs caséeuses deslubuli au niveau de la granulation sous le titre de cellules géantes, erreur d'interprétation sur laquelle nous nous sommes déjà expliqués plusiems fois.

Lorsque les tubercules du testicule deviennent plus volumineux, qu'ils se l'éunissent en groupes, le centre devient caséeux et se ramollit. I,a partie ramollie et suppurée au centre correspond toujours au début à la cavité d'un tube séminifèrc agrandi; maislorsque cette cavité s'ulcère et s'étend, tous les tissus devenus caséeux à la [)artie centrale des tumeurs subissent indistincicment une destruction moléculaire. Il n'est pas lare de voir, surune section, plusieurs centies caséeux se réunir dans une destruction commune, de telle sorte que la perte de substance est entouiée de plusieurs granulations.

Les tubercules, ainsi que nous l'avons (Ml tout d'abord, sont loin de (h'buter toujours par le testicule même; i)lus ordinairement ils se localisent d'abord à l'épididyme, au rctc tistis on au canal dél'c'ient. Dans le canal (k'i'éri'nl et dans l'épididynie, les lui)ercules se monlrenlsoiis l'orme tie nodosités habituellement multiples, en i hapelel tout le long du t anal. La nodosité vidiimineuse <pii double on triple le diamètre du canal et (|ui n une l'oiine ovoïde ou spluMicpu', consiste dans une iutilti ation de la paroi propre du canal piU' di' pelitescelliiles hmpliatiqiies, en même lenqts (|ne le icvèlemenlépitlH'lial de la nm(|iieuse a prolitcri- ri que des quanlilt's de celhili-s granuleuses renq)lissenl la hiMiit'rc dilali'-e du canal. Il y a là, sur un conduit plus consi(l(''rabl(', la même b'-sioii que le lon^ îles tubes si-minifi-res du testicule. Le contenu la^'cnv jaiiniitrc dn conduit au iioinl

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malade se ramollit et présente à un moment donné une destruction suppurative avec ulcération caséeuse de la paroi. Celle-ci peut même être détruite en un point en même temps <]u'il se fait dans le tissu conjonctif voisin un travail d'inflamnialion chronique en vertu du<{uel des adhérences et un tissu embryonnaire unisseiit les points malades à la peau. Des fistules cutanées ouvertes au scrotum communiquent, soit avec l'épididyme et le cordon, soit avec le testicule, constituées qu'elles sont par un tissu embryonnaire fongueux et bourgeonnant, d'aspect généralement blafard, et elles versent un peu de pus grumeleux au dehors.

Ces tubercules de l'épididyme et du cordon se compliquent souvent de tuberculose des vésicules séminales, de la prostate, de la vessie, de tout le système génito-urinaire, en un mot. La lésion se propage aussi souvent aux ganglions lymphatiques voisins, et enfin aux poumons qui ne sont généralement pris que consécutiv6.ment.

Gommes syphilitiques. — Nous avons déjà décrit l'orchite interstitielle syphilitique à la page 1099; il nous reste à parler des gommes du testicule qui, lojsqu'elles existent, s'accompagnent toujours d'une orchite interstitielle et d'une périorchite, c'est-à-dire d'un épaississement fibreux de l'albuginée et de la tmiiiiue vaginale, souvent avec union intime des deux feuillets de la séreuse.

Les gommes débutent, suivant la description classique de Virchow, par la formation de faisceaux fibreux denses, calleux, qui de l'albuginée et de la surface de la glande pénètrent entre les lobules testiculaires sous forme de faisceaux coniques ou de masses assez considérables ayant une forme sphérique oulobulée. Ce tissu fibreux qui prend la place des tubes séminifères qui s'atrophient complètement à ce niveau devient plus tard le siège de tumeurs gommeuses jaunes qui sont placées tantôt dans l'albuginée épaissie, tantôt dans le tissu tibreux développé au milieu des testicules. Ces masses jaunes gommeuses ne sont autre chose que la dégénérescence caséeuse du tissu fibreux pré formé.

