‹ Manuel d'histologie pathologiqueChapitre 24 sur 205 · RÉGRESSION CELLULAIRE. CELLULES GÉANTES MUSCDLAIRES · texte numérisé non relu

RÉGRESSION CELLULAIRE. CELLULES GÉANTES MUSCDLAIRES

connues. Ces cellules musculaires, nées de la régression totale de la fibre striée, ne peuvent-elles subir une ■^■■...,

transformation adipeuse au même titre que '^^'A^"--

celles qui s'isolent par exfoliation? On se f/'K,^-,'

trouverait alors en présence de gaines de i;}}à^y

sarcolemme remplies de cellules adipeuses lii^^^^j

superposées. Cela rappellerait de bien près W^'^^'W

les longues lignées de cellules adipeuses que ^fj \à^\: <r

l'on rencontre dans certaines amyotrophies et |^; •|||,

qui semblent occuper exactement la place des fibres musculaires absentes.

b. Métamorphose fibreuse. — Dans un cas d'atrophie avec sclérose, en nous portant des points les moins atteints yers les points les plus malades, où le muscle semblait avoir disparu, nous avons pu observer les modifications suivantes des fibres musculaires sur des coupes longitudinales colorées à l'hématoxyline et à l'éosine. D'abord normale, la fibre perdait peu à peu sa striation transversale, tandis que la longitudinale s'accentuait, sans qu'il y eût, cependant, dissociation en fibrilles distinctes; puis les noyaux disparaissaient et la couleur bleu violacé de la fibre passait de plus en plus au rose. Finalement, le contenu du sarcolemme, coloré en rose comme le tissu conjonctif, prenait un aspect toujours plus fibrillaire et venait se perdre au sein du tissu interstitiel, se confondant intimement avec lui sans que l'on pût, dans les points les plus avancés, distinguer les anciennes fibrilles musculaires des fibrilles conjonctives. La fibre semblait, dans toute son épaisseur, subir une véritable métamorphose fibreuse analogue à celle que Krôsing a décrite pour les cellules musculaires exfoliées.

c. Cellules géantes musculaires. — On peut rapprocher de la régression plasmodiale ce que l'on observe chez l'adulte au voisinage de certains foyers de myosite subaiguë ou chronique. Dans quelques fibres indemnes de

FiG. 30. — Pied bot paralytique congônital (Durante, ftlnfant nouveau-né. Faisceau musculaire dissocié du gastro-cnémien (figure relative à l'observation publiée in Société d'obstétrique de Paris, décembre 1899).

Fibres réduites à des traînées protoplasmiques renflées au niveau des noyaux. Ces noyaux paraissent être envoie de division, car certains renflements en contiennent deux accolés (d). Entre les noyaux, elles s'amincissent, s'effilent et tendent à s'isoler sous forme de cellules fusiforraes indépendantes (c). — Grossissement de iOO diamètres.

CORNML ET FIANVIEH. — II.

dégéné''escence, les noyaux prolifèrent fortement et se disposent en amas irréguliers sous le sarcolemme ; puis la slriation disparaît et l'élément ne se trouve bientôt plus constitué que par un sarcoplasma linement grenu, chargé de noyaux superliciels, et qui se fragmente en masses protoplasmiques irrégulières. Le sarcolemme finit par disparaître à son tour.

Sur des coupes transversales, les fibres ne sont plus alors représentées que par d'énormes cellules, véritables cellules géantes mmculaires, chargées de noyaux, que le volume des noyaux et les réac-

FiG. 31. ~ Fausses cellules géantes, ou cellules geautcs musculaires, au voisinage d'un foyer de niyosite subaiguë (Durante).

Les noyaux sont tantôt accumulés en un point, tantôt inégalement répartis sur le pourtour de la cellule. Leur protoplasnia, qui conserve les réactions colorantes du sarcoplasma, permet de. les distinguer des cellules géantes vraies, d'origine conjonctive ou vasculaire. — f, tissu inflammatoire.

lions colorantes du protoplasma permettent seuls de distinguer des cellules géantes vraies de la tuberculose (voir fig. 31).

M. Cornil, dans le voisinage des hématomes, h également insisté sur cette prolifération des cellules et des noyaux du sarcolemme par division directe, et sur ses suites : l'envahissement de la substance contractile, le mélange de cette substance avec le protoplasma des cellules, la vie, la multiplication et le bourgeonnement des noyaux au milieu de cette « substance musculaire devenue amorphe qui constitue le protoplasma nutritif commun à un nombre plus ou moins grand de noyaux; enfin la fragmentation de la substance musculaire en de gros éléments semblables à des cellules géantes de la tuberculose et du cancer ».

(/. Métaplasie vasculaire. — JNous plaçons à part cette transformation qui a été observée par Erb dans des fibres dicholomisées, par

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