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II. — Circonstances étiologiques et formes anatomiques

Les lésions des fibres nerveuses peuvent être divisées en primitives et secondaires.

A. — Lésions primitives.

Pour un certain nombre d'auteurs, cette division n'est pas acceptable, en ce sens qu'il n'existerait pas de lésions primitives. Toutes les fois qu'une fibre s'altère, ce serait en conséquence d'un trouble, matériel ou dynamique, qui a frappé primitivement la cellule d'origine.

Cette négation des lésions primitives est peut-être trop absolue.

D'abord, dans certains cas, la fibre est manifestement intéressée la première. Il en est ainsi : 1° lorsqu'elle est sectionnée par un instrument, par un corps étranger, par une esquille osseuse; 2» lorsqu'elle est rompue par l'irruption du sang (foyers hémorragiques limités à la substance blanche); 3° lorsqu'un foyer de ramolUssement ou d'inflammation circonscrite (syphilis, tuberculose, etc.), aussi bien que la végétation d'un néoplasme, viennent interrompre un faisceau blanc dans sa continuité. Dans toutes "ces circonstances, la nature primitive de la lésion est incontestable.

Mais les discussions restent ouvertes à propos de certaines lésions systématisées des faisceaux blancs (tabès, scléroses combinées, etc.) : autant de lésions qui sont regardées par les uns comme primitives, ot par d'autres comme secondaires. Nous devons les laisser de côté provisoirement, car nous pensons que la question de leur nature sera plus utilement abordée, lorsque nous étudierons spécialement l'histologie pathologique de ces différentes affections.

B. — Lésions secondaires ou dégénérations.

Les lésions secondaires ou Dégénérations sont très communes. Le plus souvent, elles restent cantonnées dans un même neurone, sans en dépasser les limites, périphériques ou centrales; on peut les dénommer uni-neurotiques.

Mais dans certaines conditions, assez mal déterminées surtout en pathologie humaine, les lésions secondaires se propagent à partir du premier neurone atteint jusqu'au neurone de la série suivante; ce sont les dégénérations dites interneurotiques.

Dégénérations uni-neuhotiques. — On en décrit deux variétés : la dcg en ('ration waUéricnne et la dêgénération rétrograde, qui se distinguent surtout par le sens suivant lequel s'effectue la lésion.

Dégénération wallérienne. — La dégénération wallérienne est, de beaucoup, la mieux connue. Elle reconnaît deux conditions : altération primitive du corps cellulaire, ou interruption de la fibre en un point quelconque de son trajet.

Les altérations primitives du corps cellulaire peuvent présenter divers degrés :

4" Lorsque le corps cellulaire est détruit brusquement, sa fibre

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