II est très-facile de reconnaître et de ditïerencier de toute autre lésion, ces gommes syphilitiques (jui ont été décrites par Cuiling sous le nom d'ordiite chronique. La duieté des productions gonnneuses, même lorsiju'elles sont arrivées à l'état caséeux, l'induration fibreuse considérable de la substance

testiculaire où les tubes séminifères sont atrophiés, distants les uns des autres et séparés par le tissu fibreux, distinguent bien nettement cet état des tubercules que nous venons de décrire, et dans lesquels les foyers caséeuxsont rnous, suppurent et ontde la tendance à s'ouvrir à l'extéi-ieur par des trajets flstuleux. De plus, l'induration de l'épididyme est moins fréquente que celle du testicule, et les gommes de l'épididyme sont aussi plus rares ; les gros tu])ercules de l'épididynie et du canal déférent qui sont très-caractéristiques, sont au contraire plus communs que les tubercules testiculaires. La syphilis testiculaire, en raison de l'étoufTement et de l'atrophie complète des tubes séminifères par le tissu conjonctif, détruit complètement la fonction du testicule. On n'a pas d'observation positive de suppuration et d'ouverture à l'extéiùeur des gommes du testicule, ce qui établit aussi une difl'érence essentielle entre ces productions et les tubercules.

Lymphadknôme. — Nous ne connaissons qu'un seul fait de lympbadéuùme testiculaire qui a été déterminé par M.Malassez. La tumeur testiculaire était îormée par du tissu réticulé typique dont les mailles étaient remplies de cellules lymphatiques.

Carcinome. — Le carcinome est l'une des tumeurs du testicule les plus fréquentes : il s'y développe piimitivement et n'est presque jamais secondaire. La tumeur n'occupe qu'un seul testicule. Llle commence par des noyaux disséminés ou par une infiltration dilluse <|ui s'élemi rapiilement et acquiert un volume assez considéiablo. Ce volunieest du reste variai)le, carie testicule altéré n'est quelquefois i)as plus gros que le poing, tandis «pie dans certains cas il alleint/i et 5 livres et mT-me jusqu'à y livres (hoyor). La tumeur dt''i)ule liabilnclliMnent par le testicule, maisl'é|)idi(lymjesl |>res(|ui' toujours altéré presque en même temps. Le tissu nouveau dt-bute autour (h's canaux séminifères dans le lissu conjonctif de la glande (pii est Irausforméen un slroma carcinomateux ; dans la parlie malade, les tubes séminifères sont atrophiés et étou/Tés par la néofoiinalion. Au centre de la tumeur, dans la parlie la plus anciennement altérée cl la plus malade, on n'en trouve même plus aucune trace. Lorscjue la luni(!Ui- a (h'bulé par la parlie centrale du testicule ou par le rrti; tfstis, ou par le corps d'Iligmore, on voit habituellement il 11 périphérie <!(! la tumeur, à l'opposjte du lieu de son développement, sons l'albiiginée, une conciie grise et (q)aque ou

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plus rosée que le tissu carcinoniateux et qui est formée par des lubes séminifères repoussés et comprimés par le tissu nouveau. Ces tubes sont eux-mêmes atropliiés, entourés d'un tissu conjonctif nouveau très-vascxilarisé et ils ne se laissent plus étirer. La tunique albuginée est habituellement conservée intacte, elle est distendue et elle a suivi le progrès de la néoformation qu'elle limite de toutes parts. A un moment donné cependant, l'albuginéo est envahie aussi par la néoformation, et la vaginale montre des excroissances de même nature en même temps que l'épididyme, le cordon et les ganglions lymphatiques pelviens et rétro-péiitonéaux sont envahis. Si, d'après notre observation, les tubes séminifères ne nous ont jamais paru être le point de départ du carcinome, nous devons dire toutefois que Birch-Hirschfeld a isolé, à l'aide de l'acide chlorhydrique en solution à 15 pour 100, des lubes séminifères qui présentaient des renflements noueux et qui s'élargissaient rapidement au moment ou ils pénétraient dans la niasse morbide : d'après cet auteur, le carcinome du testicule naîtrait d'une formation nouvelle d'éléments épithélioïdes à l'intéiieur des tubes séminifères. Nous n'avons pas vérifié ce mode de développement et nous croyons que le carcinome se développe là, comme dans le tissu conjonctif, par la tuméfaction des cellules de ti^su conjonctif et la formation nouvelle de grandes cellules qui occupent les espaces du tissu conjonctif entre les faisceaux de libres et les cavités lymphatiques.

