CHAPITRE III
NËVKOGLIE
Les travaux de Ranvier, Renaut, Vignal, etc., ont montré que la névroglie a la même origine ectodermique que les éléments nerveux proprement dits. Mais, une fois le développement achevé, la névroglie joue, dans le système nerveux, le rôle de tissu interstitiel au double point de vue anatomique et physiologique.
De même, en présence des processus pathogiques, les modes de réaction de la névroglie sont essentiellement comparables à ceux du tissu conjoncfif dans les organes et viscères (foie, reins, poumons, etc.). C'est ainsi que les altérations des cellules nerveuses et celles de la névroglie présentent entre elles un contraste analogue à celui qui a été depuis longtemps signalé, dans les autres organes, entre les lésions des parenchymes et celles 'du tissu conjonctif. D'une façon générale, les parenchymes, comme les cellules nerveuses, subissent surtout des modifications régressives, tandis que, dans les mêmes circonstances, le tissu conjonctif, comme la névroglie, conserve le plus habituellement une grande vitalité, qui exalte, souvent à un haut degré, toutes les propriétés nutritives ou néo-formatives de ces deux tissus. D'autre part, si la régénération est tout à fait exceptionnelle pour les éléments nobles, elle est habituelle pour les éléments interstitiels, qui, seuls, sont chargés de combler les vides créés par les lésions destructives. Toutefois, pour la névroglie, celte résistance n'est pas absolue, puisque ce lissu disparait, au moins partiellement, dans toute nécrose étendue, par exemple au centre des foyers de ramollissement, inflammatoires ou ischémiques.