La variété la plus commune du carcinome testiculaire est l'encéphaloïde : la surface de section est alors blanche et pàteusô, molle, et elle donne à la pression ou par le raclage une grande quantité de suc laiteux. A l'œil nu il est impossible de confondre pareille tumeur avec le sarcome qui, on le sait, ne donne de suc laiteux que lorsqu'il est en décomposition cadavérique. L^enc'phaloïde présente parfois un gi'and développement de ses vaisseaux capillaires, de telle sorte qu'il mérite le nom de carcinome iiématode : il estalors très-friable et le tissu conjonclif est peu abondant.

I/examen liistologique donne, dans le carcinome encéphaloïde, le type du tissu carciuoinateux le plus net avec ses alvéoles et les cloisons qui les limitent et avec les grandes cellules qui y sont contenues.

Le s(|uirrhe est extrêmement rai'e, à tel point qu'il est nié pai' plusieurs auteui-s des |)lus reconmiandables. M. Nepveu a étudié et pnl)lié un fiit de celle variété.

1112 MALADIES DliS ORGANES.

Le carcinome luélaniqiie (ou sarcome luélauique) a été noté comme tumeur secondaire dans le testicule.

Beaucoup défaits de tumeurs publiées sous le nom de cancer du testicule il y a un certain nombre d'années, avec des détails hislologiijues insulTisanls ou même sans examen microscopique, mentionnent la présence de kystes; dans d'autres observations plus récentes, on relate la coexistence du carcinome avec le sarcome kystique, et on admet que le sarcome puisse se transformer en carcinome. Il y a là des points défait et de doctrine très -intéressants à étudier, et qui sont loin d'être élucidés aujourd'hui.

Le testicule est quelquefois le siège de hystcs dermoides et de kystes par inclusion fœtale. Ce sont là des raretés pathologiques.

On a aussi trouvé, en coexistence avec le sarcome, tles libres musculaires striées (Schuli, Hillrotli, R(»kitanski, Sanftleben, N'epveu) et de libres musculaires lisses (llindlleisch, .Malassez, voy. p. 1105 et llOfi).

11 existe dans la science quelques faits très-rares de kystes hydatiqucsàéchinocoques développés dans l'épididyme et dans la tunique vaginale.

r.H.VlMTP.E IV. — PROSTATi:.

§ I . — Histologie iioriiiaie.

La prostate est un organe coiuposé surtout de fibres musculaires lisses et de tissu conjonctif; ce tissu est parcouru par les glan(h's qui viennent s'ouvrir sur les côtés du verumontanum, dans les plis radiés de la mu(|ueuse uréthrah'. .V la partie inférieure de la prostate passent, dans des (h'-pressions de la glande, les conduits éjaculateurs <]ui viennent s'ouvrir à la partie inférieure de la portion proslali(|ue de l'urèlhre. f,e \eriimonlanum ou saillie en l'drnu' de eièle dirigi'e de haut en bas à la parlie médiane de la p.irlie prostatique de l'urèthre, présente en outre à sa parlie m(''diane une th'pression en fornu' de fente <|ui mène dans un ciinal situé sous le verumontauum et quia reçu le lumi d utricule prostatique ou ulérus mâle.

Les glandes de la prostate qui viennent s'ouvrir par dix à douze canaux de chaque côté du verumonlanuni, sont remarquables par la longueur de leurs canaux et paile petit nonibre

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et la gracilité des vésicules glandulaires qui s'y rendent. Ces vésicules glandulaires sont tapissées par une couche d'épithélium cylindrique ou polygonal qui renferme des granulations pigmentaires brunâtres. Celui des conduits excréteurs est le même que l'épithélium de la muqueuse uiéthrale.

La membrane muqueuse de Tutérus mâle possède un revêtement analogue d'épithélium stratifié.

On a comparé la prostate à l'utérus : elle s'en rapproche par la grande fréquence des fibro-myômes ; mais elle en diffère par ce que ses glandes sont dans le tissu musculaire lui-même. 11 serait plus juste de comparer à l'utérus l'utricule prostatique dont le tissu fibro-musculaire est bien distinct de celui de la prostate et sert de passage aux conduits déférents, qu'il est juste de comparer aux oviductes de la femme.

§ 2. — Histologie et anatoniie patliologif|iies.

Inflammation. — L'inflammation de la prostate se montre le plus fréquemment dans le catarrhe blennorrhagique de l'uièthre et du col de la vessie, mais elle peut aussi être spontanée ou traumatique : elle est aiguë et légère ou chronique, avec formation d'abcès purulents. C'est cette dernière forme qu'on a le plus souvent l'occasion de voir à l'autopsie. Les malades ne succombant pas à la prostatite non purulente, on est réduit à faire des hypothèses sur sa nature : on suppose que la glande est congestionnée et œdématiée, qu'elle sécrète une quantité assez considérable de mucus uni à desglobules.de pus, et que ses conduits et culs-de-sac glandulaires prennent une part active à l'inflammation.

Les abcès prostatiques qui viennent surtout à la suite d'inflammations chroniques de la muqueuse des voies urinaires, sont tantôt petits et plus ou moins nombreux, tantôt assez volumineux. Toute la prostate peut-être transformée en une vaste poclie pleine de pus l)ien lié, épais et caséeux si la lésion remonte à un certain temps. Ces abcès restent emprisonnés dans la prostate pendant un tenq)s assez long; ils peuvent même v devenir caséeux et s'enlourerd'une paroi kystique dense, infiltrée de sels calcaires. D'autres fois ils s'ouvrent dans Turèthre, ce qui est le cas le plus ordinaire. Mais ils peuvent aussi s'ouvrir dans la vessie, dans les vésicules séminales, dans le tissu conjonctif cl dans le péritoine.

lll^l MALADIES DES OKGANES.

Tumeurs; i-ibho-myùue. — L'augmentation de volume de la prostate est un fait physiologique dû aux progrès de l'âge. Les vaisseaux veineux de la prostate et de tout le périnée se dilatent; le tissu fibro-musculairo de la glande devient plus épais, plus dense, les vésicules glandulaires s'inpertrophient et se multiplient et la prostate augmente de vohune, soit dans toute la masse, et régulièrement, soit dans quelques-unes de ses parties, dans sa moitié droite ou lobe droit, ou dans le lobe gauche ou dans sa partie médiane qu'on api)elle improprement lobe moyen.

Les concrétions ou calculs prostatiques se rencontrent aussi très-souvent chez les personnes âgées. Ils se forment dans l'intérieur des culs-de-sac et des conduits glandulaires. Le volume de ces calculs esttrès-variabledepuis/ià5|njusqu'àl/2ou 1 millimètre de diamètre. Les plus petits sont de forme ronde ou ovalaire, réfringents, sans couleur; ils sont constitués par une substance colloïde dure, difficile à écraser; par la teinture d'iode et par l'iode et l'acide sulfurique, ils présentent la même réaction que les parties en dégénérescence amyloïde, de telle sorte qu'ils ont été décrits comme appartenant à la dégénérescence amyloïde par Virchow. Les calculs plus volumineux sont plus résistants, de couleur jaune ou brun jaunàtie, ou brun noirâtre, ils présentent des couches concentriques; à leur noyau central peuvent s'ajouter des couches d'oxalate de cliaux ou de pliospliates de la même base. Ils prennent alors un volume plus considérable. Les culs-de-sac et conduits glandulaires dilatés par leur présence sont remplis d'un liquide muqueux, de telle sorte que lorscjue la prostate est le siège d'un grand nombie de ces calcuLs, ce qui n'est pas rare, elle est en même tenqts transformée en une série de cavités qui la font ressembler à un tissu caverneux. Les culs-de-sac jilus ou moins dilatés des glaiules proslali(|ues sont alors levèlus d'un é|)iliiéliuin i>(i!ygoiial et cylindriciue formant plusieurs couches épaisses cituime cela a lieu dans les conduits princi|)aux et sur la nuKjueuse urélhialc. (les calculs leslent en place et ne produisent aucini s\mplôine, ou bien ils sont évacués par les conduits evciéteurs dilalt's cl il en résulte des troubles inflammatoires soit du ci")li'' des cMuduils prostatiques, soit dans l'urèthrc nu"'me.

On doit classer parmi les niyômes les liy|)ertropliics de la jirn^lale, nénérales ou partielles, dues à la Inrinatioii nouvelle

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